Gendarmerie nationale : L’adjudant Éric Comyn tué après un refus d’obtempérer à Mougins !

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Gendarmerie nationale : L’adjudant Éric Comyn tué après un refus d’obtempérer à Mougins !

Gendarme tué dans les Alpes-Maritimes : le suspect mis en examen et placé en détention provisoire

Le suspect a été mis en examen pour meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il avait été interpellé dans la nuit de lundi à mardi.

L’automobiliste soupçonné d’avoir mortellement renversé un gendarme lundi 26 août à Mougins (Alpes-Maritimes) a été mis en examen pour meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique et placé en détention mercredi, annonce le parquet de Grasse.

Le suspect a dit l’avoir « percuté involontairement et, pris de panique, avoir quitté les lieux » du drame, une bretelle de l’autoroute A8 sur la commune de Mougins.

Mardi, le parquet de Grasse avait indiqué que le suspect, âgé de 39 ans, comptait dix condamnations à son casier judiciaire pour « des infractions à la circulation routière » mais aussi « des atteintes aux personnes ». Après son interpellation à Cannes, dans la nuit de lundi à mardi, le chauffard avait été testé positif à un dépistage d’alcoolémie.

« La France a tué mon mari »

« La France a tué mon mari » par son « excès de tolérance », avait accusé plus tôt mardi la veuve du gendarme tué, lors d’une cérémonie en hommage à son mari à Mandelieu-La Napoule, la commune où était basé le peloton motorisé auquel il appartenait.

Douleur et vive émotion à la suite du décès de notre camarade du peloton motorisé de Mandelieu-la-Napoule, mortellement percuté par un véhicule en fuite.
Nos sincères condoléances et tout notre soutien à sa famille, à ses proches et à ses camarades.
Gendarmerie nationale – https://x.com/Gendarmerie/status/1828185358590451950

 

Source : Franceinfo.fr / Photo : © Radio France – Matthieu Darriet – Archive
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/gendarme-tue-dans-les-alpes-maritimes-le-suspect-mis-en-examen-et-place-en-detention-provisoire_6750142.html
https://www.lefigaro.fr/nice/la-france-a-tue-mon-mari-derriere-la-colere-de-la-veuve-du-gendarme-tue-a-mougins-un-appel-au-sursaut-20240828
https://www.huffingtonpost.fr/faits-divers/article/gendarme-tue-a-mougins-le-suspect-affirme-avoir-percute-involontairement-eric-comyn-clx1_238894.html
https://x.com/Gendarmerie/status/1828185358590451950

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Hélicoptères d’attaque : Abandonner cette composante serait « dangereux » pour le CEMAT…

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Hélicoptères d’attaque : Abandonner cette composante serait « dangereux » pour le CEMAT…

Général Schill : Abandonner les hélicoptères d’attaque au regard d’une « expérience contingente » serait « dangereux »

Il peut être hasardeux de tirer des conclusions définitives à partir des retours d’expérience [RETEX] d’un conflit qui n’est pas encore terminé. Ainsi, durant les premiers mois de la guerre en Ukraine, le drone tactique turc TB-2, utilisé par les forces ukrainiennes, fut largement mis en avant et présenté comme étant un « game changer » grâce aux résultats qu’il avait permis d’obtenir face à l’armée russe. Mais cela n’aura finalement pas duré.

« Nous assistons chaque jour à une adaptation réactive permanente du glaive et du bouclier, de sorte que certaines capacités présentées comme emblématiques à tel ou tel moment de la guerre ne le sont plus. Le meilleur exemple en est le drone turc Bayraktar TB2, dont on parlait beaucoup il y a un an et qui a totalement disparu du narratif, parce qu’une parade a été trouvée pour en limiter l’efficacité », fit en effet valoir le général Jacques Langlade de Montgros, le Directeur du renseignement militaire [DRM], lors d’une audition parlementaire, en juillet 2023.

