Marc Bloch reçoit la Croix du combattant volontaire de la Résistance à titre posthume…

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Marc Bloch reçoit la Croix du combattant volontaire de la Résistance à titre posthume…

Intellectuel et homme d’action, résistant jusqu’au sacrifice suprême

Le mardi 23 juin 2026, quelques heures avant son officielle au Panthéon, s’est déroulée, au Grand Salon de la Sorbonne université, la cérémonie de remise de la Croix du combattant volontaire de la Résistance attribuée à titre posthume à Marc Bloch.

Comme hommage de la France à l’engagement républicain d’un homme au service de la nation, un cénotaphe sera érigé au Panthéon, car à la demande de la famille, ses restes et ceux de son épouse, Simone Vidal, n’y seront pas transférés.

La Croix du combattant volontaire de la Résistance est une décoration qui distingue un engagement volontaire au service de la Libération du territoire national et de la restauration de la République.

Son attribution à Marc Bloch rappelle la fidélité de l’historien, du professeur d’histoire des universités et de l’officier aux valeurs républicaines.

Marc Bloch n’a pas été seulement un intellectuel, mais un homme d’action, engagé dans la Résistance jusqu’au sacrifice suprême.

Le président
François Petit
Fédération Nationale des Combattants Volontaires

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« L’engagement physique de Marc Bloch dans les tranchées a été exceptionnel »
Marc Bloch entre aujourd’hui au Panthéon. Historien, ancien combattant des deux guerres mondiales, résistant, il fut fusillé par la Gestapo en 1944.
@Ministère de Armées et des Anciens Combattants

= Extrait =

Un patriote face à une étrange défaite

Après la défaite et la prise de pouvoir de Philippe Pétain, l’union des peuples n’est plus de mise en France. Les lois du régime de Vichy sur le statut des Juifs, qui font de ces derniers une catégorie à part de la population, en partie exclue de certaines activités professionnelles, contraignent sa vie quotidienne. Son logement parisien est réquisitionné par les Allemands ; sa bibliothèque, expédiée en Allemagne. Pas de quoi mettre en sommeil son activité d’historien et sa recherche perpétuelle de vérité. Entre juillet et septembre 1940, Marc Bloch rédige à chaud son récit de la défaite française – « le plus atroce effondrement de notre histoire » – et livre une analyse de ses causes, de l’incompétence d’un commandement militaire de vieillards à la faillite intellectuelle d’une nation. Lumineux, cet essai d’histoire immédiate, publié à titre posthume en 1946 sous le titre L’Étrange Défaite, n’a rien perdu de sa pertinence. Dans la conclusion de l’ouvrage, Marc Bloch évoque explicitement le sens et la portée de son engagement :

« Je souhaite, en tout cas, que nous ayons encore du sang à verser : même si cela doit être celui d’êtres qui me sont chers (je ne parle pas du mien, auquel je n’attache pas tant de prix). Car il n’est pas de salut sans une part de sacrifice ; ni de liberté nationale qui puisse être pleine, si on n’a travaillé à la conquérir soi-même. »
Marc Bloch, L’Étrange Défaite.

À l’âge de la retraite, il choisit la Résistance

Enfin accepté dans le mouvement Franc-Tireur [1] , Marc Bloch franchit un nouveau cap dans l’engagement. Il abandonne femme et foyer et, en 1943, bascule totalement dans la clandestinité. Il vit seul dans une petite chambre à deux pas des pentes de la Croix-Rousse, à Lyon. Il navigue entre les pseudonymes, se faisant appeler successivement « Arpajon », « Chevreuse », « Narbonne ». Dans la Résistance, son sens de l’organisation, sa rigueur et sa minutie font merveille, que ce soit pour tirer un tract clandestin, planifier un transport d’armes ou organiser des rencontres secrètes. Il prend vite du galon et intègre le directoire des Mouvements unis de la Résistance [2] (MUR), où il représente Franc-Tireur. En dépit de son âge, il impressionne ses compagnons de lutte par son adaptation aux difficiles conditions de vie des combats de l’ombre. L’un d’eux se souviendra d’« un vieux savant sautant comme un jeune homme dans un tramway en marche, à la Croix-Rousse »…

