Vostok-2022 : La Russie prépare des exercices militaires de grande ampleur, avec I’Inde, la Chine, la Syrie…

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Vostok-2022 : La Russie prépare des exercices militaires de grande ampleur, avec I’Inde, la Chine, la Syrie…

Guerre en Ukraine : Des militaires de pays étrangers arrivent en Russie pour participer à des exercices conjoints

La Russie prépare des exercices militaires avec des pays frontaliers ou ami.
Des soldats indiens, syriens ou biélorusses participeront à des exercices militaires du 1er au 7 septembre dans l’extrême Orient russe.

Des militaires de plusieurs pays étrangers ont commencé à arriver en Russie pour des exercices, a annoncé l’armée russe ce lundi 29 août. Ces manœuvres d’entraînement auront lieu du 1er au 7 septembre dans l’Extrême-Orient russe.

Plusieurs armées de pays frontaliers ou alliés de la Russie arrivent en ce moment dans le pays. Des militaires de la Biélorussie, Syrie, Inde et surtout la Chine vont participer à l’opération du nom de code : Vostok-2022.

Un rapprochement Moscou – Pékin qui inquiète

Ces rapprochements soudain inquiètent l’Occident. Ces exercices vont se tenir dans un contexte de vives tensions entre d’une part la Russie et les pays occidentaux (à cause du conflit en Ukraine) et d’autre part entre la Chine et les Etats-Unis (en raison des tensions autour de Taïwan). Washington s’inquiète régulièrement du rapprochement entre la Chine et la Russie, qui entretiennent des liens étroits en matière de défense

« Des contingents militaires étrangers participant aux exercices Vostok-2022 sont arrivés au terrain d’entraînement Sergueïevsky dans le kraï du Primorié et ont commencé à se préparer et à recevoir leurs équipements et leurs armes », a déclaré le ministère russe de la Défense.

Au total, plus de « plus de 50 000 militaires » seront mobilisés du côté de la Russie. Aucun chiffre concernant les autres pays n’a pour le moment été divulgué.

Source : Lindependant.fr – Anthony Geran Hachon / Photo
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Algérie : Macron, pas de « repentance » mais une recherche de « la vérité » et de « la reconnaissance »

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Algérie : Macron, pas de « repentance » mais une recherche de « la vérité » et de « la reconnaissance »

Guerre d’Algérie : Emmanuel Macron récuse toute « repentance » et appelle à regarder le passé « avec courage »

Le président français s’est exprimé à Alger lors du deuxième jour de sa visite en Algérie.

Emmanuel Macron a estimé vendredi 26 août que la recherche de « la vérité » et de « la reconnaissance » était plus importante que la « repentance » sur les questions de la colonisation et de la guerre d’Algérie qui empoisonnent la relation entre Paris et Alger.

« J’entends souvent que, sur la question mémorielle et la question franco-algérienne, nous sommes sommés en permanence de choisir entre la fierté et la repentance. Moi, je veux la vérité, la reconnaissance, sinon on n’avancera jamais », a déclaré le président français lors d’un point presse à Alger au deuxième jour de sa visite en Algérie.

Par ailleurs, il a effectué vendredi une longue visite au cimetière européen de Saint-Eugène, dans la banlieue d’Alger. Le président français et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, ont scellé jeudi leur réconciliation après des mois de brouille diplomatique, notamment autour de la question de la colonisation française (1830-1962).

Réconciliation et recueillement

Sous un soleil de plomb, M. Macron a d’abord déposé une gerbe devant le monument aux « morts pour la France », avant que le chœur de l’armée française entonne La Marseillaise dans le principal cimetière d’Alger du temps de la colonisation française. Le président français était accompagné du ministre de la défense, Sébastien Lecornu, et de représentants d’associations d’anciens combattants.

Ensuite, il a déambulé dans les différents secteurs du cimetière, en compagnie du responsable algérien des lieux, au milieu de pins et de cyprès, dans une atmosphère paisible et recueillie. Il s’est arrêté dans le carré militaire, puis longuement dans le carré juif.

M. Macron s’est notamment recueilli sur la tombe de l’acteur et metteur en scène Roger Hanin, né en Algérie, enterré en 2015 sous une dalle de marbre très sobre. Ensuite, il s’est arrêté notamment devant un monument aux « trois frères, trois héros morts glorieusement pour la France » pendant la guerre de 1914-1918 : Maurice, Léon et Paul Mayer.

