Sophie Adenot : Ingénieure aéronautique, Colonel dans l’Armée de l’air et de l’espace, en route pour l’ISS…

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Sophie Adenot : Ingénieure aéronautique, Colonel dans l’Armée de l’air et de l’espace, en route pour l’ISS…

Sophie Adenot à bord de l’ISS : l’aboutissement d’un rêve pour l’ingénieure et colonelle de l’armée de l’air

Dans quelques heures elle flottera dans l’espace : le décollage de Sophie Adenot vers la station spatiale internationale est prévu en fin de matinée, à 11h15, à Cap Canaveral en Floride.
L’aboutissement d’un rêve pour l’ingénieure et colonelle de l’armée de l’air âgée de 43 ans.

Aux côtés de trois coéquipiers, la spationaute française part pour sa toute première mission prévue pour durer 8 à 9 mois. Un rêve devenu réalité.

C’est toujours vers août 1996 que les pensées de Sophie Adnot se tournent quand on lui parle d’inspiration, d’étincelles. Le 17 août 1996, Claudie Haigneré devient la première Française à s’envoler vers l’espace. Cet été-là, Sophie Adnot a 14 ans et le rêve d’aller dans l’espace chevillé au corps. Une ambition qu’elle construit pas à pas, ingénieur, pilote d’essai sur hélicoptère au sein de l’armée de l’air, une première tentative pour devenir astronaute en 2007, alors qu’elle a à peine 25 ans, et puis enfin l’annonce fin 2022.

Elle va suivre trois années d’intenses préparations, d’abord au Centre d’entraînement des astronautes européens en Allemagne, puis au sein de la NASA pour se familiariser avec tout ce qui fait une mission au sein de la station spatiale internationale (ISS) : la technique, le physique, le psychique.

Ce vendredi 13 février 2026, le rêve va laisser place à la réalité, partir dans l’espace à bord d’une capsule SpaceX et découvrir enfin la Terre vue de très haut. Elle est la deuxième française, à tout jamais, comme un passage de témoin.

Source : RadioFrance.fr – Laetitia de Germon / Photo :
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/les-documents-franceinfo/sophie-adenot-a-bord-de-l-iss-l-aboutissement-d-un-reve-pour-l-ingenieure-et-colonelle-de-l-armee-de-l-air-4017218
https://www.presse-citron.net/qui-est-sophie-adenot-la-francaise-qui-ira-dans-liss-en-2026/
https://www.bfmtv.com/sciences/une-vie-consacree-a-son-reve-de-petite-fille-qui-est-sophie-adenot-l-astronaute-francaise-qui-va-decoller-pour-l-iss_AN-202602130038.html
https://www.lopinion.fr/international/qui-est-sophie-adenot-lastronaute-francaise-qui-va-rejoindre-liss-dans-lespace

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Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Rafale : L’Inde achète 114 nouveaux avions multirôles français… « Made in India »…

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Rafale : L’Inde achète 114 nouveaux avions multirôles français… « Made in India »…

Rafale : l’Inde approuve une commande massive de 114 nouveaux avions de combat

« La majorité des avions multirôles à acquérir seront fabriqués en Inde », a indiqué le ministère indien de la Défense.

L’Inde a validé jeudi 12 février l’achat d’équipements militaire français pour un montant de 39 milliards de dollars (33 milliards d’euros), à moins d’une semaine de la visite d’Emmanuel Macron dans le pays. Selon des sources proches du dossier, le contrat porte notamment sur l’acquisition de 114 avions de combat Rafale.

Un contrat massif pour Dassault Aviation

« Ces acquisitions… renforceront la capacité à mener des missions de supériorité aérienne sur l’ensemble du spectre des conflits et amélioreront significativement les capacités de dissuasion de l’IAF (Force aérienne indienne) grâce à des frappes offensives de longue portée », a indiqué le ministère indien de la Défense dans un communiqué.