Mort en clandestin, figure panthéonisée

En 1944, tandis que deux de ses fils se sont à leur tour engagés dans le combat, Marc Bloch atteint le point ultime de son sacrifice. Le matin du 8 mars 1944, alors qu’il vient de sortir de chez lui, il est arrêté sur le pont de la Boucle (aujourd’hui pont Winston-Churchill) qui enjambe le Rhône. Emprisonné à Montluc – où officiait Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon –, il est longuement torturé, sans jamais rien révéler sur la Résistance. Le 16 juin, la Gestapo l’extrait de sa cellule avec plus de vingt autres détenus. Un convoi les emmène à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon, à Saint-Didier-de-Formans, dans l’Ain. Là, on fait descendre les prisonniers, qui sont mitraillés au fur et à mesure qu’ils entrent dans un champ. Sans autre forme de procès. Mort anonyme, exécuté sous le pseudonyme de Blanchard. Sa famille n’obtiendra confirmation de son décès qu’après plusieurs semaines.

Marc Bloch meurt à 57 ans, sans avoir jamais renié son idéal. Il a donné un sens nouveau à la figure de l’intellectuel engagé. Pas seulement engagé dans le débat d’idées, mais engagé par son corps et par sa chair. Le 23 juin 2026, quatre-vingt-deux ans après son exécution sommaire par les Allemands, Marc Bloch a été panthéonisé avec son épouse Simonne Vidal. Alors qui a-t-on honoré dans ce temple des « grands hommes » ? Le résistant ou l’historien visionnaire ? Les deux ! Ces deux qui sont faits d’« un seul Bloch », pour paraphraser l’historien Lucien Febvre, ces deux qui sont indissociables. « Pour son œuvre, son enseignement et son courage, nous décidons que Marc Bloch entrera au Panthéon », déclare ainsi Emmanuel Macron le 23 novembre 2024. Il qualifie l’historien d’« homme des Lumières dans l’armée des ombres ».

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Source : FNCV – Enseignement Lumni.fr (Extrait) / Photo: elysee.fr
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/sga/actualites/lengagement-physique-marc-bloch-tranchees-ete-exceptionnel
https://enseignants.lumni.fr/parcours/1650/marc-bloch-un-historien-et-un-combattant-au-pantheon.html
https://www.jean-jaures.org/publication/lavant-pantheon-de-marc-bloch-deja-le-pantheon/
https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/06/23/ceremonie-dentree-au-pantheon-de-marc-bloch

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Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

«Refurbot» Projet de char AMX-30B recyclé en drone de combat terrestre…

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«Refurbot» Projet de char AMX-30B recyclé en drone de combat terrestre…

Le char AMX-30B pourrait revenir en service sous la forme d’un robot terrestre de combat, armé d’un canon de 25 mm

Comme la mécanisation en son temps, la robotisation des capacités terrestres est désormais un impératif. En tout cas, le Commandement du combat futur de l’armée de Terre [CCFAT] en est convaincu… et les récents événements observés en Ukraine, où de plus en plus de missions sont confiées à des systèmes robotisés, vont dans ce sens.

D’où l’intérêt du défi CoHoMa [Collaboration Homme-Machine], qui, organisé sous l’égide du CCF, vise à explorer les fondamentaux de la robotique tactique, de la création de la section Vulcain ou encore du projet Pendragon, dont l’objectif est de développer une unité de combat entièrement robotisée.

L’un des enjeux de cette robotisation, outre celui de ne pas exposer les combattants au danger [feu ennemi, mines, etc.], est de gagner de la «masse», en déployant, par exemple, des robots terrestres [ou UGV] dédiés à l’appui-feu.

En Ukraine, «les robots d’agression sont pour l’instant minoritaires», avait relevé le CFAT, dans sa revue «Combats Futurs», publiée l’an passé. Ces derniers entrent dans deux catégories principales : appui-feu et kamikaze.

