Réserve Opérationnelle : VULCAIN 25, un exercice de grande ampleur en Haute-Loire

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Réserve Opérationnelle : VULCAIN 25, un exercice de grande ampleur en Haute-Loire

VULCAIN 25 : Exercice d’envergure de la réserve opérationnelle
  • Du samedi 25 au vendredi 31 octobre 2025, l’Etat-Major Tactique de Réserve (EMT-R) de la 4e brigade d’aérocombat (4e BAC) réalisera un exercice en terrain libre en Haute-Loire (43).
  • VULCAIN 25 s’inscrit dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire impliquant l’Etat-Major de Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est (EMZDS-SE), les Délégations militaires départementales (DMD 43 et 63) et la chaîne de sécurité intérieure du département (Préfecture, communes, SDIS et gendarmerie).
  • Plus de 1000 militaires seront engagés, essentiellement des réservistes, 80 véhicules, 3 hélicoptères et des drones.
    (c) Dicod

VULCAIN 25, ou le réveil des réservistes

Haute-Loire : un millier de soldats réunis pour le plus grand exercice militaire de la réserve de l’armée de terre.

Un grand exercice militaire va durer une semaine à partir de ce samedi 25 octobre. Une partie de l’ouest de la Haute-Loire est concernée par l’arrivée d’un millier de soldats réservistes, son matériel et ses véhicules. Vulcain 2025 devrait entraîner plusieurs perturbations.

Un millier de militaires, 3 hélicoptères et 80 véhicules. L’exercice promet d’être impressionnant dans l’ouest de la Haute-Loire à partir de ce samedi 25 octobre et jusqu’au vendredi 31 octobre. Vulcain 2025 va occuper une partie de la zone entre Allègre, la Chaise Dieu, jusqu’au nord de Saugues et aux limites du Cantal et du Puy-de-Dôme. Géré par la 4eme brigade d’aérocombat de Clermont-Ferrand, cet entraînement d’ampleur pour les réservistes risque de provoquer plusieurs perturbations.

Entre 8h et 18h environ, pour simuler des combats, des tirs de munition d’exercice sont prévus, comme des vols en basse altitude d’hélicoptères. Des drones vont également être utilisés, entraînant également des nuisances sonores importants. Elles pourraient à la fois perturber le quotidien des habitants mais aussi des animaux. La chambre d’agriculture de la Haute-Loire appelle sur ses réseaux sociaux à la prudence et conseille aux éleveurs de rentrer leurs bêtes et d’éviter de les laisser proches des zones de passage de ces vols militaires.

Il s’agit du plus grand exercice militaire de la réserve de l’armée de terre organisé en France. Vulcain 25 doit permettre aux soldats de s’entraîner. D’abord sur des opérations de renseignement sur une menace terroriste, mais aussi sur la recherche d’objets suspects comme des colis piégés ou des explosifs. En écho aux tensions internationales, cet exercice de l’armée de terre vise à s’entraîner directement sur des combats avec groupes hostiles.

Pendant près d’une semaine sur place, les soldats seront amenés à se déplacer avec leurs véhicules sur les routes secondaires. Quelques ralentissements sont à prévoir. Certaines communes préviennent que des rues seront fermées. Des bâtiments publics seront également interdits au public, car réservés aux soldats durant toute la durée de l’exercice.

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Source : francebleu.fr par Emma Steven / Photo : Centre media du ministère des Armées – DICoD
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.francebleu.fr/infos/societe/haute-loire-un-millier-de-soldats-reunis-pour-le-plus-grand-exercice-militaire-de-la-reserve-de-l-armee-de-terre-5240675
https://meta-defense.fr/2025/10/27/vulcain-2025-equipements-garde-national/
https://www.brioude.fr/actualites-exercice-militaire-d-envergure–vulcain-25–a-brioude-525.html

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Union Nationale des Officiers de Réserve et des Organisations de Réservistes

Marc-Alexis Roquejoffre
Président IFIC

VULCAIN 25, ou le réveil des réservistes

Du 25 au 31 octobre 2025, la commune de Brioude, en Haute-Loire, accueille une opération majeure : l’exercice militaire VULCAIN 25, organisé sous la coordination de l’état-major tactique de réserve (EMT-R41) de la 4ᵉ briga­de d’aérocombat.