Cela étant, fin 2022, le ministère japonais de la Défense évoqua l’idée de retirer du service ses hélicoptères de reconnaissance et d’attaque [soit 12- AH-64D Apache, 47 AH-1S Cobra et 33 Kawasaki OH-1] pour les remplacer par des drones tactiques. Cette orientation avait été suggérée par l’attrition importante des Kamov Ka-52 russes en Ukraine.

En février dernier, l’US Army mit prématurément un terme à son programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft], qui visait à développer un hélicoptère de reconnaissance et d’attaque pouvant voler à la vitesse de 370 km/h et susceptible d’évoluer en mode autonome pour des missions dans des milieux fortement contestés. Le tout en ayant la capacité de mettre en œuvre des drones.

« En examinant le programme FARA à la lumière des nouveaux développements technologiques, de l’évolution du champ de bataille et des projections budgétaires actuelles, il a été estimé que les capacités accrues qu’il offrait pourraient être obtenues de manière plus abordable et plus efficace en s’appuyant sur une combinaison » de différents équipements, comme les drones et les moyens spatiaux, fit alors valoir l’US Army, qui avait mis le remplacement de ses hélicoptères OH-58D Kiowa et d’une partie de ses AH-64 Apache au premier rang de ses priorités en 2020.

En France, la question de l’avenir de l’hélicoptère de reconnaissance et d’attaque fut posée par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, en février 2023, alors que le projet de porter le Tigre au standard MK3 était fragilisé par le choix de l’Allemagne de s’en retirer.

« L’hélicoptère Tigre continuera de voler jusqu’en 2040/45. Après, le vrai sujet, c’est le saut technologique. J’ai demandé […] aux armées de regarder si ce qui est imaginé pour le standard 3 correspond bien à ce qu’on veut technologiquement. […] Est-ce qu’on n’aura pas un super hélicoptère déjà démodé [avec les drones]? J’assume poser la question publiquement », avait déclaré le ministre. Finalement, l’Aviation légère de l’armée de Terre devra se contenter de seulement 42 Tigre portés au standard Mk2+ sur les 67 exemplaires qu’elle possède.

De son côté, la British Army n’a jamais exprimé de doute sur l’utilité de ses AH-64E Apache / Guardian, expliquant qu’il suffisait d’adapter leur emploi aux nouvelles réalités du champ de bataille. Même chose pour la Pologne, qui a récemment confirmé l’achat de 96 appareils de ce type, ou encore pour la Corée du Sud, qui envisage de doubler sa flotte.

Certes, depuis le 24 février 2022, les forces russes ont perdu au moins 91 hélicoptères d’attaque. Mais cette attrition au combat a surtout été constatée durant les dix premiers mois de la guerre.

« Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, il y a eu au moins 23 pertes vérifiées d’hélicoptères d’attaque russes Ka-52. Cela représente plus de 25 % de la flotte en service au sein des forces aériennes russes, qui en comptaient alors 90 [exemplaires] et près de la moitié des pertes totales d’hélicoptères russes », avait souligné le ministère britannique de la Défense [MoD], en octobre 2022.

Par la suite, beaucoup d’hélicoptères d’attaque russes [Mi-28, Ka-52, Mi-35M] ont été détruits ou endommagés au sol… Cela a été le cas pour une quinzaine de Ka-52, selon les données compilées par Oryx.

L’hélicoptère de reconnaissance et de combat en question ?

Dans le numéro 0 de Combats Futurs, un revue publiée par le Commandement du Combat Futur [CCF], le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill a abordé la question de l’avenir de l’hélicoptère de reconnaissance et de combat.

« Dans le conflit ukrainien, il est clair que les progrès de la défense sol-air ont été plus rapides que ceux des moyens de pénétration aériens. Dans les phases tactiques, les moyens défensifs l’emportent sur les moyens offensifs conventionnels. […] Les belligérants contournent ce blocage par l’emploi massif de drones de taille, portée et mission différentes. Est-il pour autant pertinent d’en tirer la conclusion définitive de l’obsolescence des moyens aériens traditionnels [hélicoptères d’attaque ou avions de chasse] ? Je ne le pense pas », a affirmé le général Schill.