«Les premiers sont le plus souvent équipés de mitrailleuses, comme le TerMit. Les seconds sont des systèmes plus artisanaux, mais très utiles pour neutraliser des postes de combat enterrés, les défenses passives de ces derniers étant davantage orientées vers la menace drones», avait décrit le CFAT.

Reste que, de par leur configuration et leur masse, ces UGV ont parfois des difficultés à se mouvoir sur un champ de bataille précédemment «travaillé» par l’artillerie. «Ce que nous disent les Ukrainiens, c’est qu’ils se retournent assez régulièrement», avait expliqué le général Vincent Breton, le commandant du Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations [CICDE], lors d’un exposé sur le retour d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine, en juin 2025.

Refurbot

Aussi, le projet «Refurbot», porté par la PME S2M Equipment, avec l’appui de KNDS France [via sa filiale KNDS Robotics] et d’OBSAM, pourrait d’autant plus intéresser l’armée de Terre que, selon la lettre quotidienne du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, il est le fruit d’échanges avec le 1er Régiment de Hussards Parachutistes [RHP], lequel s’interrogeait sur les moyens d’obtenir des capacités robotisées «lourdes» à partir de plateformes anciennes ou retirées du service.

L’un de ces moyens consiste à «droniser» un char de combat déclassé, comme l’AMX-30B2. Telle est en effet la solution proposée par S2M Equipement et KNDS Robotics.

Développé à l’arrêt d’une coopération franco-allemande sur un nouveau char «européen» et mis en service en 1967, l’AMX-30 a été construit à 3 571 exemplaires [en tenant compte des versions dérivées], dont 1 355 furent livrés à l’armée de Terre, qui en a gardé quelques unités.

Le démantèlement de ces AMX-30 est assuré, depuis 2015, par la 12e Base de soutien du Matériel, à raison de cinquante par an. Quelques AMX-30B2 portés au standard «Brenus» dans les années 1990 seraient encore stockés. Ceux-ci se distinguent notamment par leur système de blindage réactif GIAT BS G2.

Le projet «Refurbot» va-t-il donner une seconde vie aux AMX-30B2 qui n’ont pas encore été démilitarisé ? Selon S2M Equipment, il «suscite beaucoup d’intérêt, tant en France qu’à l’étranger» car, au-delà de la plateforme, il consiste d’abord à «rétrofiter» un char avant de le recycler en robot terrestre. En clair, ce concept peut aussi s’appliquer aux Leopard 1A5.

Le prototype présenté lors d’EuroSatory est équipé du module de robotique «Toxo», d’un dispositif permettant de contrôler le châssis et de capteurs optroniques. La tourelle de 105 mm a cédé la place à un système d’arme téléopéré ARX-25 de 25 mm à double alimentation. Enfin, pour améliorer la «connaissance de la situation», un drone aérien captif complète son équipement.

«La solution Refurbot […] combine un châssis ‘libre’ qui conserve une très grande mobilité grâce à la réduction de poids obtenue par la suppression de la tourelle lourde, ainsi qu’une bonne protection, et un système d’armes moderne offrant de nouvelles capacités opérationnelles», résume la lettre d’EuroSatory. Et d’ajouter : «S2M et KNDS travaillent ensemble pour concrétiser cette idée et la tester avec les forces françaises.»

Dernier point qui a son importance : celui du maintien en condition opérationnelle [MCO]. «L’AMX-30 est un bel exemple de ce qu’on peut faire en matière de gestion des obsolescences. […] Il est ‘maintenable’ à 100 %», a assuré Nathalie Barat Vandamme, la PDG d’OBSAM. Avec l’aide de KNDS France, bien sûr, mais aussi grâce à de «nouveaux fournisseurs» capables de produire d’anciennes pièces

Pour KNDS France, il s’agit désormais de démontrer la pertinence de ce concept en participant à des évaluations tactiques [EVTA] et au défi CoHoMa ou encore en «faisant vivre» l’esprit Pendragon.

Un AMX-30 robotisé n’aurait rien d’incongru. Avant lui, l’armée de Terre a recyclé ses vieux canons antiaériens de 20 mm montés sur affût tracté 53T2 en les associant à une caméra thermique SANDRA [Système d’arme Alternant les visions Nocturne et Diurne pour la Recherche d’Aéronefs], à un ordinateur et à une conduite de tir dotée d’une intelligence artificielle pour en faire des systèmes de lutte antidrone.