Cet entraînement d’envergure nationale mobilise plus de 1 000 militaires, dont près de 95 % sont des réservistes, sur le territoire du département.

https://www.linkedin.com/posts/unor_vulcain25-brioude-reservistes-activity-7388610074929188864-08SH?utm_source=social_share_send&utm_medium=android_app&rcm=ACoAAE6_zSoB4Ab6U2W7vwruayWdZ0Xs0T5_GHY

 

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Défense aérienne : Capacité européenne d’alerte avancée JEWEL, une volonté franco-allemande

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Défense aérienne : Capacité européenne d’alerte avancée JEWEL, une volonté franco-allemande

JEWEL : la France et l’Allemagne posent la première pierre d’une capacité européenne d’alerte avancée

Le 15 octobre 2025, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et Boris Pistorius, ministre fédéral allemand de la Défense, ont signé une lettre d’intention lançant l’initiative JEWEL (Joint Early Warning for a European Lookout). En complément, les ministres ont également signé un accord de coopération bilatérale dont l’objectif est d’accélérer la mise en service d’une capacité spatiale opérationnelle d’alerte avancée européenne à l’horizon 2030.

L’initiative JEWEL marque une étape décisive vers la construction d’une capacité européenne d’alerte avancée, complémentaire des systèmes américains. Elle contribuera à la défense aérienne et antimissile intégrée de l’OTAN, tout en renforçant le pilier européen de l’Alliance.

Dans la continuité des engagements pris lors du Conseil franco-allemand de Défense et de Sécurité réuni à Toulon le 29 août 2025, Catherine Vautrin et Boris Pistorius ont signé une lettre d’intention lançant l’initiative JEWEL. Cette initiative commune illustre la volonté partagée par la France et l’Allemagne d’équiper l’Europe de moyens souverains dans un domaine clé pour sa sécurité : la détection et l’alerte face aux menaces balistiques et hypersoniques.

En complément, les ministres ont posé les bases d’un accord de coopération bilatérale dont l’objectif est d’accélérer la mise en service d’une capacité spatiale opérationnelle d’alerte avancée européenne à l’horizon 2030. Cette première capacité, reposant sur des satellites géostationnaires français et allemands, complémentaires et interopérables, constituera la brique fondatrice de l’architecture globale esquissée par le projet ODIN’S EYE, soutenu par le Fonds européen de défense. L’accord organise également la création d’une interface commune qui assurera la mise en réseau des deux systèmes nationaux, facilitera l’échange de données en temps réel et préparera le renforcement de la capacité à travers de futures composantes européennes.

En lançant JEWEL, la France et l’Allemagne assument pleinement leur rôle moteur dans la construction d’une capacité européenne d’alerte avancée, combinant les moyens spatiaux, terrestres et de commandement au sein d’un dispositif entièrement européen et souverain. En renforçant le pilier européen de l’Alliance, cette initiative contribue à la défense antimissile de l’OTAN.

Les équipes française et allemande travailleront désormais à promouvoir l’initiative JEWEL auprès d’autres partenaires européens.

Qu’est-ce que l’alerte avancée ?

L’alerte avancée permet de détecter le lancement d’un missile, d’en suivre la trajectoire tout au long de son vol, de transmettre les données en temps réel aux centres de commandement, afin de déclencher des contre-mesures adaptées, y compris l’interception si elle est possible. Elle concourt également à la mission de connaissance et d’anticipation de la menace et permet l’imputabilité d’une potentielle agression.
Cette capacité repose sur plusieurs types de senseurs complémentaires (infrarouge, radar), pouvant être déployés dans l’espace et au sol. Ce dispositif peut également être renforcé par le déploiement de capacités de détection dans la très haute altitude, afin d’élargir, de compléter et d’affiner la surveillance de certaines zones géographiques critiques.

L’ensemble de ces capteurs alimente un système de commandement et de contrôle, destiné à traiter des données en temps réel. Ce système est capable d’analyser les menaces, d’émettre des alertes rapides et de coordonner les réponses.

