Noël en Jordanie : Emmanuel Macron aux côtés des militaires de l’opération Chammal engagés contre les djihadistes de l’EI

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Noël en Jordanie : Emmanuel Macron aux côtés des militaires de l’opération Chammal engagés contre les djihadistes de l’EI

Emmanuel Macron en Jordanie : l’opération Chammal se poursuit pour traquer les djihadistes de l’EI

Emmanuel Macron est sur la base aérienne projetée en Jordanie aux côtés des troupes françaises. Les militaires tricolores ont échangé jeudi soir le traditionnel repas de Noël avec le chef de l’État. Un peu de fête pour ces soldats engagés dans l’opération Chammal qui lutte contre l’État islamique en zone irako-syrienne.

Emmanuel Macron a salué jeudi l’engagement des troupes françaises au Proche et Moyen-Orient et évoquant l’Ukraine, martelé que les Occidentaux ne pouvaient « laisser la Russie gagner », devant les forces françaises stationnées en Jordanie.

Le chef de l’État a ensuite rejoint en avion les 350 militaires français engagés dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) depuis une base jordanienne. Saumon fumé, foie gras, volaille aux morilles et bûche chocolat noisette : le chef des cuisines de l’Élysée a mis les petits plats dans les grands pour le dîner de Noël avec les troupes. Ces militaires font partie de l’opération Chammal qui compte aussi 250 hommes en Irak et Syrie et constitue le volet français de la coalition internationale lancée en 2014 contre l’EI et coordonnée par Washington.

Des missions de soutien aux troupes irakiennes

Les quatre rafales, positionnés sur la base aérienne projetée en Jordanie, mènent aujourd’hui très peu de frappes comparé aux quatre premières années de l’opération Chammal où près de 1.500 raids aériens ont été conduits par les aviateurs français. Au total, la France a participé à hauteur de 10% des frappes de la coalition anti-Daech.

Elle a été directement impliquée avec des troupes au sol dans la reprise de villes clés comme Mossoul ou Raqqa. Depuis, l’État islamique a été disloqué et les terroristes sont retournés à la clandestinité. Désormais, les 350 militaires français présents dans le royaume hachémite pilotent surtout des missions de soutien aux troupes irakiennes.

Trois militaires français morts en Irak l’été dernier

L’opération Chammal se décline aussi pour l’armée de Terre en Irak. 600 militaires français y sont déployés dont une centaine de forces spéciales. Ils forment l’armée irakienne pour la rendre autonome dans sa lutte contre le terrorisme. Les menaces sont nombreuses : embuscades, engins explosifs improvisés… Les risques omniprésents. L’été dernier, trois militaires français sont morts en Irak en l’espace de dix jours.

Source : europe1.fr par William Molinié / Photo : LUDOVIC MARIN / AFP
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.europe1.fr/international/emmanuel-macron-en-jordanie-loperation-chammal-se-poursuit-pour-traquer-les-djihadistes-de-lei-4221437
https://www.ouest-france.fr/politique/defense/emmanuel-macron-aupres-des-troupes-francaises-de-jordanie-4ef6d7f2-9ff6-11ee-9839-768f8ee105c7
https://www.ledauphine.com/defense-guerre-conflit/2023/12/21/macron-fete-noel-avec-les-forces-francaises-en-jordanie
https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/reportage-on-sait-qu-on-a-une-grande-responsabilite-en-jordanie-immersion-avec-les-pilotes-d-une-base-aerienne-francaise_6258561.html

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Mer Rouge : « Prosperity Guardian » coalition de 10 pays, Etats-Unis, France, Royaume-Uni… contre les attaques Houthis

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Mer Rouge : « Prosperity Guardian » coalition de 10 pays, Etats-Unis, France, Royaume-Uni… contre les attaques Houthis

Mer rouge : Les Etats-Unis annoncent une coalition de 10 pays, dont la France, contre les attaques des Houthis

Cette coalition sera chargée de sécuriser une zone ciblée par les rebelles yéménites, qui menacent le commerce mondial. La cavalerie arrive. Le ministre américain de la Défense a annoncé lundi la formation en mer Rouge d’une coalition de 10 pays, afin de faire face aux attaques répétées des Houthis contre des navires que ces rebelles yéménites considèrent comme « liés à Israël ».