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo: Jakub Link-Lenczowski, MILMAG
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2026/06/18/le-char-amx-30b-pourrait-revenir-en-service-sous-la-forme-dun-robot-terrestre-de-combat-arme-dun-canon-de-25-mm/
https://www.zonearmee.com/eurosatory-2026-refurbot-le-drone-terrestre-sur-chassis-de-char-amx-30/
https://milmag.pl/en/eurosatory-2026-refurbot-an-unmanned-vehicle-based-on-the-amx-30-tank-chassis/
https://histoireetcollections.com/fr/vehicules-militaires/5543-char-amx-30-amx-30b-amx-30b2-et-derives-9791038013391.html
https://museedesblindes.fr/les_chars/lamx-30b2/

 

 

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Mort pour la France : Décès du soldat de première classe Florian Gillet, en opération au Liban

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Mort pour la France : Décès du soldat de première classe Florian Gillet, en opération au Liban

Un militaire français de 21 ans meurt accidentellement en opération au Liban, « atteint par un tir »

Ce soldat a été « atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d’un entraînement », indique le ministère des Armées.

L’armée française à nouveau endeuillée. Un soldat français « déployé au Liban au sein du détachement de partenariat militaire opérationnel de Saliyeh » est décédé ce mercredi, indique le ministère des Armées dans un communiqué. Florian Gillet a été « atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d’un entraînement », apprend-on de même source.

L’homme, âgé de 21 ans, a été pris en charge immédiatement par les secours présents sur place. « Malgré la rapidité de sa prise en charge, il a malheureusement succombé à ses blessures », ajoute le communiqué.
Un militaire mort en opération

Le militaire avait été déployé au Liban depuis le 1er juin. Sur place, il participait à « une mission de partenariat militaire opérationnel au profit des forces armées libanaises en qualité d’aide moniteur de combat d’infanterie », précise le ministère des Armées.

Le chef d’état-major des armées, le général d’armée aérienne Fabien Mandon a salué « la mémoire de ce militaire mort en opération ». « Ses pensées accompagnent sa famille, ses frères d’armes, ainsi que tous ses proches », poursuit le communiqué.

Chef d’état-major de l’armée de Terre
@CEMAT_FR
 
Hommage au soldat de première classe Florian Gillet, mort ce jour dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.   Engagé au Liban dans le cadre d’une mission de partenariat opérationnel au profit des forces armées libanaises, il a été atteint par un tir accidentel lors de la préparation d’un entraînement.   J’exprime la compassion de l’armée de Terre à sa famille, ses proches et ses frères d’armes du 8e RPIMa, avec une pensée particulière pour ceux qui poursuivent la mission.

En avril dernier, un autre soldat français, âgé de 31 ans, Anicet Girardin, avait trouvé la mort, après avoir été gravement blessé au Liban. Avant lui, le major Arnaud Frion, autre soldat français, avait été tué en Irak mi-mars dans une attaque attribuée à un groupe pro-iranien. La France martèle ces dernières semaines sa position non-belligérante dans le conflit au Moyen-Orient.

Source : Leparisien.fr / Photo : © Ministère des Armées et des Anciens combattants
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.leparisien.fr/international/un-militaire-francais-de-21-ans-meurt-accidentellement-en-operation-au-liban-atteint-par-un-tir-10-06-2026-WICPZFIBDFAOPBAL7YJ7DDT7SQ.php
https://x.com/CEMAT_FR/status/2064711193135088092
https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/liban/un-militaire-francais-est-mort-au-liban-touche-par-un-tir-accidentel-lors-d-un-entrainement_8054096.html
https://www.lemonde.fr/international/live/2026/06/10/en-direct-guerre-au-moyen-orient-donald-trump-menace-a-nouveau-l-iran-qui-a-mis-trop-de-temps-a-negocier-et-va-en-payer-le-prix_6697888_3210.html

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Gendarmerie : Décès de l’adjudant Dorian Larigaudrie dans un crash d’hélicoptère

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Gendarmerie : Décès de l’adjudant Dorian Larigaudrie dans un crash d’hélicoptère

Un hélicoptère de la gendarmerie se crashe dans le Loiret, un mort et deux blessés

Selon une information de RTL, un hélicoptère de la gendarmerie nationale s’est crashé près de la commune de Bray-Saint-Aignan dans le Loiret, dimanche 7 juin dans l’après-midi. Un gendarme est mort tandis que deux autres ont été blessés, a confirmé Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur.

