Marine nationale : La France arraisonne le DF Peak un pétrolier de la flotte fantôme russe au large de la Réunion

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Marine nationale : La France arraisonne le DF Peak un pétrolier de la flotte fantôme russe au large de la Réunion

Flotte fantôme : un navire arraisonné près de La Réunion pour transport de carburants illicite

Le président de la République a annoncé, sur X ce lundi 12 octobre, l’arraisonnement d’un pétrolier au large de La Réunion. Il est soupçonné de « naviguer sous un faux pavillon et impliqué dans des activités illicites de transport de carburants ».

Un navire «suspecté de naviguer sous un faux pavillon», et «impliqué» dans un trafic «de transport de carburants», a été arraisonné lundi par la marine française au «sud de la Réunion», a annoncé Emmanuel Macron, la préfecture de la Réunion précisant que le navire a été dérouté avec son équipage à bord.

« Notre Marine nationale a arraisonné le pétrolier DF Peak, suspecté de naviguer sous un faux pavillon et impliqué dans des activités illicites de transport de carburants », a indiqué sur X Emmanuel Macron, ce lundi 12 octobre 2026.

L’interception a eu lieu dans la matinée, à « 450 nautiques au sud de La Réunion », soit environ 830 km au large de l’île. Cette action a été menée dans le cadre de la lutte contre la flotte fantôme russe, contre qui « la France est déterminée à lutter », insiste le président, qui a publié de brèves images d’une intervention.

Cette opération, «menée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer», visait «à vérifier la nationalité de ce navire», a précisé la préfecture de La Réunion dans un communiqué.

Battant pavillon béninois, le DF Peak est un pétrolier figurant sur la liste de l’Union européenne des navires placés sous sanctions, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe depuis le 25 juin 2024 alors qu’il s’appelait Kaliningrad.

«L’examen des documents par l’équipe de visite après sa montée à bord a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré», a pour sa part indiqué sur X l’état-major des armées françaises, précisant avoir procédé au «déroutement du navire sous escorte des moyens de la Marine nationale».

«Un signalement a alors été fait à la procureure de la République de Saint-Denis, compétente au titre du tribunal maritime», a complété la préfecture.

« La France est déterminée à lutter contre la flotte fantôme »

«Conformément au droit international et sur demande de la procureure», le navire a été dérouté et «est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage au large de La Réunion pour la poursuite des vérifications», a-t-elle ajouté lundi soir.

«L’équipage du pétrolier, composé de 21 marins de plusieurs nationalités, est resté à bord, sous la surveillance de militaires français», a conclu la préfecture. Plus de 700 navires sont actuellement inscrits sur la liste des sanctions européennes.

Flotte fantôme russe

Les navires de la flotte fantôme russe, notamment des pétroliers, sont soupçonnés d’être utilisés par Moscou pour contourner les embargos occidentaux depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Battant pavillon béninois, le DF Peak est un pétrolier figurant sur la liste de l’Union européenne des plus de 700 navires placés sous sanctions.

Il est suspecté d’appartenir à la flotte fantôme depuis le 25 juin 2024 alors qu’il s’appelait Kaliningrad. Un changement de nom est souvent opéré par ces navires pour contourner les sanctions.

« L’examen des documents par l’équipe de visite après sa montée à bord a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré », a pour sa part indiqué sur X l’état-major des armées françaises, précisant avoir procédé au « déroutement du navire sous escorte des moyens de la Marine nationale ».

L’annonce du président français intervient dans un contexte d’inquiétude des Européens sur l’avenir de la guerre en Ukraine, après des levées de sanctions et un accord sur le gazole russe entre Washington et Moscou.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi avoir négocié la livraison de quantités massives de gazole russe aux marchés américain et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou, au grand dam du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a dénoncé une décision «indigne».

L’Union européenne a de son côté promis de continuer à renforcer ses propres mesures contre Moscou, et la cheffe de sa diplomatie, Kaja Kallas, a déclaré samedi que la levée de sanctions sur le gazole russe contribuait à alimenter la guerre menée par le Kremlin contre son voisin ukrainien.

Donald Trump a également annoncé dimanche un «cessez-le-feu énergétique» entre la Russie et l’Ukraine. Une trêve non respectée selon Volodymyr Zelensky : «Il apparaît de plus en plus clairement que la Russie refuse d’accepter la trêve énergétique proposée par les États-Unis et qu’elle entend poursuivre ses attaques aériennes terroristes contre notre population», a-t-il dit lundi sur X.