Source : Centre media du ministère des Armées – DICoD / Photo : illustration M.HANS/MBDA
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/actualites/jewel-france-lallemagne-posent-premiere-pierre-dune-capacite-europeenne-dalerte-avancee
https://www.opex360.com/2025/09/01/paris-et-berlin-envisagent-de-developper-un-reseau-de-radars-terrestres-dalerte-avancee-via-le-projet-jewel/
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/capacite-spatiale-dalerte-avancee-la-france-et-lallemagne-saccordent-151764/

 

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Aviation : La Belgique reçoit ses premiers F35… La presse belge descend en flèche le Rafale français !

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Aviation : La Belgique reçoit ses premiers F35… La presse belge descend en flèche le Rafale français !

Défense : Avec ses avions F-35 américains, la Belgique dézingue la France et ses Rafale

« Un édito au vitriol contre la France et ses avions Rafale est sorti dans la presse belge, alors que le pays réceptionnait lundi ses premiers avions de chasse F-35 américains. »
La Belgique a réceptionné lundi ses trois premiers avions de combat F-35 A, provenant d’une commande de 34 appareils passée en 2018 auprès du constructeur américain Lockheed Martin.

L’événement n’est pas passé inaperçu en France, notamment en raison d’un édito au vitriol d’un conseiller au ministre de la Défense, paru dans le quotidien flamand De Standaard, qui tacle la France et son Rafale.

Certains passages ont même été partagés par le ministre de la Défense belge, Theo Francken, concernant non seulement la supériorité supposée du F-35, mais surtout la vision différente des deux pays sur le modèle de défense de l’espace aérien européen, la France étant qualifiée de « petit village gaulois ».

Une attaque en régle contre le Rafale et la vision française de la défense européenne, qui a mis la sphère militaire en PLS. La Belgique a réceptionné lundi ses trois premiers avions de combat F-35 A, provenant d’une commande de 34 appareils passée en 2018 auprès du constructeur américain Lockheed Martin. Ce dernier l’avait alors emporté face à Dassault et son Rafale. La Belgique a, depuis, lancé une nouvelle commande de 11 F-35 supplémentaires, encore au détriment du Rafale.

La réception de lundi s’est accompagnée d’un éditorial signé d’un conseiller au cabinet du ministre de la Défense belge, paru dans le quotidien flamand De Standaard, dézinguant le modèle français. Morceaux choisis : « Les F-35 belges seront technologiquement supérieurs à tout ce que l’armée de l’Air française peut offrir » ; « Sur le plan industriel, le F-35 peut être appelé encore plus européen que le Rafale, qui est tout simplement un produit français. »

Un avion à… 42.000 dollars l’heure de vol

Plusieurs passages de l’édito ont de surcroît été partagés par le ministre Theo Francken (membre de la N-VA, un parti nationaliste flamand) lui-même (qui a retiré ses publications depuis). Comme celui-ci : « Dans cette usine, Lockheed-Martin termine 15 F-35 par mois […] cela équivaut à la production annuelle totale du Rafale français ». Ou encore : « Un seul pays européen refuse catégoriquement d’entrer dans des cadres de coopération multinationale avec l’industrie de défense américaine : la France. À la manière d’un petit village gaulois entouré de Romains en colère, ce pays cherche à atteindre une autonomie nationale sur le plan de l’industrie de défense. Quel est le résultat de cet isolationnisme technologique ? Des systèmes d’armes plus coûteux et inférieurs, difficilement – voire pas du tout – intégrables avec ceux des alliés européens ».

La Belgique fait dorénavant partie des treize pays européens dotés de F-35. Le Danemark a notamment annoncé vendredi une nouvelle commande de 16 F-35, ce qui va porter à 43 le nombre d’avions américains de la flotte danoise (pour 3,88 milliards d’euros). Certes, la France peut paraître isolée en Europe avec son Rafale, même si d’autres pays de l’Union, la Grèce et la Croatie, ont aussi acquis des avions de chasse français.