Un tragique accident d’hélicoptère s’est produit dans le Loiret dimanche 7 juin, rapporte RTL. Selon l’information, confirmée par La République du Centre, c’est un appareil de la gendarmerie qui s’est crashé vers 16h30 dans le massif de Lorris, à Bray-Saint-Aignan, commune située à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Orléans. D’après ICI Orléans, 54 pompiers et 44 engins ont été mobilisés sur place. Selon un communiqué de la préfecture du Loiret, le bilan fait état d’un mort et de deux blessés.

« Cet après-midi, l’adjudant Dorian Larigaudrie de la brigade de gendarmerie de Châteauneuf-sur-Loire a perdu la vie alors qu’il était en mission héliportée de recherche opérationnelle d’une personne disparue avec ses camarades des forces aériennes de la gendarmerie de Villacoublay, quand leur appareil s’est écrasé dans la forêt de Bray-Saint-Aignan », a expliqué Laurent Nuñez dans une publication sur son compte X. Le ministre de l’Intérieur a ensuite exprimé sa « profonde tristesse face à cet accident tragique » et présenté ses « sincères condoléances à la famille de l’adjudant Dorian Larigaudrie et ses camarades ».

Des circonstances à déterminer

La préfecture a souligné que les deux blessés, « la pilote et le mécanicien », ont été transportés « conscients en urgence absolue au centre hospitalier universitaire d’Orléans ». « Le périmètre du crash a été sécurisé, les circonstances de l’accident seront déterminées dans le cadre de l’enquête judiciaire », est-il également indiqué, précise ICI Orléans.

Sur X, Catherine Vautrin, ministre des Armées, a également tenu à rendre hommage à la victime : « J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses camarades de la gendarmerie nationale. Mes pensées accompagnent également les deux militaires blessés ».

Source : actu.orange.fr par Théo Rampazzo, 6Medias / Photo : © Maxppp / Th. Gachon – image d’illustration
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://actu.orange.fr/france/un-helicoptere-de-la-gendarmerie-se-crashe-dans-le-loiret-un-mort-et-deux-blesses-magic-CNT000002pPC18.html
https://x.com/Gendarmerie/status/2063712497488765190
https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/loiret-un-helicoptere-de-la-gendarmerie-se-crashe-dans-un-terrible-accident-au-moins-un-mort-et-deux-blesses-2445945.html
https://www.huffingtonpost.fr/france/article/un-accident-d-helicoptere-de-la-gendarmerie-fait-un-mort-et-deux-blesses-dans-le-loiret_264547.html

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Espace : Arnaud Prost, astronaute français, pilote de chasse et d’Awacs de l’Armée de l’Air de l’espace…

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Espace : Arnaud Prost, astronaute français, pilote de chasse et d’Awacs de l’Armée de l’Air de l’espace…

Quatre choses à savoir sur Arnaud Prost, l’astronaute français qui va participer en 2027 à une mission à bord de la première station spatiale privée

Passionné de plongée et de rugby, le Marseillais de 33 ans est devenu en 2022 astronaute réserviste au sein de l’Agence spatiale européenne, après un parcours au sein de l’Armée de l’air et de l’espace.

Jusqu’alors discret, il se retrouve en pleine lumière. L’astronaute français Arnaud Prost va partir dans l’espace en 2027 pour sa première mission, a annoncé Emmanuel Macron lundi 1er juin. Le Marseillais de 33 ans va voler à bord de la station Haven-1 de la start-up américain Vast. « Cette mission d’astronaute vers une station privée est une première au monde », relève le Centre national d’études spatiale (Cnes), l’Agence spatiale française. Franceinfo détaille quatre choses à savoir sur ce Français infatigable qui multiplie les expériences.