Outre les Etats-Unis, Lloyd Austin a indiqué dans un communiqué que la France, le Royaume-Uni, Bahreïn, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, et les Seychelles prendraient part à cette coalition.

« L’escalade récente des attaques irresponsables des Houthis en provenance du Yémen menace la libre circulation du commerce, met en danger la vie de marins innocents et viole le droit international », a-t-il déclaré. « C’est pourquoi aujourd’hui j’annonce l’établissement de l’opération Prosperity Guardian », a ajouté le chef du Pentagone.

En visite en Israël, Lloyd Austin avait plus tôt appelé l’Iran à cesser son « soutien » aux opérations des Houthis contre les navires commerciaux, à l’issue d’entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Israël ne fait pas partie des Etats mentionnés par le chef du Pentagone comme faisant partie de la coalition en mer Rouge.

En 2019, Washington avait lancé une coalition navale pour protéger le transport maritime dans les eaux du Golfe, après une série d’attaques attribuées par les Etats-Unis à l’Iran, qui niait en être à l’origine.

Transit suspendu

Plus tôt lundi, les Houthis avaient revendiqué de nouvelles attaques en mer Rouge visant deux navires « liés à Israël ». Les Houthis ont affirmé dans un communiqué avoir « mené une opération militaire contre deux navires liés à l’entité sioniste à l’aide d’hydravions », identifiant les navires pris pour cible comme étant le M/T Swan Atlantic et le MSC Clara.

Le propriétaire du navire norvégien M/T Swan Atlantic a reconnu que le tanker avait été touché par un « objet non identifié ». « Heureusement les membres de l’équipage indien n’ont pas été blessés et, selon eux, le bateau a subi des dégâts limités », a précisé l’armateur norvégien Inventor Chemical Tankers dans un communiqué.

Dans l’immédiat, les géants du transport maritime désertent le passage par le détroit stratégique de Bab al-Mandeb, qui sépare la péninsule arabique de l’Afrique, et par lequel transite 40 % du commerce mondial.

Suivant l’exemple de nombreux armateurs, le géant britannique des hydrocarbures BP et le géant taïwanais du transport maritime Evergreen ont ainsi annoncé suspendre tout transit en mer Rouge à cause des attaques à répétition.

En fin de semaine dernière, le Danois Maersk, l’Allemand Hapag-Lloyd, le Français CMA CGM et l’Italo-suisse MSC avaient fait savoir ces derniers jours que leurs navires n’emprunteraient plus la mer Rouge « jusqu’à nouvel ordre », au moins jusqu’à lundi ou jusqu’à ce que le passage « soit sûr ». La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a estimé dimanche que ces attaques « ne peuvent rester sans réponse ».

« Aucun lien avec Israël »

Contrôlant une bonne partie du Yémen, les Houthis ont prévenu qu’ils viseraient des navires naviguant au large des côtes du pays s’ils sont des liens avec Israël, en riposte à la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Plusieurs missiles et drones ont été abattus par des navires de guerre qui patrouillent dans la zone.

La mer Rouge est une « autoroute de la mer » reliant la Méditerranée à l’océan Indien, et donc l’Europe à l’Asie. Environ 20.000 navires transitent chaque année par le canal de Suez, porte d’entrée et de sortie des navires passant par la mer Rouge.

« Le bateau n’a aucun lien avec Israël que ce soit du côté de son propriétaire (norvégien) que de la gestion technique (singapourien) ou de son chargement », a souligné le propriétaire du navire norvégien du M/T Swan Atlantic, précisant que le tanker se rendait de France métropolitaine à la Réunion. Il est désormais sous la protection de la marine américaine.