Une source au sein du ministère de la Défense a confié à l’ AFP que ce feu vert de New Delhi porte sur l’achat de 114 avions de chasse Rafale.

Il a été donné par le conseil d’acquisition de la défense -composé de hauts responsables militaires et du ministre de la Défense- qui est la première étape importante pour tout achat d’équipement militaire dans le pays. « La majorité des avions multirôles à acquérir seront fabriqués en Inde » , a précisé le communiqué.

Troisième achat de Rafale pour l’Inde

En avril dernier, l’Inde avait annoncé un nouveau contrat de plusieurs milliards de dollars pour l’achat de 26 avions de chasse Rafale -22 monoplaces et quatre biplaces- pour sa marine. Évoquée pour la première fois en 2023 au cours d’une visite du Premier ministre Narendra Modi en France, cette commande était venue s’ajouter à une première de 36 Rafale déjà passée par New Delhi en 2015, faisant de l’Inde le premier client à l’export du Rafale,

Cette annonce, très attendue, intervient alors que New Delhi se prépare à accueillir la semaine prochaine un sommet sur l’intelligence artificielle où sont attendus le président français Emmanuel Macron et d’autres dirigeants.

Le Rafale est un avion de combat dit multirôles, capable d’accomplir des missions de défense aérienne, de reconnaissance ou de bombardement. Il est également le vecteur aérien de la dissuasion nucléaire française. Il est utilisé par la marine française depuis 2004 et l’armée de l’Air depuis 2006.

Source : Boursorama avec Media Services / Photo :
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/rafale-l-inde-approuve-une-commande-massive-de-114-nouveaux-avions-de-combat-72bab9686dfe74b007d1a3aa7d0fc6a1
https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/feu-vert-pour-le-giga-contrat-a-30-milliards-d-euros-de-dassault-l-inde-approuve-l-achat-de-114-nouveaux-rafale-pour-son-armee_AV-202602120424.html
https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/linde-achete-des-nouveaux-avions-de-chasse-francais-rafale-pour-33-milliards-deuros-20260212_3VQMP54SLRBSFGW2XDYKQKOBCA/

 

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JO Milano Cortina 2026 : L’Armée de Champions, 26 athlètes militaires dans l’équipe de France olympique…

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JO Milano Cortina 2026 : L’Armée de Champions, 26 athlètes militaires dans l’équipe de France olympique…

Les athlètes militaires du Bataillon de Joinville – Armée de Champions aux 25e Jeux olympiques d’hiver

La 25e édition des Jeux olympiques d’hiver se déroulera du 6 au 22 février 2026 à Milan-Cortina en Italie. L’équipe de France sera composée de 161 athlètes dont 26 athlètes militaires du Bataillon de Joinville – Armée de Champions. Ces athlètes militaires participeront aux épreuves dans huit disciplines.

La cérémonie d’ouverture se tiendra le vendredi 6 février au stade olympique Milano San Siro. Plus de 3 500 athlètes issus de 93 nations participeront à cet évènement sportif pour remporter les 195 médailles dans 16 disciplines olympiques et six sports paralympiques. Les premiers membres de l’Armée de Champions entreront en lice le samedi 7 février avec le ski alpin, à partir de 11h30.

Parmi les 26 athlètes militaires sélectionnés se trouvent le sergent Lou Jeanmonnot et le sergent Éric Perrot, membres clés de l’équipe de France de biathlon.

Vingt-six athlètes de l’Armée de Champions participeront aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, au sein d’une équipe de France forte de 161 athlètes. Ces hommes et femmes défendront nos couleurs dans 14 disciplines.

Leur engagement, leur discipline, leurs valeurs militaires et leur détermination sont des atouts indéniables qui les caractérisent comme compétiteurs de très haut niveau et cette équipe soudée fait la fierté de nos forces armées.