Cependant, a-t-il admis, « il est certain que dans un conflit de haute intensité marqué par des espaces de densité de défense sol-air, les hélicoptères sont plus vulnérables ». Toutefois, a poursuivi le CEMAT, le « sujet est plus complexe qu’une simplification qui s’arrête aux images de STRATCOM [communication stratégique, ndlr] qui montraient des destructions d’hélicoptères russes au début de la guerre ».

Ainsi, les RETEX « expliquent qu’après une phase initiale qui a vu leur disparition presque totale du champ de bataille, les hélicoptères d’attaque sont désormais utilisés efficacement en défensive pour interdire toute approche de blindés de la ligne des contacts. Ce fut notamment le cas lors de la contre-offensive ukrainienne de l’été 2023 au cours de laquelle les hélicoptères antichar russes ont joué un rôle majeur », a expliqué le général Schill.

En outre, a-t-il fait observer, peu d’armées possèdent et « savent utiliser » les hélicoptères d’attaque. « Il serait donc dangereux de mettre au rebut un type d’armement au regard d’une expérience contingente », a estimé le CEMAT. Et cela d’autant plus que « l’efficacité des armées continuera à reposer sur la combinaison des capacités – de toutes les capacités ».

« La complexité des matériels modernes impose par ailleurs une prudence dans les abandons capacitaires tant serait hasardeuse la recréation d’une capacité industrielle abandonnée », a encore insisté le général Schill.

Et de conclure : « Il est en tout cas certain que nous devons prendre en compte certaines évolutions et innovations. Je pense aux drones ou au binôme hélicoptère – drone par exemple qui sont des pistes indispensables à explorer ».

 

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : ALAT – Tigre EC-665 ALAT, Afghanistan 2011
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2024/08/25/general-schill-abandonner-les-helicopteres-dattaque-au-regard-dune-experience-contingente-serait-dangereux/
https://www.defense.gouv.fr/terre/nos-materiels/nos-equipements-terre/nos-helicopteres
https://www.opex360.com/2023/07/13/la-disponibilite-des-helicopteres-dattaque-tigre-de-lalat-a-progresse-significativement-depuis-2020/

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L’astronaute Thomas Pesquet, « colonel de réserve opérationnelle » de l’armée de l’air à Istres…

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L’astronaute Thomas Pesquet, « colonel de réserve opérationnelle » de l’armée de l’air à Istres…

Thomas Pesquet : nouveau réserviste opérationnel de l’armée de l’Air et de l’Espace

Engagé comme réserviste citoyen depuis 2017, Thomas Pesquet a franchi une étape supplémentaire en signant un contrat de réserviste opérationnel dans l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) ce jeudi 8 août.

L’astronaute français de l’European Space Agency (ESA – Agence spatiale européenne) Thomas Pesquet devient colonel de réserve opérationnelle au sein de la 31e escadre de ravitaillement et de transport stratégique (EARTS). Au-delà de son engagement citoyen, Thomas Pesquet portera désormais l’uniforme militaire et pilotera l’un des avions phares de l’AAE : l’A330 Phénix MRTT. Stationné sur la base aérienne (BA) 125 d’Istres, cet avion multirôle de dernière génération assure des missions de transport de personnel ou de matériel à longue distance, mais également de ravitaillement en vol d’autres avions.

Pilote chevronné, il mènera les mêmes missions que ses désormais frères d’armes de l’AAE. Mais son engagement ne s’arrêtera pas là. L’astronaute français mettra également ses compétences et son expérience à profit des missions spatiales de l’AAE, guidées par le Commandement de l’espace. Un engagement qui ne fera qu’amplifier les coopérations entre l’AAE, l’ESA et le Centre national d’études spatiales (CNES).

