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Au revoir compagnon : René Dubois, Résistant, Combattant Volontaire, nous a quitté…

mardi 15 octobre 2024 | Infos et Actualités

Un Combattant Volontaire, un des deux derniers libérateurs de Brive-la-Gaillarde est mort

Le regard bleu de René Dubois, 98 ans, était intense et vif, la poignée de main ferme.

Légion d’honneur, médaille militaire, ordre national du mérite, croix de guerre avec étoile et citation, croix du combattant volontaire, engagé volontaire Libération… ainsi qu’une fourragère, dont il est particulièrement fier, avec un médaillon sur lequel est inscrit Limersheim, ville à partir de laquelle il a traversé le Rhin, entrant ainsi en Allemagne.

Il était de ces combattants volontaires qui aimait partager et raconter son histoire simplement avec humilité et le sens du travail accompli.
C’est sur sa terre, là où il avait ses racines, à Pompadour que son parcours terrestre s’est terminé entouré en toute simplicité de ceux qu’il affectionnait le plus .
C’est en Corrèze qu’il passe son enfance. A Saint-Julien-le-Vendômois près de Pompadour. C’est depuis ce pays de cocagne qu’il aime tant que René Dubois assiste à la débâcle de l’Armée française en 1940 et à la fuite vers la zone libre de la population venue souvent de l’Est. « Des soldats sont arrivés jusqu’ici… des familles réfugiées aussi. Je ne peux pas vous décrire ce que c’était… c’était affreux. Mes parents les ont accueillis, nourris. »

AS de trèfle

Depuis cette Corrèze encore protégée, un petit groupe de jeunes, dont René fait partie, écoute, avec un poste de radio bricolé, Radio Londres. Ils se tiennent ainsi informés des actualités.
Déjà engagé dans la Résistance, René Dubois entre, en mars 1944, à 18 ans, dans l’Armée secrète (AS) au sein du bataillon AS de trèfle, chargé de couvrir la zone à l’ouest de Brive. Bien armé suite à plusieurs parachutages dès le début du mois de juin, le bataillon As de trèfle mène embuscades, sabotages de voies ferrées, appauvrissement des approvisionnements de l’envahisseur.

Au matin du 15 août 1944, René Dubois avec ses compagnons sont aux portes de Brive, ils attaquent et neutralisent le blockhaus situé route de Varetz, dernier rempart allemand à l’ouest de Brive. Le soir la reddition allemande sera signée.

Mais René Dubois ne s’arrête pas là. Il aurait pu. Il continue vers l’Auvergne à la poursuite des Allemands. Puis il s’enrôle dans le Régiment de Marche Corrèze Limousin (RMCL), constitué essentiellement de maquisards, et part combattre dans l’Est de la France. Le RMCL est intégré ensuite au 9e régiment des Zouaves avec lequel il sera l’un des premiers à franchir le Rhin à Limersheim pour entrer en Allemagne. Un épisode que René n’oubliera jamais. Le jeune corrézien finira son périple militaire en Autriche à Bregenz. Quelques mois après, il défilera avec le 9e Zouaves dans Brive, à l’occasion de la première commémoration de la Libération de la ville.

René Dubois était encore ce 15 août 2024 présent, pour fêter la Libération de la ville, 80 ans après.

L’UFAC et en particulier la FNCV accompagnaient la famille pour ce dernier voyage de René.

Au revoir compagnon.

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Source : FNCV – Facebook / Photo : FNCV
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.facebook.com/FNCV.Combattants.Volontaires

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