Selon le dirigeant ukrainien, la Russie a frappé lundi six infrastructures énergétiques en Ukraine.

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Source : maville.com par Ouest-France / Photo: Marc COTTIN « Le pétrolier ex NS Captain, devenu le DF Peak. (Archive meretmarine.com) »
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Voir aussi : Sources et références…
https://nantes.maville.com/actu/actudet_-flotte-fantome-un-navire-arraisonne-pres-de-la-reunion-pour-transport-de-carburants-illicite-annonce-emmanuel-macron_54135-7525183_actu.Htm
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/13/la-marine-francaise-arraisonne-un-petrolier-au-sud-de-la-reunion-soupconne-d-appartenir-a-la-flotte-fantome-russe_6792875_3210.html
https://www.tf1info.fr/international/un-navire-suspecte-de-naviguer-sous-un-faux-pavillon-et-de-transport-de-carburants-illicite-arraisonne-par-la-marine-francaise-2469547.html
https://www.linfo.re/la-reunion/societe/un-petrolier-suspecte-d-arborer-un-faux-pavillon-intercepte-au-large-de-la-reunion-par-la-marine-nationale
https://www.meretmarine.com/fr/marine-marchande/la-reunion-la-marine-nationale-deroute-un-petrolier-soupconne-d-appartenir-a-la-flotte-fantome

 

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Sophie Adenot : Retour sur terre de l’astronaute française de l’ESA, Colonel de l’AAE…

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Sophie Adenot : Retour sur terre de l’astronaute française de l’ESA, Colonel de l’AAE…

Retour sur terre de l’astronaute française de l’ESA, Colonel de l’AAE, Sophie Adenot. Affaiblie et émue…

De retour sur la Terre ferme, l’astronaute Sophie Adenot passe par « toutes les émotions »

L’astronaute française Sophie Adenot a confié samedi à Cologne, en Allemagne, être passée par « toutes les émotions humaines » pendant ses huit mois dans l’espace, une expérience aussi éprouvante physiquement depuis son retour sur Terre, a-t-elle dit lors de sa première apparition publique.

L’astronaute française Sophie Adenot a confié samedi à Cologne, en Allemagne, être passée par « toutes les émotions humaines » pendant ses huit mois dans l’espace, une expérience aussi éprouvante physiquement depuis son retour sur Terre, a-t-elle dit lors de sa première apparition publique.

Visiblement affaiblie après son voyage de retour, la Française de 44 ans est apparue soutenue par deux chirurgiens de l’Agence spatiale européenne (ESA) à la descente de son avion au centre européen des astronautes (ESA).

Un fauteuil roulant avait été prévu, mais elle a préféré parcourir les derniers mètres jusqu’au pupitre à pied, sous les applaudissements de dizaines de collègues et proches agitant des drapeaux français.

Jeudi, Sophie Adenot a amerri dans l’océan Pacifique au large de la Californie après un trajet de retour de 27 heures à bord d’une capsule spatiale. Après 235 jours passés en orbite, elle a établi un nouveau record de durée pour un astronaute européen, hommes et femmes confondus.

« Cocktail » d’émotions

« C’est un cocktail d’étonnantes émotions », a-t-elle déclaré, évoquant à la fois la joie du retour et les difficultés physiques liées à la réadaptation à la gravité terrestre.

Le moment le plus éprouvant de son voyage a été, selon elle, l’attente dans la capsule après l’amerrissage, secouée pendant une vingtaine de minutes dans une mer agitée.
« Quand les commandos m’ont extrait de la capsule, la première chose que je leur ai dit, c’est +envoyez-moi dans l’espace, s’il vous plaît!+ C’était beaucoup plus facile là-haut », a-t-elle dit dans un sourire.

Plusieurs fois lors de son intervention, l’astronaute a peiné à contenir son émotion, les larmes lui montant aux yeux. Parfois, c’est une « euphorie intense » et « parfois ça vous prend aux tripes », a-t-elle expliqué, assurant qu’elle ne connaissait aucun astronaute qui n’avait « pas vécu ces émotions intenses ».

« Un avant et un après »

Elle a décrit son séjour orbital comme une expérience « ultra transformatrice », estimant qu’il existe désormais pour elle « un avant et un après ».