Il est de la même promotion que Sophie Adenot

En 2022, parmi les quelque 22 000 personnes qui ont présenté leur candidature pour tenter de devenir astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA), seules 17 ont été retenues. Dans le détail, cet ensemble comprend cinq astronautes de carrière, 11 astronautes réservistes et un astronaute porteur de handicap, selon l’ESA. Sophie Adenot fait partie des astronautes de carrière. Arnaud Prost, lui, a été sélectionné comme membre de la réserve du corps européen des astronautes de l’ESA.

Quelle différences entre les astronautes de carrière et les astronautes réservistes ? Les astronautes de carrière « ont démarré leur formation tout de suite », « avec des perspectives de vol relativement proches », expliquait Arnaud Prost à Sciences et Avenir(Nouvelle fenêtre) en octobre. De l’autre côté, les astronautes réservistes « n’ont pas un opportunité de vol identifiée à court terme » mais « vont se former progressivement » et peuvent être affectés à des « missions de courte durée si l’Etat membre, qui correspond à la nationalité [de l’astronaute], a envie de saisir une opportunité ».

« Très fier des mes nouveaux collègues Sophie et Arnaud !!! », avait écrit sur les réseaux sociaux Thomas Pesquet, le 23 novembre 2022, après l’annonce de leur sélection. La sélection d’Arnaud Prost « prouve l’excellence des armées françaises sur le spatial ! », s’était félicité Sébastien Lecornu(Nouvelle fenêtre), alors ministre des Armées.

Il est pilote de chasse

Entrée dans l’armée à 20 ans, Arnaud Prost a commencé au 1errégiment de hussards parachutistes de 2012 à 2013. Il a ensuite été ingénieur pour la division Espace et Innovation de la Compagnie maritime d’expertise à Marseille, de 2015 à 2016, où il devient plongeur professionnel, travaillant notamment sur des simulations de sorties spatiales extravéhiculaires (EVA) en milieu sous-marin.

Au sein de la direction générale de l’Armement, dès 2017, il réalise un détachement au sein de l’Armée de l’air et de l’espace et devient officiellement pilote de chasse en 2020. Dans la foulée, il rejoint le centre d’essais en vol à Istres (Bouches-du-Rhône), qui « joue un rôle essentiel dans le développement des équipements aéronautiques civils et militaires », explique le site du ministère des Armées. « Depuis ce moment, je travaille dans l’équipe Rafale », a-t-il relaté dans une vidéo pour la direction générale de l’Armement. Il y travaille sur les interfaces homme-machine du Rafale, détaille l’ESA.

Arnaud Prost devient en 2023 pilote opérationnel sur l’avion de mission E-3F, l’Awacs français, colosse de 44 mètres d’envergure et de 46 mètres de long. Cet avion militaire est surmonté d’un disque de neuf mètres de diamètre abritant un double radar lui permettant de mener une surveillance à 360° sur une très large zone d’environ 400 km.

L’appareil se trouve « au cœur des missions permanentes de l’Armée de l’air et de l’espace : la protection de l’espace aérien, l’intervention et la dissuasion », selon le ministère des Armées(Nouvelle fenêtre), qui précise qu’il peut également participer à des missions de « surveillance d’événements à haute visibilité », comme des sommets internationaux réunissant des chefs d’Etat.

Il est passé par la même école que Thomas Pesquet (et Sophie Adenot)

Arnaud Prost a été diplômé en 2017 de l’Isae-Supaero à Toulouse (Haute-Garonne), prestigieuse école qui vu s’asseoir sur ses bancs les astronautes Thomas Pesquet et Sophie Adenot. Mais ils ne sont pas les seuls voyageurs de l’espace à avoir connu ses murs : les Français Jean-François Clervoy et Philippe Perrin sont passés par là, comme les Italiens Luca Parmitano et Samantha Cristoforetti. Sans oublier Anthea Comellini, également astronaute réserviste de l’ESA, issue de la même promotion qu’Arnaud Prost et Sophie Adenot.