Général Cyrille Becker
Commandant le Centre national des sports de la Défense
Commissaire aux sports militaires

> La liste des militaires Armée de Champions : Dossier de presse…

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Source : Centre media du ministère des Armées – DICoD / Photo :
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/ema/actualites/milan-cortina-2026-26-athletes-militaires-engages-aux-jeux-olympiques-dhiver

 

 

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Claude Pottier, membre d’honneur de la FNCV29, s’est éteint

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Claude Pottier, membre d’honneur de la FNCV29, s’est éteint

Claude Pottier, membre d’honneur de la FNCV29, s’est éteint dans sa 91eme année et vient de rejoindre ses frères d’armes, après avoir servi notre pays jusqu’au bout de ses forces.
Il fut entre autres le porte drapeau officiel de la section Cornouaille du la SMLH (Finistère sud).

Il fut surtout notre trésorier lorsque j’ai repris la présidence de la Fédération des Combattants Volontaires du Finistère, en plus de celle du comité de la SMLH du pays fouesnantais, il y a maintenant une quinzaine d’années. Je l’ai donc très bien connu sur ces deux lignes de front.

Claude fut un homme droit, honnête, courageux avec un sens du service que j’ai rarement rencontré au sein de notre monde mémoriel, et parmi nos associations d’anciens combattant. Il était un tantinet râleur et exigeant, mais il fallait cela pour discipliner parfois les portes drapeaux qui partaient souvent en ordre dispersé. Il rappelait à tous le sens de leur mission et il le faisait avec honneur, dignité et panache… En bon marsouin, qui avait vécu maintes fois l’épreuve du feu, il savait rappeler à chacun, avec la gouaille qui le caractérisait, son devoir. Heureusement qu’il était là…

Claude Pottier, reconnaissable à son calot, vérifie le bon alignement des porte-drapeaux
lors de l’AG de la FNCV du Finistère dans les rues de Fouesnant en 2015

Sur la première photo, présente sur le site de la FNCV, nous sommes ensemble à l’école de gendarmerie de Chateaulun, lors de la grande cérémonie organisée pour les 80 ans de la création de la Croix du Combattant Volontaire. Claude portait le drapeau de la SMLH Cornouaille. Il est à ma gauche entouré de nos deux autres portes drapeaux, commandos Marine (René Musiolik et Jean Louis Leduc), de la FNCV Finistère.

La seconde correspond à la remise de la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Christiane Martial à Fouesnant. Il est au milieu de l’estrade, caché par son drapeau, avec à ses côtés son camarade René Musiolik, qui portait celui de la FNCV. Tous les trois étaient des piliers et fidèles de la FNCV 29. Tous les trois s’étaient engagés volontaires. Pour la petite histoire, cette remise de décoration, se déroulant un 11 novembre, il était obligé d’être présent aux commémorations départementales à Quimper au titre de la SMLH dont il était le porte drapeau officiel. Mais pendant la cérémonie il a réussi à convaincre tous ses copains porte-drapeaux qu’il ne fallait pas aller au pot du préfet… et qu’il fallait rejoindre illico presto Fouesnant pour accompagner son amie, notre « Grande Dame ». C’est ainsi que j’ai vu vu débouler une quinzaine de porte-drapeaux derrière lui pour encadrer celle que les soldats de Dien Bien Phu surnommaient « cri cri ». Il était ainsi, toujours présent quand il le fallait, même s’il ne pouvait plus tenir sur ses jambes à la fin.

René Musiolik, Christiane Martial, maintenant Claude Pottier, qui figurent sur ces photos, nos trois dernières figures emblématiques de l’Indochine et de l’Algérie, sont arrivés « au bout de la piste ». Les trois avaient des caractères bien trempés, c’étaient des soldats de France comme je les aime ! Droits, intègres, humbles et fiers d’avoir servi notre pays.

Que l’Archange Saint Michel les prenne dans ses ailes et que de là-haut ils puissent continuer à veiller sur nous tous. Les trois furent, jusqu’au bout de leurs forces, porte-drapeaux.