Depuis la Station spatiale internationale, à environ 400 kilomètres de la Terre, elle a dit avoir pris conscience de la fragilité de la planète. « Il n’y a pas de divisions, pas de frontières », a-t-elle souligné. « On voit juste une précieuse planète que nous partageons tous ».
Changement climatique

Elle a également évoqué les inquiétudes ressenties lorsqu’un événement touche ses proches alors qu’elle se trouve à des centaines de kilomètres de la Terre. Basée ces dernières années sur le bassin d’Arcachon, elle a notamment été marquée par les incendies qui ont affecté cette région durant sa mission.

Observer depuis l’espace « les effets du changement climatique », comme l’assèchement de certains lacs ou le recul de la mer d’Aral, a renforcé sa conviction que la planète doit être protégée, a-t-elle expliqué.

La prochaine étape est désormais une longue phase de récupération. Après plusieurs mois en apesanteur, les astronautes doivent faire face à une perte de masse musculaire et osseuse ainsi qu’à une modification de leur système cardiovasculaire. Sophie Adenot a confié avoir aujourd’hui « l’impression de réapprendre à vivre, comme un bébé qui apprend à marcher ».

« Ambassadrice de la France dans l’espace »

Présente pour l’accueillir, la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo a salué une « ambassadrice de la France dans l’espace » incarnant également, selon elle, « une certaine idée de la coopération internationale ».

Les séjours prolongés d’astronautes comme celui qu’a réalisé Mme Adenot permettent de mener des centaines d’expériences scientifiques mais aussi d’étudier les effets de l’apesanteur sur l’organisme humain, un enjeu crucial pour les futurs voyages vers la Lune ou Mars.

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Sophie Adenot : Ingénieure aéronautique, Colonel dans l’Armée de l’air et de l’espace, en route pour l’ISS…

Espace : Sophie Adenot, colonel de l’AAE, diplômée astronaute de l’ESA

Source : courrierinternational.com via AFP / Photo: © AFP
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.courrierinternational.com/depeche/de-retour-sur-la-terre-ferme-l-astronaute-sophie-adenot-passe-par-toutes-les-emotions.afp.com.20261010.doc.d2ub6nq.xml
https://www.franceinfo.fr/sciences/espace/sophie-adenot/les-larmes-suivent-l-apesanteur-maintenant-sophie-adenot-prononce-un-emouvant-discours-apres-son-retour-sur-la-terre-ferme_8231197.html
https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20261010-l-astronaute-fran%C3%A7aise-sophie-adenot-de-retour-sur-terre-ferme
https://www.boursorama.com/videos/actualites/la-francaise-sophie-adenot-et-l-equipage-de-crew-12-de-retour-sur-terre-2ac1ac3f17a5aa93a63159f6b0da41fc

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En 2027 les Forces aériennes de la Gendarmerie pourront commander de nouveaux hélicoptères H145 D3

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En 2027 les Forces aériennes de la Gendarmerie pourront commander de nouveaux hélicoptères H145 D3

La Gendarmerie nationale va pouvoir commander 23 nouveaux hélicoptères H145 D3 en 2027

Publié peu avant la trêve estivale, un rapport du Sénat s’était inquiété de l’état de «grande fragilité» dans lequel se trouvaient les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale [FAG], celles-ci étant très sollicitées alors que la disponibilité de leurs cinquante-cinq hélicoptères en dotation, dont certains affichaient une moyenne d’âge de quarante ans, ne cessait de se réduire.

Les «fortes tensions» sur le nombre d’hélicoptères disponibles «ont déjà conduit à des fermetures temporaires de sections aériennes» et «ces interruptions imposent de solliciter les bases voisines, d’allonger les délais d’intervention ou, éventuellement, de reporter certaines missions sur d’autres administrations», s’était alarmé le rapport.

À cela s’ajouter le risque d’une réduction significative de la flotte d’hélicoptères, avec le retrait inéluctable, à brève échéance, des AS 350 Écureuil. D’ailleurs, au moins dix d’entre eux – sur un effectif théorique de vingt-six appareils – ont d’ores et déjà été écartés, après avoir atteint leur durée de vie maximale.