Source : LeMonde.fr avec AFP / Photo : France Bleue – © AFP – Ludovic Marin
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France : Notre armée peut-elle tenir le choc d’une guerre de haute intensité ?

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France : Notre armée peut-elle tenir le choc d’une guerre de haute intensité ?

L’armée française est-elle prête à une guerre de haute intensité ?

Un rapport d’information parlementaire sur la préparation à des guerres de haute intensité, comme celle qui se déroule entre l’Ukraine et la Russie, puis l’audition par la Commission de la Défense de l’Assemblée des chefs d’états-majors, ont pointé les faiblesses de la France pour faire face à de tels conflits. Il faudra repenser notre modèle et augmenter le budget de l’armée.

Si vis pacem, para bellum

Si tu veux la paix, prépare la guerre. Cette citation attribuée à Végèce, auteur du Ve siècle d’un « Traité de la chose militaire », a été maintes fois reprise, notamment par l’officier prussien Clausewitz. Mais elle était pour le moins tombée en désuétude jusqu’à l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. C’est-à-dire jusqu’au moment où s’est déclenchée une guerre aux portes de l’Union européenne, cette Europe qui s’est construite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sur la paix et le « plus jamais ça ». L’irruption d’un tel conflit a rebattu les cartes pour l’ensemble des pays membres de l’UE comme pour ceux de l’Otan. Emmanuel Macron avait jugé l’Organisation en état de « mort cérébrale » en décembre 2019. Trois ans plus tard, l’Alliance atlantique, à laquelle ont récemment adhéré la Suède et la Finlande, n’a jamais autant montré son utilité. En parallèle, l’idée d’une défense européenne, enlisée depuis des années, n’a jamais autant été d’actualité, chaque pays ayant bien conscience des dangers qui peuvent advenir et qu’on n’attendait pas.

Dès lors se pose, pour chaque pays européen, la question de savoir s’ils seraient prêts si une guerre nous menaçait directement ? Notre armée serait-elle prête à faire face à une guerre de haute intensité, c’est-à-dire un conflit où toutes les fonctions opérationnelles de l’armée sont susceptibles d’être activées ? Pour l’heure, la réponse, si elle n’est pas définitive, ne peut être positive.

« Un risque de déclassement stratégique »

En Allemagne, en mai dernier, le lieutenant général Alfons Mais, inspecteur de l’armée, expliquait sans ambages que « La Bundeswehr est plus ou moins nue » ouvrant la voie à un réarmement du pays rompant avec le positionnement historique du pays depuis 1945.

En France, c’est un rapport parlementaire qui a jeté un éclairage cru sur nos capacités à affronter un conflit de haute intensité. Rédigé par les députés LR Jean-Louis Thiériot et LREM Patricia Mirallès – cette dernière étant devenue secrétaire d’État aux Anciens combattants – il pointait « un risque de déclassement stratégique ». S’il qualifiait l’armée française de modèle de cohérence et de crédibilité, avec sa base industrielle et technologique de défense parmi les meilleures au monde, le rapport plaidait pour maintenir l’effort d’une hausse du budget de la défense de 3 milliards d’euros inscrit dans la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, et même au-delà. Les deux députés préconisaient notamment un « effort financier immédiat » pour la reconstitution des stocks de munitions, une augmentation du format de l’aviation de chasse à 215 appareils (contre 185 prévus actuellement), une hausse « dès que possible » du nombre de frégates de premier rang à venir (18 au lieu de 15) et le développement de la robotisation dans les forces terrestres. « Pour gagner la guerre avant la guerre », il est nécessaire de conserver la supériorité informationnelle en renforçant notamment les « moyens de lutte contre la désinformation en opérations », soulignait le rapport.

L’armée française en chiffres

« Notre modèle d’armée soi-disant complet est surtout obsolète », résumait crûment dans une tribune le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense.

Les constats du rapport choc sur les faiblesses de l’armée française, davantage conçue pour envoyer des corps expéditionnaires à travers le monde que pour s’impliquer dans une guerre de type russo-ukrainienne, ont été corroborés par les chefs d’états-majors auditionnés en juillet, à huis clos, par la nouvelle Commission de la Défense de l’Assemblée nationale. « Notre capacité à être une force expéditionnaire ne nous rend pas instantanément aptes à conduire une guerre de haute intensité. Le changement d’échelle et le recouvrement des capacités que nous avons éclipsées sont des défis », a expliqué le général Thierry Burkhard, chef d’état-major des Armées, ajoutant que « vingt années de conflits asymétriques […] ont conduit à des arbitrages réduisant certaines capacités ». Le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’Armée de terre, l’amiral Vandier – qui a expliqué que « depuis 1990, le format de la marine a été réduit de moitié » – ou le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’espace – qui a déploré que depuis 1996 une base aérienne a été fermée chaque année et que ses effectifs aient chuté de 30 % au cours de la LPM 2014-2019 – ont tâché de convaincre les députés d’accroître les moyens de la défense nationale.