La réserve opérationnelle

La réserve opérationnelle de l’AAE est constituée d’hommes et de femmes issus du monde civil (avec ou sans passé militaire) et d’anciens militaires d’active qui ont souscrit un Engagement à servir dans la réserve (ESR). Elle a pour objet de renforcer les capacités militaires des forces armées dans de nombreux domaines.

L’AAE confie à ses réservistes les mêmes missions qu’à son personnel d’active, sur le territoire national et en opérations extérieures. Les réservistes opérationnels portent le même uniforme que le personnel d’active.

Aujourd’hui, la réserve opérationnelle de l’AAE compte plus de 5 000 Aviatrices et Aviateurs. Largement accessible, elle recrute dans de nombreuses spécialités telles que le pilotage d’aéronefs de tous types (chasse, hélicoptères, école, transport…), la communication, les ressources humaines, l’ingénierie aéronautique, le contrôle aérien, le renseignement…

La réserve citoyenne

La réserve citoyenne est uniquement composée de bénévoles titulaires d’un agrément de collaborateurs bénévoles du service public (CBSP). Les réservistes citoyens n’ont ni emploi ni affectation dans une unité militaire, mais sont rattachés à une formation administrative.

Leur action consiste essentiellement à diffuser l’esprit de Défense et à renforcer le lien entre la Nation et ses forces armées. Ils sont également des acteurs majeurs du devoir de mémoire.

L’armée de l’Air et de l’Espace comptabilise plus de 500 réservistes citoyens.

Source : Centre media du ministère des Armées – DICoD / Photo : © AAE
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/air/actualites/thomas-pesquet-nouveau-reserviste-operationnel-larmee-lair-lespace
https://www.ouest-france.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/thomas-pesquet-devient-pilote-reserviste-pour-la-plus-grande-base-de-larmee-de-lair-a-istres-474f5db0-5650-11ef-9a12-58a3dd767213
https://www.midilibre.fr/2024/08/09/thomas-pesquet-devient-colonel-de-reserve-operationnelle-de-larmee-de-lair-lastronaute-rejoint-la-base-distres-12133668.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Pesquet

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Dissuasion nucléaire : Analyse – Le tabou du sanctuaire territorial inviolable… ?

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Dissuasion nucléaire : Analyse – Le tabou du sanctuaire territorial inviolable… ?

Nucléaire : l’Ukraine teste les lignes rouges de la Russie

L’incursion ukrainienne se poursuit dans la région de Koursk en Russie, où Kiev affirme contrôler près de 1 000 kilomètres carrés. Une première dans l’histoire sur le sol d’une puissance dotée de l’arme nucléaire, comme l’explique notre journaliste Jean-Dominique Merchet

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reconnu que les forces de Kiev combattaient en Russie. En quoi consiste cette incursion ?

Le lundi 12 août, nous sommes au septième jour de l’opération ukrainienne. Cette incursion sur le territoire de la Fédération de Russie, dans l’oblast de Koursk, semble, d’après les informations toujours assez parcellaires que l’on a, être relativement stabilisée. Depuis mardi dernier, lorsque l’opération s’est déclenchée à la grande surprise générale, les forces armées ukrainiennes ont pénétré sur quelques dizaines de kilomètres dans la profondeur de la Russie et contrôleraient aujourd’hui environ 500 kilomètres carrés (1 000 km² selon les Ukrainiens, lundi soir).

C’est très peu en termes de superficie. 500 kilomètres carrés, c’est 2 % de la superficie de la région de Koursk. Donc, il ne s’agit pas d’une invasion ou d’une action à grande échelle. C’est d’une certaine manière la réponse du berger à la bergère après que la Russie a, elle, envahi près de 20 % du territoire de l’Ukraine.