Les trois étaient entre autres : chevaliers de la Légion d’honneur, titulaires de la Médaille Militaire, de Croix de guerre avec de multiples citations (Claude en détenait 3), de la Croix du Combattant Volontaire agrafe Indochine/ Algérie, de la Croix du Combattant et d’autres commemos.

Ils aimaient profondément la France.

Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou,
Président d’honneur de la FNCV29 et du comité de la SMLH du pays fouesnantais

Source FNCV29 / Photo: FNCV29

 

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Armement : L’armée de Terre reçoit les 1000 premiers drones Harmattan AI

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Armement : L’armée de Terre reçoit les 1000 premiers drones Harmattan AI

La DGA livre à l’armée de Terre les 1 000 premiers drones du combattant à coût maîtrisé

L’entreprise française Harmattan AI a achevé en décembre 2025 la production des 1 000 premiers drones à coût maîtrisé du combattant commandés par la Direction générale de l’armement (DGA) le 30 juin dernier.

Après avoir procédé aux opérations de vérification, la DGA assure la livraison de ces 1 000 premiers drones à l’armée de Terre.

Cette première dotation de drones à coût maîtrisé est destinée à équiper en priorité les unités qui prendront part à l’exercice ORION 2026. Ils seront également utilisés dans le cadre de la formation et de la préparation opérationnelle des combattants.

Moins d’une année aura été nécessaire entre le lancement de l’appel d’offres européen en février 2025 et la livraison des 1 000 premiers drones aux forces grâce à une expression de besoin simplifiée s’appuyant sur les échanges entre l’État et l’Industrie au sein du Pacte drones aériens de défense.

Ouvert aux sociétés européennes, l’appel d’offres a été remporté par la société française Harmattan AI, devenue depuis la première licorne française de l’industrie de défense. Cette société conçoit et assemble son micro-drone sur le territoire français, en partenariat avec la société française Lynred pour la fourniture des caméras infra-rouge.

D’un poids de 1,8 kg, le drone du combattant a une portée supérieure à deux kilomètres et dispose d’une autonomie en vol de 40 minutes. Doté de systèmes optroniques d’observation, ce drone permet de surveiller ou de reconnaître rapidement de grandes surfaces ou des zones difficiles d’accès, de jour comme de nuit.

La mise en service de 1 000 drones à coût maîtrisé du combattant constitue un atout majeur pour les opérations militaires futures. Elle témoigne de l’engagement continu de la France en faveur de l’innovation et de la modernisation de ses forces armées.

Harmattan AI

« Je prendrais l’exemple Harmattan AI, société qui n’existait pas il y a 2 ans : avec l’orientation de la DGA, au sein du Pacte drones, elle a su répondre à un appel d’offre allégé, sous très court préavis, pour fournir en 6 mois 1000 drones spécialement conçus dans le cadre de l’exercice Orion qui va débuter dans quelques jours. Cette réactivité doit être finalement notre nouvelle norme. C’est notre nouvelle échelle de temps », a déclaré Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants, le 22 janvier 2026 à Toulon.

*Fondée en 2024, la société française Harmattan AI est une entreprise de technologie spécialisée dans les drones autonomes pilotés par IA (Intelligence Artificielle). Elle produit différents types de drones en intégrant des solutions d’intelligence artificielle. Elle opère en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. Cette société a notamment annoncé en octobre 2025 un partenariat avec l’entreprise ukrainienne Skyeton afin d’améliorer le drone ukrainien Raybird.