Le rapport sénatorial avait rendu ses conclusions en se fiant aux taux de disponibilité de l’année 2025. Selon le Plan annuel de performances [PAP] du programme 152 «Gendarmerie nationale», que le ministère du Budget a publié lors de la présentation du projet de loi de finances 2027 [PLF 2027], la situation ne s’est guère améliorée au cours de ces derniers mois.

Ainsi, le taux de disponibilité des AS350 Écureuil a encore reculé, passant de 43,71 % à 42,62 % tandis que celui des EC135 a perdu un peu plus de quatre points [67,98 % contre 72,26 %]. Quant à celui des EC145, il a légèrement augmenté pour atteindre 67,54 % [plus un point]. Et cela grâce à une amélioration de l’approvisionnement en pièces détachées critiques.

«Après une disponibilité en baisse en 2025 sur les 3 flottes en service opérationnel, sur fond de fort vieillissement des Écureuil et des EC145, de défaillances logistiques industrielles impactant toutes les flottes, y compris les EC135, la disponibilité continue globalement de baisser en 2026 pour les mêmes causes», constate le PAP du programme 152.

«Les problèmes logistiques demeurent, en particulier sur la flotte EC135. A cela s’ajoutent la réforme d’un Écureuil en juillet 2026 ainsi que l’indisponibilité prolongée d’un autre en expertise pour corrosion avancée réduisant de dix-huit à seize sur vingt-six leur nombre en ligne de vol, ainsi que la perte d’un EC135 lors d’un accident le 7 juin 2026 réduisant à quatorze le nombre d’EC135», poursuit-il.

Quoi qu’il en soit, cette situation pourrait s’améliorer à plus ou moins court terme car, selon le PLF 2027, la Gendarmerie va pouvoir acquérir vingt-trois hélicoptères H145 D3, en plus des six appareils de ce type déjà commandés [dont deux ont déjà été livrés, ndlr]. À noter qu’Airbus Helicopter doit livrer aux FAG dix H160, conformément à un contrat notifié en 2020, au titre du plan de relance gouvernemental de la filière aéronautique, élaboré durant la crise de la covid.

«S’agissant de la 3e dimension, ces crédits permettront l’acquisition de 23 H145-D3. Ainsi, en étendant le renouvellement aux trente-neuf hélicoptères les plus anciens de la flotte de la gendarmerie [cinquante-six machines au total], elle évitera une rupture capacitaire et la fermeture définitive de bases aériennes dans les années à venir», lit-on dans la PAP du programme 152.

Et celui-ci d’ajouter : «Cette décision préservera la faculté des forces aériennes de la gendarmerie d’intervenir sur tout le territoire, dans des environnements exigeants, et sur un spectre large, incluant sécurité publique générale, investigation et secours».

Enfin, conclut-il, cette acquisition «s’inscrit dans une stratégie globale d’adaptation des moyens aériens, intégrant par ailleurs le développement des drones».

Le PLF 2027 prévoit d’allouer 18,2 milliards d’euros [hors pensions] à la mission «Sécurités», dont 39,4 % seront destinés à la Gendarmerie nationale [soit 7,17 milliards d’euros]. L’achat de ces vingt-trois H145 D3 devrait s’élever à un peu plus de 355 millions d’euros, selon le ministère de l’Intérieur.

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo: planespotters.net
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2026/10/06/la-gendarmerie-nationale-va-pouvoir-commander-23-nouveaux-helicopteres-h145-d3-en-2027/
https://actu.orange.fr/videos/actu-locale/decouverte-du-nouveau-h145-d3-helicoptere-de-la-gendarmerie-de-la-somme-CNT000002rpT4B.html
https://www.helicopassion.com/fr/02/wbl771.htm
https://gifas.fr/press-summary/la-gendarmerie-nationale-pourra-acquerir-vingt-trois-h145-d3-supplementaires-en-2027
https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2025-11-airbus-to-support-entire-french-securite-civile-and-gendarmerie

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Armement : Livraison à l’armée de Terre des premiers blindés Jaguar au standard R3

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Armement : Livraison à l’armée de Terre des premiers blindés Jaguar au standard R3

L’armée de Terre a reçu la dernière version de l’Engin blindé de reconnaissance et de combat Jaguar

En février 2022, l’armée de Terre fit savoir que les premiers Engins blindés de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar, destinés à remplacer les AMX-10RCR, les ERC-90 Sagaie et les VAB HOT, venaient d’être livrés au 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique et qu’ils n’allaient pas tarder à être mis en œuvre par le 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC].

