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France-Canada : Vers un partenariat renforcé de défense et de coopération militaire…

mardi 1 octobre 2024 | Infos et Actualités

Indopacifique : Un navire canadien va-t-il bientôt intégrer l’escorte du porte-avions Charles de Gaulle ?

Cela fait plusieurs années que la France et le Canada parlent de renforcer leurs relations militaire. En 2015, les deux pays s’étaient mis d’accord pour créer un « conseil franco-canadien de coopération en matière de défense », avec l’objectif de « s’attaquer à différentes questions prioritaires ». Celles-ci devaient porter sur l’Otan, l’interopérabilité « nécessaire à la conduite des opérations multinationales » ainsi que sur la recherche dans le domaine de l’armement.

Puis, en 2018, lors d’un déplacement de M. Macron à Ottawa, il fut question d’aller plus loin avec la mise sur pied d’un « Conseil de défense conjoint ministériel », censé se réunir au minimum tous les deux ans, afin de « mieux coordonner les actions des armées canadiennes et françaises ». À l’époque, cette annonce avait été justifiée par un « contexte géopolitique complexe, marqué par des enjeux cruciaux pour l’avenir de la planète et de l’ordre international ».

Cela étant, hormis l’achat, auprès d’Arquus, de 1500 camions, de 300 remorques et de 150 cabines blindées pour les besoins de l’armée canadienne, cette « proximité » n’a eu que peu d’effet sur le plan capacitaire. Selon le dernier « rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France », les commandes notifiées par Ottawa à la base industrielle et technologique de défense [BITD] françaises sont anecdotiques. Ainsi, l’an passé, elles se sont élevées à seulement 11,8 millions d’euros. Qu’en sera-t-il à l’avenir, alors que le Canada a l’intention de se procurer 12 sous-marins ?

Bien malin celui qui se risquera à faire un pronostic… En attendant, la France et le Canada ont de nouveau évoqué un « partenariat renforcé en matière de défense et de sécurité », à l’issue d’une rencontre entre le président Macron et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le 26 septembre, à Ottawa.

« Nous sommes convaincus qu’une coopération renforcée entre nos deux pays permettra de mieux contribuer à défendre l’ordre international fondé sur les règles de respect de la souveraineté des États et nos principes démocratiques », ont ainsi fait valoir MM. Macron et Trudeau, dans une déclaration conjointe.

Et d’ajouter : « Ensemble, nous sommes déterminés à faire notre part afin de faire respecter les principes de la Charte des Nations Unies, de contribuer à la gestion des crises et des conflits internationaux, y compris dans le domaine cyber, et d’assurer la sécurité et la défense collective des membres de l’Otan ».

Cette « coopération approfondie » visera à « soutenir l’Ukraine » plus efficacement et à « contribuer à la stabilité et la sécurité régionale dans l’Indopacifique ». Il est également question de « lutter contre les ingérences étrangères et la manipulation de l’information » ainsi que d’œuvrer à la modernisation des forces françaises et canadiennes ».

Indopacifique, des missions de patrouille communes

S’agissant plus particulièrement de la région Indopacifique, la France et le Canada « étudieront le déploiement de futures missions de patrouille communes et augmenteront leur participation dans les exercices multilatéraux ». Et cela pourrait passer par l’intégration d’une frégate de la Marine royale canadienne au sein du groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle.

Plus précisément, le texte parle de la « possibilité d’intégrer un appui canadien au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle ».

En outre, les deux pays ont également l’intention d’intensifier leur coopération contre la pêche illégale et, partant, d’assurer « la surveillance maritime avec les pays des îles du Pacifique afin de renforcer leur souveraineté ».

Plus largement, la France et le Canada disent déplorer la « montée des tensions en mer de Chine méridionale » et s’opposer « fermement aux activités de coercition ou de déstabilisation, qui engendrent des incidents de plus en plus violents et récurrents ». Et de mettre l’accent sur « l’importance de la capacité de tous les États à exercer leurs droits et libertés, dont la liberté de navigation et de survol, dans le respect du droit international, y compris la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. »

Quant à l’aspect capacitaire, la déclaration de MM. Macron et Trudeau est plutôt vague. « Nous développerons le partage de nos savoir-faire technologiques respectifs, et travaillerons à de nouvelles coopérations concrètes dans les domaines terrestres, maritime, aérien, et cyber. Nous poursuivrons nos échanges sur l’organisation et l’amélioration [des] processus industriels et d’acquisition », affirme-t-elle.

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Nous partageons des intérêts de sécurité communs dans un contexte de graves tensions internationales et, plus largement, l’affirmation de logiques de puissance et de fait accompli. L’année 2024 est ainsi caractérisée par une multiplication de rencontres entre nos autorités respectives, tant au niveau politique que militaire, avec un souhait partagé de dynamiser nos échanges dans le domaine de la défense et de la sécurité, afin de nouer un partenariat stratégique plus ambitieux.
Source : Elysée.fr

Source : ZoneMilitaire par Laurent Lagneau / Photo : (c) Marine nationale
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2024/09/27/indopacifique-un-navire-canadien-va-t-il-bientot-integrer-lescorte-du-porte-avions-charles-de-gaulle/
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2024/09/27/declaration-canada-france-relative-a-un-partenariat-renforce-en-matiere-de-defense-et-de-securite
https://www.defense.gouv.fr/marine/forces-surface/porte-avions
https://www.canada.ca/fr/marine.html

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