Mais l’aviateur Xavier Tytelman, commentateur de l’actualité sur la défense, n’a toutefois pas manqué de relever un certain nombre de contre-vérités assénées dans cet édito polémique. Il a ainsi pointé sur X que « Dassault [va produire] 36 Rafale en 2026, pas « 15 par an », et est totalement ouvert aux partenariats industriels ». Précisément, l’avionneur, après avoir livré 13 Rafale en 2023, est monté à 21 livraisons en 2024 et doit atteindre 25 en 2025, avant de continuer à monter en cadence. Xavier Tytelman ajoute que « si la Belgique doit acheter 11 F35 de plus, c’est parce que l’avion ne vole même pas 190 heures chaque année (contre un objectif de 230), nécessitant d’accroître la flotte », et « à 42.000 $ l’heure de vol, contre 20.000 € pour le Rafale, ça fait plaisir non ? » Et de conclure : « Bref, si la Belgique pense qu’un avion inadapté, trop cher, non souverain et peu disponible vaut mieux que le Rafale, qu’on me présente un responsable belge capable de débattre de données techniques, économiques et géopolitiques ».

« On ne va pas non plus traiter de traîtres
les pays qui n’achètent pas du Rafale »

F35 – Rafale des missions complémentaires ?
20 Minutes a de son côté interrogé Stéphane Audrand, consultant en risques internationaux, spécialiste des armements, sur cette épineuse question. Même si le F-35 est un peu l’arbre qui cache la forêt, on lui a d’abord demandé s’il est réellement supérieur au Rafale français ? Question difficile, nous dit-il, puisque « ce ne sont pas des avions faits pour le même besoin : on a d’un côté le Rafale, un super couteau suisse, qui sait à peu près tout faire avec une marge d’évolution pour être amené à de meilleurs standards au fur et à mesure que l’électronique progresse. Et de l’autre le F-35, un avion furtif de supériorité aérienne et de pénétration des systèmes adverses, intégré à un commandement américain. Ce n’est pas la même approche. Le F-35 est très fort pour faire de la chasse à longue portée, pour pénétrer les défenses adverses, et le Rafale est plus apte à faire des missions variées. Les deux seraient sans doute très complémentaires en mission. »

Sur le choix du F-35 par la Belgique, il rappelle par ailleurs que celui-ci s’est fait « il y a des années, dans un environnement qui était différent, où tout le monde prenait le F-35, et à un moment où tout semblait aller pas si mal entre les Etats-Unis et l’Europe ». Il ajoute que Belgique et Etats-Unis « étaient déjà embarqués ensemble depuis quarante ans, puisque la Belgique avait fait le choix auparavant du F-16 ». Enfin, la Belgique « voulait rester dans le partage nucléaire de l’Otan proposé par les Américains ». Bref, Stéphane Audrand pense que le choix du F-35 était finalement « logique », et que si le Rafale est « un excellent avion », « l’on ne va pas non plus traiter de traîtres les pays européens qui n’en achètent pas. »

Une « vision de la défense de l’espace européen qui repose sur la centralité américaine absolue »

Pour l’expert, le vrai débat que pose ce choix du F-35, c’est la façon dont Theo Francken s’en saisit « comme prétexte pour parler de sa vision de la défense de l’espace européen, qui repose selon lui sur la centralité américaine absolue ». Et le ministre en profite, au passage « pour clouer au pilori les hérétiques qui dévient de cette voie, les Français en étant l’archétype », ajoute-t-il.

Surtout, si cette position était éventuellement acceptable « tant que les Etats-Unis étaient bienveillants », peut-elle encore tenir alors que « le risque d’un éloignement est devenu réel » ? L’expert pointe au passage que les pays européens acheteurs du F-35 « n’ont même pas négocié une version de l’avion plus autonome, moins dépendante des Américains, notamment en termes de maintenance, ce qu’ont fait les Israéliens. »

Un F-35 resté bloqué aux Açores pour un problème… technique

Stéphane Audrand déplore d’autant plus cette approche que l’Europe aurait les moyens, selon lui, de bâtir sa propre défense. « C’est la magie de cette Europe, qui s’est construite avec un morcellement de petits Etats qui ont appris structurellement à ne plus penser leur survie sans les Etats-Unis, analyse-t-il. Or, nous sommes dans un rapport, aujourd’hui, où 500 millions d’Européens demandent leur sécurité à 300 millions d’Américains, face à 150 millions de Russes. Nous avons des effectifs militaires, nous possédons encore de nombreuses grandes entreprises de la Défense, nous disposons d’une dissuasion nucléaire franco-britannique suffisamment crédible… Bref, nous pourrions tenir tête, seuls, face à la Russie ».