Seulement, il s’avéra que la tourelle du Jaguar n’était pas encore «stabilisée», ce qui retarda son entrée en dotation au sein du Régiment d’Infanterie Chars de Marine [RICM]. Lors des débats sur la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, évoquant des «aléas», Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, fit part de son inquiétude à ce sujet . «Il va falloir qu’on mette les bouts pour tenir les délais», avait-il dit.

Plus tard, le général Pierre Schill, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], expliqua que des «ajustements étaient encore nécessaires» avant de déclarer ce blindé «pleinement opérationnel». Et d’annoncer que le standard R2 du Jaguar, doté d’un nouveau logiciel de conduite de tir, allait être livré vers la mi-2024.

Ce qui fut fait. Un an plus tard, ayant évoqué des «problèmes de jeunesse» lors d’une audition parlementaire, le général Schill indiqua que les Jaguar R2 étaient désormais en mesure de «tirer en mouvement sur des cibles en mouvement» avec leur canon 40CTA et leur mitrailleuse téléopérée de 7,62 mm.

Pour autant, il n’était toujours pas question de «pleine capacité opérationnelle», celle-ci ne devant être prononcée qu’après la mise en service du Jaguar porté au standard R3, celui-ci prévoyant l’intégration du missile antichar Akeron MP de MBDA [avec, notamment, la capacité à reprogrammer sa trajectoire en vol] ainsi que des fonctionnalités de maintenance prédictive.

«Le Jaguar a été qualifié dans son standard 2 en 2024. Le développement du standard 3, version pleinement opérationnelle, est en cours et il devrait être qualifié fin 2025, en vue d’une appropriation par les forces début 2026», expliqua l’armée de Terre, à l’époque.

Ce calendrier était visiblement optimiste car les premiers Jaguar R3 viennent juste d’être livrés à l’armée de Terre par le Groupement momentané d’entreprises [GME] formé par KNDS France, Arquus et Thales. C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère des Armées, le 18 septembre.

«Les premiers Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar en version R3 ont été livrés cet été à l’armée de Terre dans le cadre du programme SCORPION. Un total de 21 véhicules a été livré au 4 septembre 2026», a-t-il en effet indiqué.

Selon ses explications, la Direction générale de l’armement [DGA] a qualifié la version R3 du Jaguar comme étant «bonne de guerre» le 8 avril, l’armée de Terre ayant autorisé son emploi le 20 juillet. Et de rappeler que celle-ci «embarque l’ensemble des capacités techniques et opérationnelles du Jaguar» et qu’elle «prévoit l’intégration des Missiles moyenne portée [ou Akeron MP]», ce qui lui permettra d’éviter un «affrontement canon contre canon avec un char ennemi» et de «viser des cibles à haute valeur ajoutée de l’adversaire et avec une portée jusqu’à quatre kilomètres».

Quant aux Jaguar R2, ils devraient tous avoir été portés au standard R3 d’ici la fin de l’année 2027.

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo: Crédit Armée de Terre
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2026/09/19/larmee-de-terre-a-recu-la-derniere-version-de-lengin-blinde-de-reconnaissance-et-de-combat-jaguar/
https://my-angers.info/09/19/le-nouveau-jaguar-de-larmee-de-terre-est-passe-par-angers-pour-ses-essais/196110
https://lavoixdugendarme.fr/armee-terre-premiers-blindes-jaguar-r3/
https://knds.com/fr/produits/systemes/jaguar

 

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Nouveau service militaire : Un service volontaire face à « L’accélération des crises… »

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Nouveau service militaire : Un service volontaire face à « L’accélération des crises… »

Nouveau service militaire national: comment ça marche, qui est concerné?

Emmanuel Macron est en déplacement à Orange, ce mardi 15 septembre, pour rencontrer la première promotion de volontaires du nouveau service militaire national. Ce dispositif renouvelé, qui entre tout juste en vigueur, signe la fin du service national universel (SNU) en tant que tel, et vise à accroître l’attractivité de l’armée dans un contexte de multiplication des menaces extérieures.

Il s’agit de la première promotion de volontaires du nouveau service militaire national voulu par le président de la République qui se rend, ce mardi, sur la base aérienne 115 d’Orange (Vaucluse) pour la rencontrer. Ce premier bataillon devrait atteindre 3.000 volontaires en novembre, alors que 10.000 volontaires sont attendus d’ici à 2030, et jusqu’à 42.500 en 2035.