S’ils ne transitent plus par le canal de Suez et la mer Rouge, les navires doivent contourner l’Afrique et passer par le Cap de Bonne-Espérance, ce qui va considérablement rallonger les trajets.

Pour relier Rotterdam à Singapour, le détour rallonge le voyage de 40 %, passant d’à peu près 8.400 milles marins (15.550 km) à 11.720 milles (21.700 km), selon le cabinet S&P Global. Plusieurs navires, notamment de Maersk et de MSC, ont déjà emprunté ce chemin ces derniers jours, détaille-t-il.

Source : 20minutes.fr avec AFP / Photo : US Navy
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.20minutes.fr/monde/4067386-20231219-mer-rouge-etats-unis-annoncent-coalition-10-pays-dont-france-contre-attaques-houthis
https://dicod.hosting.augure.com/Augure_Dicod/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={53ceccc0-0f86-4c9e-9fdf-f0a3dd2fc90c}
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/commerce-maritime-mondial-les-houthis-sement-une-peur-bleue-en-mer-rouge-20231218_5E3SPRJONNCNZO5XMX57HHZFSI/
https://www.lefigaro.fr/international/mer-rouge-les-attaques-des-houthis-constituent-une-menace-pour-la-libre-circulation-du-commerce-mondial-alerte-le-pentagone-20231219

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Russie : Faiblesses de l’Occident et guerre entre Hamas et Israël… Un contexte favorable pour Poutine face à l’Ukraine

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Russie : Faiblesses de l’Occident et guerre entre Hamas et Israël… Un contexte favorable pour Poutine face à l’Ukraine

Guerre en Ukraine : Entre faiblesse de l’Occident et guerres horizontales, Poutine se refait une beauté

Contexte avantageux : Le président russe Vladimir Poutine à une réunion avec les juges de la Cour constitutionnelle, à l’extérieur de Moscou, le 12 décembre 2023.

  • Vladimir Poutine se prête au jeu de la conférence de presse jeudi, une première depuis le début de la guerre en Ukraine.
  • Le président russe tire profit du contexte international sur l’aide à l’Ukraine et les guerres parallèles.
  • Deux experts nous expliquent pourquoi l’événement prend place dans un contexte plus que favorable pour le Kremlin.

C’est la course aux financements américains et européens du côté de Kiev. Et la course contre la montre pour Washington. Moscou s’en frotte les mains. Le contexte est parfait pour Vladimir Poutine et sa conférence de presse organisée jeudi, la première depuis le début du conflit. Même si l’exercice sera davantage un simulacre qu’une réelle confrontation à la presse et au peuple russe, il permettra au chef d’Etat de mettre en scène sa toute-puissance face à un Occident qu’il considère comme faible.

Des blocages qui tombent à pic pour Moscou

Le Congrès ne parvient pas à se mettre d’accord sur une nouvelle enveloppe d’aide à l’Ukraine. Sans consensus d’ici vendredi, date du départ en vacances des parlementaires, les Etats-Unis seront à court d’argent pour porter soutien à l’armée ukrainienne. Côté européen, l’adhésion à l’UE et l’approbation d’une aide européenne de 50 milliards d’euros seront au menu d’un sommet à Bruxelles jeudi et vendredi. Mais ça coince au niveau de la Hongrie.

Un terrain favorable pour Moscou. Vladimir Poutine « se sent enhardi par ce qu’il perçoit comme une faiblesse de l’Occident » à savoir le blocage du Congrès américain mais aussi celui du dirigeant hongrois Viktor Orban, analyse Nicolas Tenzer, spécialiste des questions stratégiques et internationales et enseignant à Sciences po. Cela traduit, pour le chef d’Etat russe, « une certaine mollesse dont il va tenter de profiter un maximum en attaquant vivement l’Ukraine et en continuant de propager sa propagande pour saper le moral », ajoute le chercheur. La capitale ukrainienne est ainsi la cible d’une recrudescence d’attaques. Mercredi matin, 53 personnes ont été blessées dans une attaque nocturne de missiles. Moscou veut ainsi frapper fort au moment où la capacité des Occidentaux de soutenir l’Ukraine semble faiblir, après deux ans de guerre.