Mais derrière, « cela suppose de se mettre autour d’une table, sans les Etats-Unis, pour décider ce que l’on fait. Or, on l’a vu lors de la crise des drones en Pologne : les Européens ne savent pas faire cela. Quand il n’y a plus la tête américaine au sein de l’Alliance, on est comme un poulet sans tête qui court en rond… Là, Théo Francken nous montre que non seulement on ne sait pas faire, mais en plus on ne veut pas faire. »

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Source : 20minutes.fr par Mickaël Bosredon / Photo : Force aérienne belge
« Arrivée des 3 premiers avions de chasse Lockheed Martin F-35 Lightning II à Florennes en Belgique. » @FAB
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.20minutes.fr/societe/4179250-20251015-defense-f-35-americains-belgique-dezingue-france-rafale
https://www.lejdd.fr/International/petit-village-gaulois-le-ministere-belge-de-la-defense-relaie-un-article-a-charge-contre-la-souverainete-strategique-francaise-162970
https://www.challenges.fr/entreprise/defense/plus-couteux-et-de-qualite-inferieure-lincroyable-scud-de-la-belgique-contre-le-rafale-et-le-village-gaulois-francais_627533
https://www.rtbf.be/article/jour-j-les-quatre-premiers-f-35-belges-arrivent-aujourd-hui-sur-la-base-militaire-de-florennes-11614326
https://www.rtl.be/actu/belgique/societe/pourquoi-un-des-f-35-manquait-il-lappel-ce-lundi-florennes-cest-la-faute-pas-de/2025-10-13/article/766796
https://www.ptb.be/actualites/5-arguments-pour-nous-opposer-au-f-35-trop-cher-trop-dangereux-et-lie-trump

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Canjuers : Le plus grand camp militaire d’Europe à l’heure de la performance énergétique

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Canjuers : Le plus grand camp militaire d’Europe à l’heure de la performance énergétique

Lancement des travaux de performance énergétique sur le camp militaire de Canjuers

La première phase des travaux d’amélioration de la performance énergétique du camp militaire de Canjuers (83), plus grand camp militaire d’Europe, débutera le jeudi 9 octobre 2025. Ces travaux d’ampleur permettront à terme de réduire la consommation d’énergie du camp de 43% et ses émissions de gaz à effet de serre de 90%.

Champ solaire, pompes à chaleur et chaufferie biomasse…

Les travaux démarreront officiellement par la construction de la chaufferie principale. Il s’agira d’une chaufferie biomasse alimentée par du bois énergie issu des parcelles forestières du camp. Ce bois sera fourni par les services de l’Office national des forêts, partenaire du ministère.

Parallèlement, un champ solaire de 3 250 m² sera installé pour couvrir 100 % des besoins en eau chaude sanitaire durant l’été. L’énergie ainsi stockée optimisera le fonctionnement du réseau de chaleur du camp, qui fera d’ailleurs l’objet d’une modernisation complète.

Conformément aux objectifs de l’État, l’ensemble des chaudières au fuel seront démantelées au profit d’énergies renouvelables. Le camp sera raccordé au réseau de chaleur via deux extensions de 1,5 km chacune ou par le biais de l’installation de pompes à chaleur.

Enfin, les bâtiments énergivores bénéficieront d’une isolation partielle, réduisant les consommations d’énergie et améliorant le confort des occupants. Un système de pilotage cyber-résilient permettra de piloter en temps réel les installations techniques et d’optimiser la performance énergétique du site.

Grâce au contrat de performance énergétique signé avec Dalkia le 13 mai 2024, la consommation énergétique du camp diminuera ainsi de plus de 40 %. Les travaux, prévus jusqu’en 2027, permettront une économie d’environ deux millions d’euros sur la facture énergétique.

Le projet, conduit par le Centre référent performance énergétique du Service d’infrastructure de la défense (SID) avec l’appui de son unité de soutien située à Draguignan (83), s’inscrit dans la stratégie énergétique de défense. Celle-ci vise à consommer moins et mieux, mais aussi à assurer la résilience des sites tout en garantissant un certain confort aux usagers.