Contrairement au service national universel (SNU), de nature civile, les jeunes appelés sont formés à l’expérience militaire dix mois durant. Tout en reposant sur le principe du volontariat, il s’apparente donc davantage au service militaire qui avait été abrogé par Jacques Chirac en 1997. « L’accélération des crises, le durcissement des menaces me conduisent à proposer aujourd’hui un service national purement militaire qui, sans être universel, peut engager toute une génération », avait déclaré l’actuel chef de l’État en novembre dernier.

À qui s’adresse ce nouveau service national ?

Le dispositif s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans, femmes et hommes, avec ou sans diplôme. Un budget dédié de 2,3 milliards d’euros a été prévu dans le cadre de la loi de programmation militaire adoptée cet été. Dès cette rentrée, l’armée de l’air accueille 600 appelés parmi les premiers 3.000 volontaires qui vivront 10 mois sur une base aérienne.

Les volontaires peuvent candidater en ligne directement auprès des Armées, ainsi qu’auprès d’un Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa), ou encore lors de la Journée de mobilisation, anciennement Journée défense et citoyenneté.

Quelles missions pour les jeunes volontaires ?

Après un mois de formation militaire, les appelés du service national serviront neuf mois sur le territoire métropolitain ou en outre-mer. Ne pouvant être déployés à l’étranger ou en zone de conflit, leur rôle sera de soutenir l’armée dans son fonctionnement quotidien. Ils pourront, en outre, apporter leur propre expertise dans des domaines techniques ou spécialisés.

Quelles contreparties octroyées à l’engagement de ces jeunes ?

Les appelés du service militaire national reçoivent une solde de 800 euros brut par mois, hors primes éventuelles, non imposable. Ils sont nourris et logés pour la durée de leur service, bénéficient d’une carte SNCF militaire avec 75 % de réduction, ainsi que de la neutralisation fiscale pour les boursiers.

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Source : LCP.fr – par Soizic BONVARLET/ Photo: © Laurent Coust – pool/SIPA
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Voir aussi : Sources et références…
https://lcp.fr/actualites/nouveau-service-militaire-national-comment-ca-marche-qui-est-concerne-441752
https://www.liberation.fr/politique/emmanuel-macron-a-orange-ce-mardi-pour-le-lancement-dun-service-militaire-nouvelle-generation-20260915_IO4CHHXR75HBTI3P5DSIMZEMEU/
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/15/la-premiere-promotion-du-nouveau-service-militaire-portera-le-nom-d-henri-fertet-resistant-fusille-a-16-ans_6774413_3210.html
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/la-question-des-informes/nouveau-service-national-volontaire-qui-sont-ces-jeunes-qui-s-engagent-et-pourquoi_8194034.html
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/nouveau-service-militaire-national-il-faut-remonter-la-garde-et-se-preparer-a-des-situations-auparavant-inimaginables-affirme-le-general-bruno-clermont

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11 Septembre : 25 ans… Et le terrorisme maintient les sociétés occidentales sous tension

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11 Septembre : 25 ans… Et le terrorisme maintient les sociétés occidentales sous tension

« L’Américain typique n’y pense pas » : vingt-cinq ans après le 11-Septembre, comment l’antiterrorisme s’est fondu dans le quotidien des Etats-Unis

Contrôles dans les aéroports, surveillance, nouvelles agences fédérales… Un quart de siècle après les attentats du 11-Septembre, une partie des mesures adoptées dans l’urgence a disparu. Mais elles ont profondément transformé l’Etat américain.

Passeport ou pièce d’identité à la main, bagage sur le tapis roulant, passage sous un scanner. Pour des millions de voyageurs, le rituel est devenu banal. Pourtant, une bonne partie de ce parcours porte encore les marques du 11-Septembre. Vingt-cinq ans après les attentats perpétrés par Al-Qaïda qui ont fait près de 3 000 morts à New York, à Washington et en Pennsylvanie, les Américains s’apprêtent à commémorer, vendredi 11 septembre, un événement qui a bouleversé leur rapport à la sécurité, jusque dans les gestes les plus ordinaires.

