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Les derniers vétérans : Commémorations du Débarquement, une évolution nécessaire ?

dimanche 8 juin 2025 | Infos et Actualités

81e anniversaire du Débarquement : avec la disparition des vétérans, les commémorations vont-elles devoir évoluer ?

Alors que le monde entier vient de commémorer le 81e anniversaire du débarquement à Utah Beach, ce 6 juin 2025, la disparition des vétérans soulève des questions sur l’avenir des commémorations.

Pour Jean Quétier, le président du Comité du Débarquement, leur forme devra inévitablement évoluer.

Le 6 juin 1944, plus de 156.000 soldats alliés débarquaient sur les plages normandes pour libérer l’Europe du joug nazi. Utah beach, à Sainte-Marie-du-Mont, était la première plage prise d’assaut. 81 années après, jour pour jour, la cérémonie internationale est organisée sur cette même plage. Une première depuis 2018.

Des témoins de la guerre de moins en moins nombreux

Cette année, 9 nations seront représentées. Pas de chefs d’Etat, mais le normand Sébastien Lecornu, ministre des armées, représentera la France. Le secrétaire à la Défense des États-Unis et son homologue britannique seront aussi présents, tout comme des troupes militaires et des vétérans.

Des vétérans malheureusement de moins en moins nombreux. Le dernier disparu est Cecil Newton. Le vétéran britannique s’est éteint jeudi 1er mars à l’âge de 101 ans. »Dans le mémoriel, il y a des phases, analyse Jean Quétier, le président du Comité du Débarquement, comité organisateur de la cérémonie internationale cette année. Nous fermons petit à petit l’une d’entre elles: le temps des témoins. »

Oui pour faire évoluer les commémorations, sans toucher aux cérémonies

Une deuxième phase s’ouvre donc pour le président d’institution : le temps de la parole. « Pourquoi pas faire évoluer la forme des commémorations. Le mémoriel n’a d’intérêt que s’il nous parle de notre présent et qu’il nous rend attentif à notre avenir. » Pour autant, Jean Quétier ne veut pas toucher aux cérémonies: « Elles ont encore toute leur place dans les actions de commémorations. Il faut les maintenir avec l’organisation que l’on connait et à laquelle nous sommes habitués. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire évoluer les actions mémorielles globales. » Une évolution déjà amorcée lors de la cérémonie du 80ème anniversaire du débarquement, avec la cérémonie de Saint-Lô, dédiée aux civils.

Source : France Bleu.fr par Clémentine Prouteau / Photo : vie-publique.fr
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.francebleu.fr/infos/societe/81e-anniversaire-du-debarquement-avec-la-disparition-des-veterans-les-commemorations-vont-elles-devoir-evoluer-5060375
https://www.normandie-tourisme.fr/temps-fort/festivites-anniversaire-debarquement/
https://utah-beach.com/en-ce-moment/commemorations-du-81eme-anniversaire-du-debarquement/

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Les derniers survivants : Résistants, déportés, témoins de Seconde Guerre mondiale…


Georges Perret, l’un des derniers survivants des camps de concentration, s’est éteint

Né près de Dole, Georges Perret, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, déporté et survivant du camp de concentration de Dachau, est décédé le 2 avril 2019. Il avait 97 ans.

Le Jurassien Georges Perret s’est éteint à 97 ans. Né en 1921 à Rans, petit village au nord de Dole, il a passé une partie de son enfance en Allemagne, son père étant militaire au sein des troupes d’occupation.

Il a ensuite travaillé comme tourneur à Ranchot, avant de s’engager, à 20 ans, dans l’armée de Vichy. Il rejoint ensuite la résistance et le mouvement Défense de la France.

À 23 ans, en 1944, il est arrêté à Dole par la Gestapo. Sa fille, Josette Girardot, explique :
Il a connu la torture puis la déportation car il n’a donné aucune information sur son réseau et ses chefs.
Georges Perret est finalement interné au camp de concentration de Dachau, en Allemagne.

Matricule 72.842

« Il portait le matricule 72.842 », souligne Josette Girardot. En 1945, la 7e armée allemande libère le camp de Dachau. Josette Girardot, qui avec ses proches, avait eu « la chance d’avoir la primeur de certains récits », ajoute :

Il ne pesait que 40 kg, avec un poumon détruit à 90 % et un pneumothorax. Il a bénéficié à ce sujet d’une première dans le domaine de la chirurgie.

Désormais grand invalide de guerre, Georges Perret était titulaire de nombreux titres : porteur de la médaille militaire, de l’ordre national du Mérite, de la croix de guerre avec citation, de la croix de combattant volontaire…

Lors de ses obsèques, samedi 6 avril 2019, à 14 h 30, plusieurs hommages lui ont été rendus, notamment par le lieutenant-colonel Luc Barthelet, président des membres de la Légion d’honneur de Dole et de la région. Le lieutenant-colonel a rappelé l’engagement de Georges Perret dans la résistance, ce qui avait valu à ce dernier d’être admis dans l’ordre de la Légion d’honneur par le président de la République Charles De Gaulle, le 2 mars 1966 et promu au grade d’officier par le président François Mitterrand, le 5 décembre 1989.

Dix-huit porte-drapeaux de l’Union nationale des combattants (UNC) étaient également présents lors des funérailles. Parmi la nombreuse assistance on notait la présence de Jean Bourge, président des médaillés militaires de Dole, Roger Lavry, président de l’UNC, Jean Demilly, président des anciens combattants prisonniers de guerre, ou encore Henri Coursol président d’honneur du Souvenir français.

Voyageur dans l’âme

Le résistant s’était marié avec Yvette Sotillo, décédée en 2018. Le couple avait sillonné une bonne partie de l’Europe en camping-car. Georges Perret était l’un des derniers survivants des camps de la mort.

« Tu me disais souvent que les années difficiles s’estompent mais je sais pertinemment que l’on n’efface pas le passé. Et je pense que l’ignorer serait prendre le risque que cela recommence un jour. Alors ne perdons pas la mémoire », conclut Josette Girardot dans l’éloge funéraire adressé à son père.

Source : La Voix du Jura par Nathalie Cauquil / Photo :
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://actu.fr/bourgogne-franche-comte/rans_39452/le-jurassien-georges-perret-lun-derniers-survivants-camps-concentration-sest-eteint_22918932.html

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