Les dépenses militaires dans le monde

Le message, d’évidence, est passé, d’autant qu’en mai, la Cour des comptes avait appelé à réviser la LPM en raison de la guerre en Ukraine. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a ainsi confirmé le 7 juillet que le projet de loi de finances qui sera soumis au Parlement en fin d’année augmenterait le budget des armées d’au moins 3 milliards d’euros à 44 milliards. L’objectif étant d’atteindre 50 milliards en 2025… Ce qui supposera des choix politiques quant au Budget de la Nation.

Mais la France n’a pas le choix face à la nouvelle donne géopolitique mondiale, comme l’avait rappelé Emmanuel Macron lors de l’ouverture du salon de l’armement terrestre EuroSatory, le 13 juin. Le Président, chef des Armées, avait évoqué une « nouvelle planification » et un « investissement dans la durée, clair et fort » pour « consolider notre modèle d’armée complet mais aussi nous positionner encore plus fortement sur l’évolution à la fois de la menace et des réalités que nous sommes en train de vivre aussi bien sur le théâtre sahélien que dans cette guerre de haute intensité revenue sur le sol européen ».

Source : LaDepeche.fr – Les dossiers / Photo : L’armée française en chiffres DDM – Philippe Rioux
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Le 24e RI, bataillon de réserve d’Île-de-France, se prépare pour Orion

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Le 24e RI, bataillon de réserve d’Île-de-France, se prépare pour Orion

Le bataillon de réserve d’Île-de-France – 24e régiment d’infanterie se prépare pour Orion

Seul régiment réserviste de l’armée de Terre, le bataillon de réserve d’Île-de-France – 24e régiment d’infanterie, adapte sa préparation opérationnelle pour répondre à l’hypothèse d’un engagement majeur. Zoom sur cette montée en compétence.

Pour s’entraîner au déploiement d’un centre opérationnel apte à concevoir une manoeuvre, le BAT RES IDF-24e RI a organisé l’exercice Bablon.

L’hypothèse d’un engagement majeur est une réalité de préparation opérationnelle qui concerne aussi les réservistes. Neuf ans après sa création à Vincennes, le bataillon de réserve d’Île de France – 24e régiment d’infanterie (BAT RES IDF – 24e RI) menait jusqu’à présent, surtout des opérations de protection du territoire national, comme Sentinelle. Son ambition se porte désormais sur un emploi opérationnel plus marqué. « Le régiment connaît une phase de montée en puissance », affirme le lieutenant-colonel Emmanuel Lacour, chef de corps du BAT RES IDF – 24e RI.

Le régiment fêtera ses dix ans l’année prochaine.

Il sera prochainement capable de constituer un groupement tactique avec son propre état-major. « Ce n’était pas le cas avant : les compagnies de réserve étaient rattachées aux états-majors tactiques des régiments d’active », précise le colonel. Pour répondre à cette transformation, le BAT RES IDF – 24e RI renforce sa préparation opérationnelle, tant au niveau du poste de commandement qu’au niveau des compagnies.

Gagner en efficacité

Pour s’entraîner au déploiement d’un centre opérationnel (CO) apte à concevoir et à conduire une manœuvre, le BAT RES IDF – 24e RI a organisé l’exercice Colonel Bablon. « Les participants y ont appris à monter et à organiser un CO, à développer une Medot (méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle tactique), à rédiger des ordres et à faire circuler l’information pour conduire une manœuvre », explique le chef de corps. Une première. Le principe : être capable de réagir à une liste d’incidents et d’événements injectés au fur et à mesure par l’équipe d’animation pour gagner en fluidité, rapidité et efficacité.

La dernière phase de l’exercice Bablon se déroulera au sein du PC de force logistique de Monthléry.

50 personnes du régiment ont été mobilisées pour cet exercice qui concernait surtout le poste de commandement. Divisé en quatre phases de janvier à novembre, celui-ci s’inscrit dans la préparation d’Orion, exercice divisionnaire ambitieux, auquel le régiment participera à hauteur d’un état-major et de trois unités communes Terre en 2023.