L’aéroport en reste sans doute le symbole le plus visible. Avant 2001, les contrôles des passagers étaient assurés par des agents privés employés par les compagnies aériennes. Deux mois après les attentats de 2001, Washington crée la Transportation Security Administration (TSA) et place la sûreté aéroportuaire sous responsabilité fédérale. Aujourd’hui encore, la TSA contrôle les passagers et leurs bagages, vérifie leur identité et les confronte notamment aux listes de surveillance des autorités.

Certaines contraintes ont fini par disparaître. Depuis juillet 2025, les passagers ne sont, par exemple, plus systématiquement obligés d’enlever leurs chaussures aux contrôles, une règle instaurée après la tentative d’attentat de Richard Reid(Nouvelle fenêtre), le 22 décembre 2001. Les voyageurs peuvent néanmoins toujours être amenés à les retirer lors d’un contrôle supplémentaire, notamment si elles déclenchent une alarme ou requièrent une inspection plus poussée.

Pour beaucoup d’Américains, explique Jeff Hawkins, ancien diplomate américain et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), la disparition de cette contrainte a même pu apparaître comme « un allègement » du poids de la lutte contre le terrorisme. D’autres mesures, elles, restent en vigueur : les liquides transportés en cabine sont toujours limités à 100 ml par contenant et les scanners corporels continuent d’être utilisés aux contrôles de sécurité.

Des mesures d’exception devenues des habitudes

L’accoutumance des Américains à ces mesures de sécurité dépasse largement les portiques des aéroports. Le 26 octobre 2001, à peine quarante-cinq jours après les attentats, George W. Bush, alors président des Etats-Unis, promulgue l’USA Patriot Act, un texte tentaculaire de plus de 300 pages qui facilite notamment les écoutes, élargit l’accès des autorités à certaines données et favorise le partage d’informations entre services de renseignement et forces de l’ordre. Adopté dans l’urgence, il devait être en partie temporaire. En 2006, quatorze des seize dispositions initialement soumises à expiration ont pourtant été rendues permanentes. D’autres ont depuis expiré ou été remaniées.

Les dérogations adoptées dans l’urgence « deviennent les procédures normales » et, pour les défaire, « il faut une volonté très importante », explique Elie Baranets, chercheur en sécurité internationale à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem). Le 11-Septembre apparaît donc moins comme une parenthèse que comme un « véritable point de bascule » : « Ça a changé l’Etat américain », jusque dans certaines relations entre l’administration et ses usagers.

En 2002, les Etats-Unis créent le Department of Homeland Security, gigantesque ministère de la Sécurité intérieure réunissant 22 agences et administrations fédérales. Après les défaillances de partage du renseignement mises au jour par les attentats de 2001, Washington réorganise également sa communauté du renseignement et crée le National Counterterrorism Center (Centre national de lutte contre le terrorisme). Son rôle principal ? Analyser et partager les renseignements pour contrer les menaces terroristes à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le FBI, la police fédérale, change par ailleurs de nature : autrefois largement tourné vers la criminalité, il revoit ses priorités. « Tout le gouvernement américain s’est totalement réorienté vers le terrorisme pendant vingt ans et plus », raconte Jeff Hawkins.

Le terrorisme n’est plus une préoccupation

Vingt-cinq ans plus tard, le paradoxe est là : cet appareil est toujours présent, mais le terrorisme occupe beaucoup moins les esprits. « Il y a vingt ans, tout le monde était totalement obsédé », se souvient l’ancien diplomate. Aujourd’hui, poursuit-il, un Américain interrogé sur ses principales préoccupations, qu’il soit démocrate ou républicain, citera plus volontiers « l’inflation, l’emploi, l’intelligence artificielle, l’immigration ou le changement climatique ». Dans un sondage publié en 2026 par l’institut américain Gallup(Nouvelle fenêtre) sur les problèmes jugés les plus importants par la population américaine, le terrorisme ne figure même plus parmi les dix premières réponses. Le sujet s’était déjà effacé lors de la seconde campagne présidentielle de Donald Trump : loin d’en faire un thème dominant, le candidat républicain avait surtout axé son discours sur l’immigration, l’économie ou encore la criminalité.

A mesure que la menace s’est éloignée des préoccupations, les dispositifs mis en place pour y répondre se sont, eux, fondus dans le quotidien. C’est notamment le cas de la surveillance. La logique installée après 2001, qui consiste à donner davantage de moyens à l’Etat pour identifier une menace avant qu’elle ne frappe, s’est inscrite dans son fonctionnement. Au point de ne plus nécessairement être perçue comme un héritage des attaques contre New York et Washington : « L’Américain typique n’y pense pas », observe Jeff Hawkins.