Un contexte international avantageux pour Poutine

« Poutine profite aussi des guerres horizontales », à savoir le conflit au Haut-Karabagh, celui entre le Venezuela et le Guyana ou encore le comportement de la Serbie, ajoute Nicolas Tenzer. La multiplication des fronts ouverts, qui engagent, du reste, des pays alliés à la Russie, « renforce son idée qu’il peut continuer à mettre une pression maximum en Ukraine », martèle l’enseignant qui estime que Vladimir Poutine « est à la manœuvre derrière ces tensions » soulignant que « la concordance des facteurs est frappante ».

Indirectement, le conflit au Proche-Orient lui est aussi bénéfique, « un front hostile à l’Occident qui permet au chef d’Etat russe de se renforcer sur la guerre décisive : la guerre en Ukraine », poursuit Nicolas Tenzer. D’autant que la guerre entre le Hamas et Israël « fait passer l’Ukraine au second plan dans les priorités du gouvernement américain », abonde de son côté Cyrille Bret, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors, spécialisé sur la Russie. En parallèle de ces tensions internationales, les élections américaines ou encore la relance économique de l’Asie font partie, là aussi, des facteurs « exogènes favorables à la stratégie » de Vladimir Poutine, résume-t-il.

Un rapport de force favorable à l’armée russe sur le terrain

Volodymyr Zelensky a beau faire le tour des Etats-Unis pour tenter de convaincre le Congrès de voter pour une nouvelle enveloppe d’aide, l’incertitude reste entière. Pourtant, « on ne peut pas gagner sans aide », a rappelé le président ukrainien. En effet, « les Russes reprennent le dessus sur le terrain en raison de la faiblesse des Occidentaux », constate Nicolas Tenzer. Ce blocage américain « change le rapport de force des Ukrainiens face aux Russes sur le terrain » où « une guerre statique » s’est mise en place avec « un rapport de force territoriale et stratégique figé » et qui peut durer « des années », analyse à son tour Cyrille Bret.

La contre-offensive militaire lancée en juin par l’armée ukrainienne n’ayant pas apporté les résultats espérés, Volodymyr Zelensky cherche à remobiliser ses alliés parmi lesquels des dissensions apparaissent. Mais pour Nicolas Tenzer, cette « faiblesse » de l’Occident « n’est pas nouvelle, il y a une forme d’irrésolution depuis le début de la guerre » de la part des alliés de l’Ukraine qui « n’ont pas donné suffisamment d’armes pour permettre de frapper ».

Gare néanmoins à se montrer trop défaitiste. La Russie est encore loin de crier victoire, un succès qui pourrait d’ailleurs prendre de nombreuses formes, du statu quo territorial à la non-adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et l’Otan. « Le discours défaitiste fait aussi partie d’une stratégie pour affaiblir le moral de l’adversaire. Vladimir Poutine joue aussi là-dessus pour faire passer ce message : l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre », met en garde Nicolas Tenzer.

Source : 20minutes.fr – Cécile De Sèze / Photo : AFP
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.20minutes.fr/monde/russie/4066530-20231214-guerre-ukraine-entre-faiblesse-occident-guerres-horizontales-poutine-refait-beaute
https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/direct-guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-en-position-de-force-il-repond-aux-questions-des-russes_LN-202312140369.html
https://www.lexpress.fr/monde/europe/ukraine-a-bruxelles-zelensky-en-quete-dun-encouragement-de-lue-Y7OUDRKCC5DTFCNKLIJ64FDDM4/