L’ingénieur général de 2e classe Frédéric Guivarc’h, directeur du SID Sud-Est :

« Ce projet d’envergure s’inscrit pleinement dans la démarche vertueuse de décarbonation dans laquelle s’est engagé de façon volontariste le ministère des Armées avec notamment la signature en juin dernier de la stratégie ministérielle de transition énergétique 2025-2030, qui prévoit en particulier l’éradication du fuel d’ici 2031 ».

Chiffres clés

  • 43 % de baisse sur la consommation énergétique et 90 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin des travaux pour les usages de chauffage, ventilation, climatisation et eau chaude sanitaire ;
  • 7400 tonnes de CO2 évitées par an, l’équivalent de 3 700 véhicules retirés de la circulation ;
  • 51 % d’énergies renouvelables utilisés sur le camp ;
  • 228000 m² de surface bâtie, dont près de 153000 m² chauffés, au milieu de 35000 hectares de camp d’entraînement ;
  • installation de 3250 m2 de panneaux photovoltaïques et 17 pompes à chaleurs.

À propos du SID

Fort de son vaste patrimoine immobilier (27 % du domaine de l’État), le ministère des Armées et des Anciens Combattants s’appuie sur une expertise reconnue en matière d’infrastructures et d’énergie grâce au SID.
Ce service interarmées, présent sur le territoire national, à l’étranger et en opérations extérieures, assure la construction, la maintenance et la gestion de l’ensemble des infrastructures du système de défense. Il joue également un rôle clé dans la transition énergétique.

Depuis 2010, le SID s’est engagé dans une politique environnementale ambitieuse, mettant en œuvre de nombreuses actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergies fossiles.

Organisé en service déconcentré, le SID est piloté par une direction centrale qui supervise 7 établissements de zones en métropole et 9 directions en Outre-mer.
En particulier, le SID Sud-Est compte 11 Unités de soutien de l’infrastructure de défense (USID), qui assurent, au plus près des régiments, la maintenance des infrastructures militaires.

Source : Centre media du ministère des Armées – DICoD / Photo : Canjuers, le plus grand camp militaire d’Europe occidentale (c) armée de Terre
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/sga/actualites/transition-energetique-service-dinfrastructure-defense-dalkia-signent-contrat-long-terme-camp
https://www.dalkia.fr/canjuer-accelere-sa-transition-energetique/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Canjuers

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Armement : Le char de combat, un « élément primordial » de supériorité pour l’armée de Terre

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Armement : Le char de combat, un « élément primordial » de supériorité pour l’armée de Terre

Pour l’armée de Terre, le char de combat restera un facteur de supériorité sur le champ de bataille

Dans les années 2000, le char de combat était considéré par certains comme un vestige de la Guerre froide, par conséquent inadapté aux menaces de demain. Il « ne représente pas nécessairement l’équipement prioritaire pour les armées », avait même affirmé un ministre français de la Défense. À sa décharge, cette position était partagée par bon nombre de pays européens, certains, comme la Belgique et les Pays-Bas, étant allés jusqu’à renoncer à cette capacité.

La Guerre en Ukraine a relancé le débat sur l’avenir du char. Les lourdes pertes subies par les belligérants donnèrent du grain à moudre à ses détracteurs, qui ne s’attardèrent pas sur les erreurs tactiques commises par l’armée russe et la logistique déficiente de cette dernière.

Pour autant, Kiev ne cessa de réclamer des chars Leopard 2 et M1A1 Abrams auprès de ses partenaires. Dans le même temps, plusieurs alliés de l’Otan s’attachèrent à moderniser et à renforcer leurs capacités en matière de combat blindé [Pologne, Norvège, etc.] ou à les récupérer [Pays-Bas, Lituanie].

Cependant, les débats ne sont pas terminés. Dans un article publié sur le réseau social LinkedIn et repéré, au cœur de l’été, par le blog spécialisé Blablachars, Louis Saillans, ancien commando marine et cofondateur d’Askalon Industries, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle de défense, a remis en cause l’existence du char « habité ».

Les blindages modernes de plus en plus problématiques

« Les blindages modernes sont de plus en plus problématiques. Les chars ne sont pas inutiles mais y placer des humains [à leur bord] limite leurs capacités, leur durée d’action et leur utilisation sur le champ de bataille », a-t-il en effet écrit.