Cette surveillance est pourtant brutalement revenue dans le débat public en 2013, lorsque l’ancien consultant de la NSA et lanceur d’alerte Edward Snowden a révélé l’ampleur des programmes de collecte de données et de surveillance menés par les services de renseignement américains. Ses révélations ont exposé au grand jour la collecte massive de données téléphoniques de plus 300 millions d’Américains, relançant ainsi le débat sur la frontière entre sécurité nationale et respect de la vie privée.


Station spatiale internationale (ISS), à environ 400 kilomètres d’altitude. (c) Nasa 9/11/2001

Une génération sous l’héritage du 11-Septembre

Mais le débat a fait long feu. Il faut noter qu’une partie de la population n’a pas connu d’autre monde. Selon des estimations de 2020 du Census Bureau (Bureau du recensement)(Nouvelle fenêtre), les moins de 25 ans représentent environ 30% de la population américaine. Ainsi, plus de 100 millions de personnes ont grandi avec les contrôles renforcés et l’appareil sécuritaire post-11-Septembre. Pour Elie Baranets, cette banalisation tient justement au temps et à l’habitude : des mesures qui auraient autrefois semblé extraordinaires finissent, « par la pratique », par entrer dans les mœurs. D’autant que les Américains ont longtemps été « convaincus de la nécessité » de mesures dérogatoires après « le traumatisme des attentats », explique Jeff Hawkins.

« Le peuple américain (…) était tellement traumatisé par l’attentat qu'[il] était prêt à tout accepter. »
Jeff Hawkins, ancien diplomate américain et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris)

Après le 11 septembre 2001, Steven E. se souvient d’une blessure « profonde ». Américain de Manhattan, professeur de sciences politiques et vétéran de la guerre du Vietnam, il avait emmené ses enfants au sommet du World Trade Center dix-huit mois avant les attentats. Les tours « faisaient partie du paysage habituel » pour ce septuagénaire. Leur destruction, raconte-t-il, a été « quasiment une attaque intime à [son] paysage personnel ».

Dans les mois qui ont suivi, il a de fait « accepté » que la lutte contre le terrorisme empiète davantage sur ses libertés : « C’était une étape supplémentaire dans l’effritement de la vie privée. J’étais prêt à accepter ça pour des raisons de sécurité. » A une condition toutefois : que ces mesures soient régulièrement remises en question. Vingt-cinq ans plus tard, Steven E. résume sa position en trois mots : « L’acceptation sous vigilance. »

Un « régime d’exception permanent »

Pourtant, un quart de siècle plus tard, l’arsenal mis en place par les Etats-Unis ne sert plus seulement à répondre à la menace qui l’avait fait naître. Maud Quessard, directrice de domaine à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem), voit dans l’après-11-Septembre l’installation d’une forme de « régime d’exception permanent », dont le vocabulaire et certains mécanismes peuvent être mobilisés face à d’autres menaces.

Elle pointe notamment leur réemploi sous la deuxième administration Trump, qui invoque la sécurité nationale dans des domaines comme « l’immigration » ou la lutte contre les « narcotrafiquants ». Le phénomène est désormais très concret : le National Counterterrorism Center(Nouvelle fenêtre) indique lui-même qu’après la désignation, en 2025, de certains cartels et gangs transnationaux comme organisations terroristes étrangères, il a étendu une partie de son activité antiterroriste à ces groupes.

Source : Franceinfos.fr / Photo: (c)Entrevue.fr / © Frank Culbertson, Nasa
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.franceinfo.fr/monde/usa/attentats-du-11-septembre-2001/l-americain-typique-n-y-pense-pas-vingt-cinq-ans-apres-le-11-septembre-comment-l-antiterrorisme-s-est-fondu-dans-le-quotidien-des-etats-unis_8184497.html
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/11/25-ans-du-11-septembre-malgre-le-repli-d-al-qaida-le-djihadisme-prospere-et-maintient-les-societes-occidentales-sous-tension_6770313_3210.html
https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260911-11-septembre-quand-la-guerre-contre-le-terrorisme-a-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9-les-limites-de-l-hyperpuissance-am%C3%A9ricaine

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