« Le régiment est animé en permanence »

Pour hausser le niveau de réactivité, l’instruction et les terrains de manœuvre, eux aussi s’intensifient. Une dizaine de POM sont par exemple organisées chaque année, pendant 2 à 3 jours. « Il y a une appétence du personnel pour le combat en zone urbaine et un désir de se rapprocher de la réalité des combats actuels et futurs », explique le capitaine Thomas commandant d’unité de la 1re compagnie. Pour fidéliser, le capitaine doit trouver le bon équilibre entre nouveauté et révision des acquis. Toutefois, « La POM doit respecter un contrat de parcours normé pour Orion, avec des objectifs à tenir. Chaque commandant d’unité adapte le reste à sa façon ».

Le sergent Jonathan a lui aussi vu les évolutions de son régiment depuis son arrivée en 2016. Sous-officier en charge du matériel à la section commandement, il a commencé comme militaire du rang : « Le rythme s’est accéléré et le régiment est animé en permanence. Les ateliers “Action en zone urbaine“ ou NRBC, prennent davantage de place dans la préparation opérationnelle. Avec Orion, j’observe la différence entre les POM que j’effectuais à mes débuts et celles organisées aujourd’hui ».

Le 24e RI en chiffres

  • 728 personnes dont 98 % de réservistes opérationnels.
  • 1 état-major, 1 section de commandement et de logistique, 4 compagnies.
  • 130 personnes recrutées chaque année : jeunes sans expérience militaire, anciens appelés du contingent ou anciens militaires d’active.
  • 12 UCT1 ont été engagées en missions intérieures sur le territoire national, en 2021.

Source : timagazine.defense.gouv.fr – CNE Eugénie LALLEMENT / Photo : SGT Ophélie VIRLOGEUX
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Mali : Livraison d’armes russes et d’équipements militaires à la junte de Bamako…

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Mali : Livraison d’armes russes et d’équipements militaires à la junte de Bamako…

Mali : La Russie livre à la junte de nouveaux équipements militaires

Moscou montre une nouvelle fois son influence grandissante auprès de la junte au pouvoir à Bamako. Le Mali a ainsi réceptionné mardi de nouveaux équipements militaires livrés par son partenaire russe. Le pays a en outre annoncé avoir levé près de 420 millions d’euros sur le marché sous-régional.

Dans son allocution, le ministre de la Défense malien Sadio Camara, un des hommes forts du régime, a vanté le « partenariat gagnant-gagnant avec la Fédération de Russie » au cours d’une cérémonie officielle en présence de diplomates russes et du colonel Assimi Goïta, le président de transition. Les colonels, qui ont pris le pouvoir par la force en août 2020 dans ce pays en pleine tourmente sécuritaire, ont décidé de se séparer du vieil allié français engagé militairement contre les djihadistes depuis 2013 et de relancer ardemment la coopération avec la Russie.

La question du rôle de Wagner

« Je dois dire que la cérémonie d’aujourd’hui est historique, tant par la nature, la qualité que par le volume de ce que vous nous remettez, dont nous n’exposerons ici qu’une partie, le reste étant bien sûr engagé en opération au moment où se tient cette cérémonie », a déclaré Sadio Camara. « Nous consolidons notre capacité de reconnaissance et d’attaque avec des avions de chasse L39 et Sukhoi 25, qui s’ajoutent au Super Tucano et d’autres appareils déjà en dotation. Ainsi que les hélicoptères d’attaque de type Mi24P, qui s’ajoutent au Mi35 et au Mi24 déjà livrés », a-t-il ajouté. Aucune information n’a été rendue publique quant aux conditions d’acquisition des équipements.

La Russie avait déjà livré en mars plusieurs hélicoptères de combat et des armes. Le Mali a également accueilli en grand nombre ce que la junte présente comme des instructeurs russes. Les partenaires occidentaux dénoncent pour leur part le recours de la junte aux services de la société privée russe de sécurité Wagner, aux agissements décriés. Bamako par contre dément et parle de partenariat ancien avec l’armée russe. La Russie avait cependant admis en mai une présence de Wagner au Mali « sur une base commerciale ».

Source : 20 Minutes avec AFP / Photo : AP/SIPA
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Légende : Des mercenaires russes dans le Nord du Mali, photo non datée communiquée par l’armée française. — /AP/SIPA

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