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Sabotage du réseau SNCF : Enquête, l’ombre d’une « ultragauche » radicale

dimanche 4 août 2024 | Infos et Actualités

Sabotages des lignes SNCF et réseaux télécoms avant les JO : l’ombre de l’ultragauche plane sur les opérations commandos

Neuf jours après les sabotages sur les postes d’aiguillage du réseau TGV, paralysant le trafic SNCF, la veille de la cérémonie d’ouverture des JO, tous les regards se tournent vers l’ultragauche.

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Gérald Darmanin, désigne comme une piste crédible, sans écarter celle d’une « manipulation étrangère », cette nébuleuse classée à l’extrême gauche. Une mouvance qui rassemble une myriade de groupuscules anticapitalistes radicaux. Soupçons renforcés, trois jours plus tard, avec le déclenchement de sabotages nocturnes sur les réseaux télécoms, dans six départements de France.

Dans la lignée de ces actions, à Saint-Orens-de-Gameville, près de Toulouse, l’utragauche revendique l’incendie d’une antenne relais qui a privé des milliers de foyers de connexion internet, dans la nuit du 25 au 26 juillet. Une inscription « NO JO » est retrouvée sur un pylône. « Les attaques ont déjà commencé à chanter contre ces festivités cyniques. Au stade comme dans la vie, prenons le virage de la résistance », précise le message revendicatif publié sur un média antiautoritaire.
« Des actes qui correspondent au mode d’action attribué à l’ultragauche »

Enfin, il y a cet activiste de 29 ans interpellé dimanche 28 juillet sur un site SNCF, à Oisel, (Seine-Maritime), et proche des anarchistes autonomes. Pinces coupantes et clés donnant accès à des locaux SNCF sont retrouvées en sa possession. Autant de signes qui, selon des sources concordantes, portent en eux la signature d’un même groupe. L’hypothèse d’une complicité au sein de la SNCF ou de ses prestataires n’est pas non plus écartée.

Alors que le monde a les yeux rivés sur la France et Paris, depuis le début des Jeux olympiques, les activistes de toute obédience entendent profiter de cette forte exposition médiatique pour mener des actions chocs. « Ces groupes partagent souvent une idéologie fortement antiétatique et anticapitaliste. Pour eux, la SNCF, en tant que grande entreprise publique, incarne à la fois le pouvoir de l’État et la collusion avec le capitalisme, ce qui en fait une cible symbolique pour leurs actions. Des actes qui correspondent au mode d’action attribué généralement aux activistes de l’ultragauche », décryptent les experts des mouvements sociaux.

En France, sur les 10 000 personnes suivies pour leur appartenance à l’ultragauche, 3 000 sont fichées S. Un nombre qui a tendance a augmenté depuis ces dernières années. Ils sont étudiants, issus de « bonnes familles » ou de milieux plus modestes, salariés dans de grandes entreprises, ingénieurs ou fonctionnaires et se retrouvent sur les chantiers devenus les symboles de leur lutte idéologique : les méga-bassines de Sainte-Soline

(Deux-Sèvres) ou l’autoroute A69 Toulouse-Castres. La nébuleuse agrège de nombreux groupes militants rêvant du grand soir : écologistes radicaux, mouvement « Lgébétiste » , féministes engagées, ligues antipatriarcats, antifascistes et anarchistes autonomes, viennent gonfler les rangs des partisans d’actions violentes ou de résistance. Aux côtés des Soulèvements de la Terre ou d’Extinction Rebellion, ils font du sabotage leur mode d’action privilégié depuis le succès rencontré, en 2020, par le manifeste écologique du Suédois Andreas Malm, “Comment saboter un pipeline”.

Au lendemain des sabotages coordonnés des lignes du TGV, une curieuse revendication « d’opportunité », selon la formule de Gérald Darmanin, et envoyée à plusieurs médias, vient brouiller les pistes. « Ils appellent cela une fête ? Nous y voyons une célébration du nationalisme, une gigantesque mise en scène de l’assujettissement des populations par les États », annonce d’entrée le communiqué, en référence aux JO. Grossière manipulation ou preuve d’une réelle revendication ? L’enquête des gendarmes qui s’appuie sur le travail de l’IRCGN (institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) et des policiers de la sous-direction antiterroriste va devoir séparer le bon grain de l’ivraie. En pleine ferveur olympique, le marathon des enquêteurs ne fait que commencer.

Source : LaDepeche.fr / Photo : LeFigaro.fr – DENIS CHARLET / AFP
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…https://www.ladepeche.fr/2024/08/04/sabotages-des-lignes-sncf-et-reseaux-telecoms-avant-les-jo-lombre-de-lultragauche-plane-sur-les-operations-commandos-12120272.php
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/sabotage-du-reseau-tgv-des-complicites-dans-l-entreprise-ou-chez-des-fournisseurs-20240801
https://www.france24.com/fr/france/20240729-ultragauche-manipulation-%C3%A9trang%C3%A8re-ce-que-l-on-sait-de-l-enqu%C3%AAte-sur-les-actes-de-sabotage

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