Aujourd’hui, la situation sur le front, d’après ce qu’on comprend, ne bouge plus beaucoup. Les Russes ont visiblement réussi à stopper l’offensive ou alors l’offensive s’est arrêtée d’elle-même parce qu’il y a des problèmes logistiques, des problèmes de munitions, des problèmes de blessés. On ne sait pas trop. On sait que les Russes ont envoyé des renforts dans la région pour bloquer cette incursion.

Pourquoi l’Ukraine vient-elle de briser un tabou avec cette opération sur le sol russe ?

Il y a quelque chose de remarquable dans cette opération : c’est la première fois qu’une armée étrangère prend le contrôle d’une toute petite partie, mais d’une partie quand même, d’un État qui est un État doté de l’arme nucléaire. Et ça, c’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu. C’est comme si le Mexique prenait une petite partie des États-Unis. Donc, c’est une nouveauté. On n’avait jamais vu ça comme ça.

Cela veut dire que la dissuasion nucléaire, le fait de posséder l’arme atomique, ce qui est le cas de la Russie, évidemment, ne lui garantit pas absolument ce que les stratèges appellent la sanctuarisation de son territoire. La sanctuarisation, cela veut dire que le territoire national d’une puissance dotée de l’arme nucléaire est une sorte de sanctuaire inviolable. On ne peut pas pénétrer dessus de manière militaire pour l’envahir parce que, jusqu’à présent, on considérait que l’arme atomique, l’arme nucléaire, empêchait les autres pays de le faire. Depuis mardi dernier, on voit que ce n’est plus le cas.

Cela ne veut pas dire que tout l’ordre international, toutes les théories de la dissuasion nucléaire, sont obsolètes. Pas du tout. C’est simplement un fait nouveau qu’il faudra prendre le temps d’analyser, voir les conséquences. Il ne s’agit pas d’affoler les gens en disant que nous sommes à la veille d’une guerre nucléaire ou quoi que ce soit. Ce n’est absolument pas cela.

C’est simplement qu’on pensait qu’il y avait des lignes rouges et que cette ligne rouge, notamment l’inviolabilité du territoire de la Fédération de Russie, n’existe pas vraiment. Et que la dissuasion nucléaire n’a pas empêché l’Ukraine de prendre le contrôle temporairement d’une petite partie – on ne sait pas, parce que c’est toujours en cours – du territoire de la Fédération de Russie. C’est un fait nouveau, il va falloir l’analyser tranquillement, voir les conséquences. Mais c’était quelque chose qu’il fallait absolument, à mon avis, pointer.

Quelles pourraient être les conséquences de cette incursion ukrainienne ?

Ce qui a été fait une fois, en l’occurrence par l’Ukraine, sur le territoire de la Russie, on pourrait craindre que cela se fasse une seconde fois, une troisième fois, cette fois-ci, pourquoi pas par la Russie sur un de ses voisins. La grande crainte que tous les états-majors, tous les dirigeants politiques occidentaux ont, ce serait que la Russie, à l’abri de sa dissuasion nucléaire, cette fois-ci, décide une opération du type de ce que l’Ukraine est en train de faire dans la région de Koursk, par exemple en Estonie, par exemple dans la zone frontalière de la Lituanie et de la Pologne.

Pas quelque chose de massif, non, quelque chose sur quelques centaines de kilomètres carrés. En disant : « On va rester là, on n’ira pas plus loin, mais on va prendre des gages territoriaux sur un État voisin. » La grande différence, c’est que ces États voisins – l’Estonie, la Pologne, la Lituanie et la Roumanie – sont des pays membres de l’Otan. C’est-à-dire qu’ils sont en principe protégés par la garantie américaine, la garantie de la dissuasion nucléaire américaine et accessoirement française ou britannique. Cela changerait un peu la donne.

Mais on rentre vraiment dans quelque chose qu’on n’avait pas anticipé. On n’avait jamais vu le territoire d’une puissance nucléaire envahi par son voisin. Ça, c’est un fait. Et surtout, son voisin qui, lui, n’a pas l’arme nucléaire et ne fait pas partie d’une alliance nucléaire. Pour la Russie, c’est un défi, et pour les occidentaux, ça pourrait en être un.