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Mer Rouge : La FREMM Languedoc abat deux drones venant du Yémen

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Mer Rouge : La FREMM Languedoc abat deux drones venant du Yémen

Mer Rouge : La frégate multimissions Languedoc a abattu deux drones hostiles lancés depuis le Yémen

Ces dernières semaines, plusieurs missiles et drones, lancés depuis des zones contrôlées par les rebelles Houthis [soutenus par l’Iran] au Yémen, ont été interceptés et détruits par des « destroyers » de ‘US Navy déployés en mer Rouge. Si, pour la plupart, ces attaques ont ciblé le sud d’Israël ainsi que des cargos et des pétroliers liés à des intérêts israéliens, il n’est pas exclu que certaines d’entre elles les aient visés sciemment, d’autant plus que, tant en Irak qu’en Syrie, des milices affiliées à Téhéran s’en prennent régulièrement aux emprises militaires américaines.

Cependant, le Pentagone n’est pas affirmatif… Toutefois, a-t-il encore fait valoir, le 4 décembre, de telles attaques « représentent une menace directe pour le commerce international et la sécurité maritime ».

Reste que, le 9 décembre, les Houthis ont amplifié leurs menaces en affirmant que si « Gaza ne reçoit pas la nourriture et les médicaments dont elle a besoin, tous les navires en mer Rouge à destination de ports israéliens, quelle que soit leur nationalité, deviendront une cible ».

C’est dans ce contexte que, ayant intégré l’initiative européenne EMASoH [European-led Maritime Awareness in the Straight of Hormuz – opération Agenor] le 1er décembre, après une escale aux Émirats arabes unis, la frégate multimissions [FREMM] Languedoc a abattu deux drones lancés depuis le Yémen.

« Le 9 décembre, la FREMM Languedoc […] a abattu deux drones qui se dirigeaient droit sur elle, en provenance des côtes du Yémen. L’interception et la destruction de ces deux menaces caractérisées ont eu lieu vers 21h30 puis vers 23h30 [heures françaises] à 110 km des côtes du Yémen, à hauteur de Al Hudaydah », a en effet affirmé l’État-major des armées [EMA]. Et d’ajouter que la frégate « opère en mer Rouge sous chaîne de commandement nationale ».

Cet incident fait écho aux propos qu’avait tenus l’amiral Christophe Prazuck, alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], en décembre 2017. « Je pense que nous ne sommes pas loin du jour où un missile antinavire sera tiré contre un bâtiment français », avait-il en effet « prophétisé », lors d’une audition parlementaire.

L’EMA n’a pas précisé les moyens utilisés pour abattre ces deux drones [des Samad-3?]. Pour rappel, outre ses capacités de lutte anti-sous-marine, de lutte anti-navire et de frappe contre la terre, une frégate multimissions est dotés d’une tourelle de 76 mm, de deux canons téléopérés de 20 mm et, surtout, de 16 missiles surface-air Aster 15 en silos [SYLVER A-43] qui, couplés au radar multifonctions Herakles, capable de détecter et de suivre jusqu’à 400 cibles maritimes et aériennes, peut intercepter tout aéronef [avion, drone et missile de croisière] représentant une menace jusqu’à plus de 30 km de distance et à une altitude de 13 km.

Cela étant, il n’est pas exclu que la FREMM Languedoc ait utilisé son canon de 76 mm pour abattre ces deux drones.

En effet, lors d’un exercice effectué dans le golfe de Gascogne en septembre 2022, avec la participation du centre d’essai des Landes [CEL] de la Direction générale de l’armement [DGA], la FREMM Bretagne avait lancé un Aster 15 [photo] pour détruire un premier missile « simulé » et utilisé son canon de 76 mm pour « traiter » le second. « Des leurres électromagnétiques ayant été simultanément déployés », avait précisé la Marine nationale, à l’époque.

