Geneviève de Galard : L’Ange de Diêm Biên Phû s’est éteint
« Une femme à Dien Bien Phu »
Geneviève de Galard a rendu l’âme à l’âge de 99 ans. Combien sont ceux qui avaient croisé son chemin, son regard son sourire…
Toujours apprêtée, elle saluait avec courtoisie les habitants du 17ème arrondissement de Paris où elle était conseillère municipale. Un salut toujours digne, mais avec retenue, sans jamais faire état du secours précieux qu’elle avait apporté à des jeunes soldats partis mourir pour un pays qui ne les regardait plus.
Alors que nous commémorons le soixante dixieme anniversaire de l’Indochine, sa vie était entrée dans la lumière un certain 27 mars 1954 : un dernier Dakota pour tenter d’évacuer des blessés se pose dans la nuit avec à son bord une jeune convoyeuse de l’air Geneviève de Galard. L’avion est endommagé puis détruit par le Viêt-minh.
Désormais, plus aucun avion ne pourra atterrir ni décoller à Diên Biên Phu. Bloquée dans le camp retranché, celle qui deviendra célèbre sous le nom d’« ange de Diên Biên Phu » passera le reste de la bataille comme infirmière à l’antenne chirurgicale du médecin-commandant Grauwin.
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Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d’honneur et est décorée de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs par le général de Castries.
Le jour suivant, pendant la célébration de la bataille de Camerone, elle est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard et du médecin-chef Jacques Gindrey fait caporal d’honneur de la légion.
Faite prisonnière, elle est autorisée par le Viêt-minh avec le personnel médical à continuer les soins sur les blessés tout en refusant toute coopération. Elle est évacuée sur Hanoï le 24 mai 1954, puis rentre en France où elle est accueillie par une foule nombreuse à l’aéroport d’Orly.
Elle a poursuivi son travail de convoyeuse en Indochine, puis travaillé à l’hôpital militaire des Invalides avant d’épouser le capitaine Jean de Heaulmes, rencontré en Indochine.
Pas question pour elle cependant de changer son attitude : elle gardera à jamais une discrétion légendaire en hommage à ses compagnons de terrain.
Celle qui, dans l’enfer d’une cuvette devenue un puits d’obus, soignait, souriait et apaisait des soldats souvent très jeunes, Geneviève de Galard, a rendu l’âme à l’âge de 99 ans.
Le président de la République Emmanuel Macron a tenu à «saluer sa mémoire» ce vendredi 31 mai. «Infirmière militaire, Geneviève de Galard fit montre, aux pires heures de la guerre d’Indochine, d’un dévouement exemplaire du courage et des souffrances de 15.000 soldats français».
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Source : FNCV / Photo : © FNCV
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.facebook.com/FNCV.Combattants.Volontaires
https://www.ecpad.fr/actualites/disparition-de-genevieve-de-galard/
https://www.lindependant.fr/2024/05/31/carnet-noir-la-mort-de-genevieve-de-galard-lange-de-dien-bien-phu-11985754.php
https://www.lejdd.fr/societe/lange-de-dien-bien-phu-le-parcours-heroique-de-genevieve-de-galard-144940
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