Source : lopinion.fr – Jean-Dominique Merchet / Photo : © Canal+ Archives
Essai bombe atomique américaine – Projet Manhattan, Nouveau-Mexique
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.lopinion.fr/international/nucleaire-lukraine-teste-les-lignes-rouges-de-la-russie

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Collision entre deux Rafale : Un pilote et un instructeur morts, un rescapé, « lors d’une manœuvre de combat » !

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Collision entre deux Rafale : Un pilote et un instructeur morts, un rescapé, « lors d’une manœuvre de combat » !

Deux pilotes morts, un rescapé, enquête… ce que l’on sait de l’accident entre deux avions Rafale en Lorraine

Un pilote instructeur et son élève meurent dans la collision entre deux Rafale en Lorraine.
L
’accident est survenu en milieu de journée, mercredi, au-dessus d’une zone boisée de Meurthe-et-Moselle, ce qui a nécessité de longues recherches. Le pilote aux commandes de l’autre appareil a pu s’éjecter et être récupéré sain et sauf.

L’accident a eu lieu dans le secteur de Colombey-les-Belles.

Les deux pilotes disparus depuis la collision entre deux avions de chasse Rafale au-dessus d’une zone boisée en Lorraine, mercredi 14 août, sont morts, a annoncé le ministère des armées dans un communiqué publié en soirée. Ces deux militaires, un instructeur et son élève, se trouvaient à bord d’un appareil biplace.

Le pilote de l’autre avion « s’est éjecté et a été récupéré légèrement blessé par les secours », dit le communiqué qui précise que les deux appareils se sont percutés « lors d’une manœuvre de combat », à proximité de la commune de Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle).

« L’épave de l’autre Rafale biplace a, quant à elle, été repérée plus tard dans l’après-midi sur la commune d’Harmonville (Vosges) » à six kilomètres de Colombey-les-Belles, explique le ministère. « Sans nouvelle de l’équipage, d’importants moyens avaient été dépêchés sur place pour permettre de les retrouver », ajoute-t-il.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi en soirée, sur le réseau social X : « Nous apprenons avec tristesse les décès du capitaine Sébastien Mabire et du lieutenant Matthis Laurens, lors d’un accident aérien en mission d’entraînement en Rafale. La Nation partage la peine de leurs familles et frères d’armes de la Base aérienne 113 de Saint-Dizier [Haute-Marne]. »

« Des débris partout et en mille morceaux »

Les deux avions sont entrés en collision en milieu de journée, « au retour d’une mission de ravitaillement en Allemagne », avait annoncé l’armée de l’air sur X.

Le pilote, qui s’est éjecté avant le choc, a atterri en parachute près du stade de Colombey-les-Belles, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Benjamin Voinot, le maire de la commune, qui a participé aux recherches. Un appareil, carcasse encore fumante, avait été retrouvé dans une zone forestière. « Il y avait encore des petites flammes que les pompiers ont arrosées avec de la mousse », a-t-il précisé.

La structure de l’autre avion n’avait, en revanche, pas été retrouvée, des débris étant répartis sur une vaste zone. Le maire a précisé que le ciel était couvert de gros nuages au moment de la collision. « La visibilité était compliquée », a-t-il dit.

Alexis Valiton, un agriculteur âgé de 28 ans, a, lui aussi, participé aux recherches avec les secours après avoir entendu la collision et vu le pilote sortir des nuages en parachute. « Sur un bon hectare, il y a des débris partout et en mille morceaux, de la tôle, du plastique, des espèces de gros fusibles, il y a de tout », a-t-il déclaré à l’AFP.

L’armée a ouvert une enquête technique et administrative. Une autre, qui prendra plusieurs mois, sera confiée au Bureau enquête accident pour la sécurité de l’aéronautique d’Etat (BEA-E). Une investigation judiciaire devrait aussi être ouverte.