Reste maintenant à voir quelles seront les conséquences diplomatiques et militaires de cet incident, dont le caractère intentionnel est fortement suggéré par l’EMA…

Le 7 décembre, le conseiller adjoint à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jon Finer, a accusé le Corps des gardiens de la révolution iranien de fournir une aide aux Houthis pour « planifier et mener des attaques de missiles et de drones contre Israël et des navires en mer Rouge ».

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : MARINE NATIONALE – Tir missile ASTER (Archive)
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2023/12/10/mer-rouge-la-fregate-multimissions-languedoc-a-abattu-deux-drones-lances-depuis-le-yemen/
https://dicod.hosting.augure.com/Augure_Dicod/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={6c2ea81b-36a0-4edf-b9f6-81df28c17456}
https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20231210-mer-rouge-une-fr%C3%A9gate-fran%C3%A7aise-a-abattu-deux-drones-venant-du-y%C3%A9men
https://www.ladepeche.fr/2023/12/10/une-fregate-francaise-abat-en-mer-rouge-deux-drones-venant-du-yemen-ce-quil-sest-passe-11632846.php

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Paris : Attaque mortelle au couteau près de la Tour Eiffel au cris de « Allah akbar » – Le Parquet antiterroriste saisi !

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Paris : Attaque mortelle au couteau près de la Tour Eiffel au cris de « Allah akbar » – Le Parquet antiterroriste saisi !

Ce que l’on sait de l’attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés hier soir à Paris, et de l’assaillant placé en garde à vue

Un suspect, connu des renseignements, a été interpellé sur les lieux, près du pont de Bir-Hakeim. Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

Une attaque mortelle au cœur de la capitale. Une personne a été tuée et deux autres blessées par un assaillant armé d’un couteau et d’un marteau, samedi 2 décembre, au niveau du pont de Bir-Hakeim à Paris. Un suspect a été interpellé sur les lieux et placé en garde à vue.
Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Le suspect, connu des renseignements, a passé quatre ans en prison pour un projet d’attaque en 2016. Il présente également des troubles psychiatriques. Voici ce que l’on sait des faits.

La victime tuée était un touriste allemand

« L’attaque s’est passée peu après 21 heures, entre le quai de Grenelle et Bir-Hakeim », un quartier très visité de Paris, proche de la tour Eiffel, a rapporté Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur les lieux dans la nuit de samedi à dimanche. Près de la station de métro Bir-Hakeim, « l’assaillant s’en est pris à un couple de touristes », a poursuivi le ministre de l’Intérieur. « L’homme est décédé sous les coups de couteau », puis l’homme armé « s’en est pris à la femme de ce touriste », qui a eu la vie sauve « grâce à un chauffeur de taxi qui a vu la scène ».

L’assaillant « s’est enfui », traversant le pont de Bir-Hakeim, décrit à franceinfo le maire du 15e arrondissement de Paris, Philippe Goujon. Là, il s’en est pris à deux autres passants avec un marteau, les blessant légèrement, « et il a été interpellé à ce moment-là par la police du 15e », explique l’élu. Une de ces deux victimes est blessée au niveau de l’œil, et l’autre est particulièrement « choquée », a affirmé Gérald Darmanin.

Le ministre de l’Intérieur a décrit l’homme tué comme un touriste allemand. Une source proche de l’enquête affirme à France Télévisions qu’il possédait également la nationalité philippine. Les deux blessés sont eux « en bonne santé », a précisé le ministre de la Santé Aurélien Rousseau sur France 3 dimanche, qui évoque des « traumatismes superficiels mais évidemment des traumatismes psychologiques ». Selon le parquet de Paris, un des blessés est un touriste anglais. L’autre est « un Français d’une soixantaine d’années », a précisé Gérald Darmanin.