L’Isae-Supaero se classe en 2026 à la 7e place du classement des écoles d’ingénieurs post-prépa du Figaro. En 2025, elle a fait son entrée dans le top 50 mondial du classement de Shanghai en ingénierie aérospatiale, arrivant à la 49e position. Comment expliquer que tant d’astronautes soient passés par cette case ? Olivier Lesbre, directeur général de l’établissement, a rappelé en 2022 à 20Minutes que l’école avait créé une formation centrée sur le secteur spatial dès la fin des années 1970. Cette section couvre désormais l’ensemble du « catalogue des disciplines du spatial ».

En parallèle de son cursus à l’Isae-Supaero, Arnaud Prost a été diplômé d’un master en astrophysique, sciences de l’espace et planétologie à l’université Paul-Sabatier de Toulouse. Mais avant ces établissements, Arnaud Prost est passé par l’école polytechnique, avec un stage de fin d’études au célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, en 2015. Il travaillait au sein de l’équipe EDL, pour « Entry, Descent and Landing » (« Entrée, descente et atterrissage »). Il s’agit des scientifiques « qui s’occupent de faire en sorte que les rovers envoyés sur Mars puissent se poser dans de bonnes conditions à l’endroit où on les attend », a-t-il expliqué, en 2025, dans un entretien au ministère des Armées. Il avait travaillé sur un modèle de rover alors appelé « Mars 2020 », qui s’est ensuite appelé Perseverance et se trouve sur la planète rouge depuis 2021.

Il est sportif tout terrain

Arnaud Prost pratique des sports dans divers environnements. Il tutoie les nuages : parachutiste sportif, il a à son actif quelque 200 sauts en chute libre. Il est aussi à l’aise sur le plancher des vaches : passionné de rugby, auquel il a joué pendant une vingtaine d’années, il cite le légendaire rugbyman britannique Jonny Wilkinson comme l’un de ses modèles.

S’il apprécie l’altitude et la terre ferme, les activités sous l’eau, comme l’apnée, arrivent en tête de ses sports préférés. L’instructeur de plongée présente Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne comme son livre de chevet, et Le Grand Bleu de Luc Besson comme son film préféré. L’astronaute a annoncé sur Instagram, en avril, avoir rejoint « l’équipe encadrante du bassin d’entraînement » du centre d’entraînement des astronautes européens à Cologne, en Allemagne. « En parallèle de mes propres entraînements, je suis donc parfois responsable de la sécurité de mes camarades », a-t-il expliqué.

Dans l’armée, son call sign, c’est-à-dire son surnom radio d’aviateur, est « Bubble » (« Bulle »). « Parce que visiblement je parle plus souvent de plongée que d’aéronautique », concède-t-il dans une vidéo pour l’Armée de l’air et de l’espace. Etonnant comme petit nom pour une personne qui semble tout faire, sauf buller.

Source : Franceinfo.fr par Louis San / Photo : PIERRICK DELOBELLE / MAXPPP
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.franceinfo.fr/sciences/espace/quatre-choses-a-savoir-sur-arnaud-prost-l-astronaute-francais-qui-va-participer-en-2027-a-une-mission-a-bord-de-la-premiere-station-spatiale-privee_8040890.html
https://cnes.fr/dossiers/arnaud-prost
https://www.franceinfo.fr/sciences/espace/c-est-un-reve-d-enfant-se-rejouit-l-astronaute-francais-arnaud-prost-qui-partira-dans-l-espace-en-2027_8041667.html
https://www.leparisien.fr/sciences/quest-ce-que-haven-1-cette-station-spatiale-privee-vers-laquelle-doit-voler-lastronaute-francais-arnaud-prost-02-06-2026-DFR5RHBMBRGWHAUPMFYC3MKS5M.php
https://www.lamontagne.fr/avord-18520/actualites/qui-est-arnaud-prost-astronaute-de-reserve-et-pilote-d-awacs-a-la-base-aerienne-d-avord-qui-va-s-envoler-dans-l-espace-en-2027_14997355/

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