Source : Centre media du ministère des Armées – DICoD / Photo : Harmattan AI
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://dicod.hosting.augure.com/Augure_Dicod/default.ashx?WCI=EmailViewer&id={b4fdba67-e215-42cd-a466-83bb6d7e76f1}
https://www.opex360.com/2026/01/30/commandes-il-y-a-six-mois-1-000-drones-sonora-ont-deja-ete-livres-a-larmee-de-terre/
https://www.harmattan.ai/

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ORION 2026 : Exercice haute intensité des armées

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ORION 2026 : Exercice haute intensité des armées

ORION 2026 : Le défi de la haute intensité

Le vice-amiral Xavier Royer de Véricourt, commandant du centre expert du commandement interarmées de l’état-major des armées, a présenté l’exercice ORION 2026 lors du point presse hebdomadaire du ministère des Armées et des Anciens combattants.

Entraînement majeur de préparation opérationnelle à la haute intensité, ORION 2026 montre la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d’opérations et à s’intégrer dans un dispositif Otanien. Le but est de garantir la sécurité de ses citoyens, de protéger ses intérêts mais aussi d’unir ses partenaires au service de la sécurité européenne.

Cet exercice d’envergure s’impose dans un contexte géopolitique marqué par la multiplication des tensions. « Les compétiteurs stratégiques de l’Europe et de l’Otan multiplient les actions hybrides visant à fragiliser leur cohésion et à affaiblir leur modèle de société. Ces actions constituent aujourd’hui une menace majeure pour nos intérêts », confirme le vice-amiral Xavier Royer de Véricourt, commandant du centre expert du commandement interarmées de l’état-major des armées (EMA). À ce constat, la France répond en s’adaptant, « à la fois sur la maîtrise des champs cyber, informationnels, électromagnétiques et sur le maintien de capacités militaires robustes, capables d’agir dans la durée », a-t-il ajouté.

Deuxième édition d’un cycle d’exercices interarmés et interalliés déployés sur l’ensemble du territoire national, ORION 2026 va se dérouler en plusieurs phases. Tout d’abord, un temps consacré à la planification opérationnelle. Engagée depuis le 6 janvier, cette préparation consiste à élaborer les ordres stratégiques selon un processus commun avec nos alliés.

Conduite d’opérations

Le second temps de l’exercice, du 8 février au 1?? mars, réside dans la conduite des opérations sur le terrain. « Au cours de cette phase, les forces sont déployées au sein d’une coalition multinationale depuis la façade atlantique, qui représente la côte occidentale du pays fictif soutenu. La France y agit en tant que nation-cadre, à la demande de ses alliés et dans le respect de sa souveraineté, tout cela en coordination avec l’Otan », explique le vice-amiral. Cette étape inclut « la conquête de points d’entrée sur un territoire contesté, l’acquisition de la supériorité de zone, puis des opérations amphibies et aéroportées qui permettront de maîtriser une zone de déploiement plus importante ».

Un dernier temps d’ORION 2026, du 7 au 30 avril, doit porter sur l’intégration des forces dans un exercice de l’Otan. Conduite à l’origine « en coalition sous leadership français », ORION 2026 devient alors une opération « intégrée à la chaîne de commandement otanienne », précise le commandant du centre expert du commandement interarmées de l’EMA. Les différentes armées européennes prouvent, à cette occasion, leur capacité à s’insérer solidement dans une structure du commandement de l’Alliance et à s’inscrire dans une dynamique d’engagement collectif.

War game interministériel

En parallèle, tout au long de l’exercice, se déroule un entraînement de gestion interministérielle de la crise sur le territoire national. Cette phase « se cristallisera les 30 et 31 mars dans un war game interministériel, autrement dit un jeu de guerre, impliquant les commandements territoriaux en métropole et en Guyane, tout comme les représentants des ministères et des préfectures concernés », détaille-t-il. L’objectif : tester en conditions réalistes la réactivité et la coordination des capacités civiles et militaires sur le sol français, face à des menaces diverses.