« Les opérations à distance et les tactiques de navigation autonome sont déjà techniquement réalisables. Le principal obstacle n’est pas la technologie mais l’inertie institutionnelle. Supprimer l’équipage signifie moins de blindage, moins de poids, moins de coûts et des options de déploiement bien plus ouvertes. Un robot à 20 000 euros équipé d’une munition guidée n’a pas besoin de survivre. Un char à 10 millions d’euros avec un équipage de trois personnes, oui. Cela bouleverse complètement la doctrine et la conception. Les chars ne sont pas obsolètes. Mais les chars habités pourraient l’être », a-t-il fait valoir.

Sauf que, comme l’a expliqué Blablachars, « le tir en marche, de jour comme de nuit, d’un obus se déplaçant à 1 800 m/s sur une cible de 2mx2m évoluant à 4 000 mètres n’est pas un sport de masse et, à ce jour, aucun robot de 20 000 euros n’en est capable. Ce tir est le résultat de nombreuses heures d’entraînement technique et de formation tactique pour qu’il soit efficace sur le plan technique mais aussi tactique ».

Le char lourd de combat un « élément primordial… »

Par ailleurs, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait eu l’occasion de souligner que le char lourd restait indispensable à la condition d’être « utilisé correctement ». Et cela parce qu’il « offre des capacités de connectivité et surtout de subsidiarité aux différents niveaux tactiques », ce qui est un « élément primordial de la culture opérationnelle et militaire française ».

Cette semaine, le CEMAT est revenu à la charge sur ce sujet. « Le char demeure un marqueur stratégique, gage de crédibilité et de détermination. Il se pense aujourd’hui en système de systèmes. Son avenir est lié aux développements de la robotique. Il s’appuiera surtout sur un système de communications, sécurisé et résilient, permettant aux sous-systèmes de collaborer sur le champ de bataille de demain », a-t-il fait valoir, via LinkedIn, dans un commentaire sur des réflexions faites à l’occasion de la Journée nationale de la cavalerie, organisée le 1er octobre, et dont le Pôle rayonnement de l’armée de Terre [PRAT] a publié un résumé.

« Vulnérable face aux drones… »

« Vulnérable face aux drones, missiles et frappes d’artillerie, [le char] reste néanmoins indispensable, même dans un contexte de conflit de haute intensité : non plus comme un système isolé, mais comme un outil intégré à la manœuvre interarmes et un facteur de supériorité sur le champ de bataille », a expliqué le PRAT.

Ainsi, le char du futur devra incarner « la puissance lourde, pour protéger et imposer le rapport de force » tout en étant associé à des « solutions plus légères et modulaires, gages de souplesse, de réactivité et de soutenabilité ».

D’où l’intérêt du projet franco-allemand de Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System]. « Conçu comme une plateforme complète, il s’intégrera dans un écosystème connecté, renforçant l’efficacité du combat terrestre dans un environnement marqué par de nouvelles menaces – aujourd’hui les drones, demain d’autres systèmes autonomes », rappelle le PRAT.

Au passage, depuis que KNDS France, KNDS Deutschland, Rheinmetall Landsysteme, et Thales ont créé la société de projet « MGCS-Project Company GmbH », le MGCS se fait bien discret…

Quoi qu’il en soit, résume le PRAT, « le char du futur ne sera donc pas seulement une machine de puissance. Il incarnera une vision renouvelée de la guerre terrestre et reflètera l’ambition d’une armée de Terre stratégique, prête à relever les défis du XXI? siècle ».

A priori, la Chine partage ce point de vue. C’est en effet ce que suggèrent son nouveau char ZTZ-100, doté d’une tourelle de 105 mm téléopérable depuis un drone, et le véhicule blindé d’appui-feu ZBD-100, dévoilés lors de la parade militaire organisée à Pékin le 3 septembre.

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Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : char Leclerc (c) armée de Terre
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2025/10/05/pour-larmee-de-terre-le-char-de-combat-restera-un-facteur-de-superiorite-sur-le-champ-de-bataille/
https://fr.linkedin.com/posts/pierre-schill_le-char-demeure-un-marqueur-strat%C3%A9gique-activity-7379394848124215296-kLjV
https://fr.wikipedia.org/wiki/Char_Leclerc

 

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