« Trois boules de feu »

L’accident s’est produit à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Nancy, tout près de la base aérienne de Nancy-Ochey et à la limite du département des Vosges. Les recherches du second appareil ont mobilisé 200 gendarmes et plus de 50 pompiers, selon les autorités. La zone avait été bloquée par les gendarmes, et des drones ainsi que des hélicoptères avaient été utilisés pour retrouver l’avion manquant, dans un secteur boisé dominé par une ligne à haute tension aux câbles apparaissant coupés, selon des journalistes de l’AFP.

« On a entendu un gros bruit, vers 12 h 30 peut-être. On entend souvent les avions passer, mais ça n’était pas le passage du mur du son, ça n’avait rien à voir », a témoigné, de son côté, Patrice Bonneaux, adjoint au maire de Colombey-les-Belles. « C’était un bruit bizarre, un bruit de percussion. J’ai supposé que deux avions s’étaient accrochés, mais on n’y croyait pas », a-t-il ajouté.

Samuel Gris, adjoint au maire de Thuilley (Meurthe-et-Moselle), et ancien infirmier dans l’armée de l’air, a raconté avoir entendu une explosion : « J’ai levé la tête et j’ai vu un avion en flammes tomber en vrille (…). J’étais stupéfait, démuni, on voit l’avion tomber, on ne peut rien faire. » Karine Legendre, une mère de famille qui circulait en voiture, a raconté à l’AFP avoir « vu trois boules de feu tomber du ciel ». « Et après on a vu une immense fumée noire. Ça m’a fait peur, je me suis demandé ce que ça pouvait être ».

Des accidents rares

Les accidents impliquant des Rafale sont relativement rares. Un appareil s’est écrasé en Corrèze en 2007, tuant son pilote, et deux autres se sont percutés au large de Perpignan en 2009, faisant un mort.

Fer de lance des exportations de l’industrie de défense française, le Rafale, entré en service en 2004 et construit par Dassault Aviation, est un avion multirôle, concurrent notamment du F-35 américain. Outre la France, sept pays ont des Rafale ou ont conclu des accords commerciaux pour en acquérir : l’Egypte, le Qatar, l’Inde, la Grèce, l’Indonésie, les Emirats arabes unis et la Croatie.

Dans son communiqué, l’armée de l’air a fait savoir que « l’escadron de transformation Rafale a pour mission principale la formation des pilotes et des navigateurs des forces armées françaises ».

Le capitaine Sébastien Mabire était pilote de chasse depuis 2013 et instructeur au sein de l’escadron de transformation Rafale 3/4 « Aquitaine » depuis août 2022, a précisé l’armée de l’air et de l’espace sur X. Le lieutenant Matthis Laurens, pilote de chasse breveté en 2021, était affecté sur Rafale au sein du régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niémen » depuis novembre 2023 et poursuivait son instruction au sein de l’escadron de transformation Rafale 3/4 « Aquitaine », selon la même source.

Le ministre des armées, Sébastien Lecornu, se rendra jeudi à la base aérienne 113 de Saint-Dizier pour une visite hors presse, a précisé le ministère.

Source : LeMonde.fr avec AFP / Photo : © AFP / Guillaume SOUVANT
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/08/14/deux-avions-militaires-impliques-dans-un-accident-en-meurthe-et-moselle-les-pilotes-recherches_6280762_3224.html
https://dicod.hosting.augure.com/Augure_Dicod/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={38b459cb-5efb-4784-bbfa-8e806bd04b75}
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/des-debris-partout-les-temoins-du-crash-mortel-entre-deux-rafale-en-meurthe-et-moselle-racontent_AV-202408150174.html
https://www.cnews.fr/france/2024-08-15/meurthe-et-moselle-ce-que-lon-sait-de-laccident-entre-deux-rafale-qui-coute-la-vie

 

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