Toutes les armées engagées

ORION 2026 se distingue en outre par l’investissement de l’ensemble des composantes des armées : terre, mer, air, avec leurs équipements majeurs. « Concrètement, le groupe aéronaval français sera engagé, tout comme trois brigades, près de 25 grandes unités navales, 140 aéronefs, 1 200 drones », annonce le vice-amiral. Au plus fort de l’exercice, jusqu’à 12 500 militaires seront présents simultanément. De son côté, la réserve vient renforcer l’armée d’active « en apportant des compétences complémentaires, de la réactivité et une véritable profondeur opérationnelle ». Autre atout, enfin, d’ORION 2026 : son ancrage territorial particulièrement étendu. Près de 15 départements français sont concernés, y compris la Guyane. « Cette empreinte géographique est essentielle car elle permet aux armées de s’entraîner avec leur matériel dans des conditions réalistes », conclut-il.

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Lancement de l’exercice Orion 2026, rendez-vous majeur de la préparation opérationnelle de haute intensité des armées

Initié en 2021, l’exercice Orion s’est imposé comme un événement majeur dans la préparation opérationnelle de haute intensité des armées françaises et de leurs alliés.

Face à la multiplication des menaces, l’Europe et l’Alliance transatlantique sont confrontées à de nouveaux défis militaires et adaptent leur modèle de défense. Orion 2026 s’inscrit pleinement dans ces évolutions à travers un scénario fictif mais réaliste. Ce cadre permet de simuler l’intégralité des phases d’un conflit contemporain, allant de l’hybridité à l’engagement interalliés de haute intensité, tout en conservant un haut niveau de crédibilité opérationnelle.

Quatre phases

L’exercice Orion se décline en quatre phases de janvier à avril 2026. La première phase, consacrée à la planification opérationnelle, traduit les ambitions politiques en une campagne militaire.

Dans un deuxième temps, les armées se déploieront en France, principalement en terrain libre mais également dans des camps de manœuvre. Cette phase démontrera la capacité des armées françaises à entrer en premier sur un théâtre d’opérations, à commander une coalition et à intégrer des partenaires européens et alliés au service de la sécurité et de la stabilité de l’Europe.

La troisième phase vise à éprouver la coordination interministérielle face aux répercussions sur le territoire national d’un engagement majeur des forces armées françaises à l’étranger. Cette phase permettra d’évaluer la réactivité, la capacité de mobilisation et la coordination des acteurs civils et militaires, à travers un wargame interministériel.

Enfin, la quatrième et dernière phase marquera l’intégration des forces françaises à une opération de l’OTAN, incluant le transfert du commandement d’une force alliée de grande ampleur et la poursuite de l’action dans tous les domaines de la conflictualité.

Esprit de défense

Orion 2026 s’inscrit par ailleurs dans une dynamique plus large de cohésion nationale. Il incarne l’esprit de défense qui anime les Français, rappelant que face aux défis et aux menaces, chacun a un rôle à jouer dans la préservation des intérêts de la France et de ses concitoyens. La dimension jeunesse est intégrée à travers « Orion jeunesse », avec des actions de sensibilisation et des mises en situation permettant aux jeunes de découvrir les enjeux de défense. Orion 2026 permet également l’entraînement massif des réservistes de toutes les armées et services aux défis de la haute intensité, tout en renforçant le lien avec une population engagée.

Source : Direction : Ministère des Armées – DICOD / Photo : @TheatrumBelli via X
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

Voir aussi : Sources et références…
https://www.defense.gouv.fr/actualites/orion-2026-defi-haute-intensite
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/orion-26-la-phase-1-aura-lieu-sur-les-plages-du-morbihan-et-a-coetquidan/
https://www.tf1info.fr/international/c-est-quoi-orion-26-l-exercice-militaire-majeur-que-s-apprete-a-conduire-la-france-2420290.html
https://www.lesoir.be/724061/article/2026-01-22/la-france-sapprete-lancer-son-operation-militaire-majeure-orion-26
https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/20260122_0025_ORION_2026_dossier_presse_A4_C9_VDEF4_compressed.pdf

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