L’assaillant est un Français fiché S, déjà condamné pour un projet d’attaque

Le suspect arrêté sur les lieux et placé en garde à vue s’appelle Armand R., un Français né en 1997 de parents iraniens. Il est fiché S, a précisé le parquet de Paris. Il avait été interpellé en 2016 pour un projet d’attaque à l’arme blanche dans le quartier d’affaires de La Défense, à Paris, selon une source policière à France Télévisions. Il avait été condamné à une peine de cinq ans de prison, dont quatre ans fermes, qu’il a purgée entre 2016 et 2020. La justice avait établi à l’époque qu’il était en relation avec un des membres du groupe islamiste Forsane Alizza, Maximilien Thibaut, un jihadiste parti combattre dans les rangs du groupe Etat islamique, et aujourd’hui mort.

Il « échangeait sur les réseaux avec beaucoup d’islamistes radicaux », note la même source policière auprès de France Télévisions. Parmi eux, Larossi Abballa, auteur de l’attentat de Magnanville en 2016, et Adel Kermiche, abattu après le meurtre du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) la même année. « Ça ne veut pas dire qu’ils étaient proches », nuance la même source.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant a prononcé les mots « Allah akbar » lors de l’attaque. Après son arrestation, Armand R. a déclaré aux policiers qu’il ne supportait plus « que des musulmans meurent tant en Afghanistan qu’en Palestine », et qu’il jugeait la France « complice de ce que faisait Israël » à Gaza, a rapporté Gérald Darmanin. Il a également tourné une vidéo avant les faits, qui est en cours d’exploitation.

Depuis sa sortie de prison, les activités informatiques d’Armand R. étaient suivies par la DGSI, selon une source policière à France Télévisions, mais elles n’étaient « pas inquiétantes ces derniers mois ». Le ministre de l’Intérieur a ajouté qu’Armand R. était également suivi pour des troubles psychiatriques très importants. Les autorités savaient qu’il avait arrêté le traitement qui lui avait été prescrit, ajoute cette même source policière.

Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête

Le Parquet national antiterroriste a annoncé, samedi soir, avoir ouvert une enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

La classe politique adresse ses condoléances et salue l’action des forces de l’ordre

Plusieurs personnalités politiques se sont exprimées sur X. Le président de la République Emmanuel Macron a adressé « toutes [ses] condoléances à la famille et aux proches du ressortissant allemand » et « pense avec émotion aux personnes actuellement blessées et prises en charge ». « Nous ne céderons rien face au terrorisme », a assuré la Première ministre Elisabeth Borne.

Des responsables politiques de droite ont salué le travail des policiers. « Je salue la réactivité des forces de l’ordre qui ont mis hors d’état de nuire l’assaillant », a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France. « Nos forces de l’ordre risquent chaque jour leur vie pour nous protéger. Immense reconnaissance », a écrit Eric Ciotti, président des Républicains.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a également remercié les forces de l’ordre « ayant rapidement stoppé ce soir l’auteur de ce qui est vraisemblablement une attaque meurtrière aux motivations islamistes ». « Horreur. Horreur. Horreur », a réagi Clémentine Autain, députée de La France insoumise, qui a exprimé son « empathie totale pour les proches de la victime assassinée et des blessés. »

Source : francetvinfo.fr avec AFP / Photo : DIMITAR DILKOFF / AFP
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/ce-que-l-on-sait-de-l-attaque-au-couteau-qui-a-fait-un-mort-et-deux-blesses-pres-de-la-tour-eiffel-a-paris_6221136.html
https://www.bfmtv.com/paris/attaque-a-paris-l-assaillant-etait-en-contact-avec-les-terroristes-de-magnanville-et-de-saint-etienne-du-rouvray_AV-202312030155.html
https://www.20minutes.fr/paris/4065141-20231203-attaque-terroriste-paris-victimes-assaillant-fiche
https://www.youtube.com/watch?v=Z0EcQTAnmxY
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/un-assaillant-a-tue-une-personne-et-blesse-une-autre-samedi-a-paris-et-aurait-crie-allah-akbar-20231202_EPB6SXON6NE35CTQQFKDHX4URM/

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