Info FNCV : Télétravail au siège de la Fédération…

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Info FNCV : Télétravail au siège de la Fédération…

Mesdames et messieurs les présidents, mesdames et messieurs les secrétaires et trésoriers, chers amis,

La situation sanitaire en région parisienne, en évolution négative, entraîne des restrictions et interdictions .

En conséquence, le siège de notre Fédération fonctionnera en télétravail à compter du mardi 6 octobre 2020 et jusqu’au lundi 19 octobre 2020 inclus.

Vous pourrez continuer à nous joindre par notre page Contact ou par courrier postal qui sera relevé chaque jeudi, jour où une présence physique de la totalité du personnel œuvrant au siège sera assurée.

Je vous remercie de votre compréhension.

Alain Clerc, président de la FNCV

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Haut-Karabakh : L’Otan doit regarder en face l’envoi de « jihadistes » par la Turquie!

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Haut-Karabakh : L’Otan doit regarder en face l’envoi de « jihadistes » par la Turquie!

Envoi de « jihadistes » au Haut-Karabakh : M. Macron appelle l’Otan à « regarder en face » les actions de la Turquie

« Retenez-moi ou je fais un malheur ». Telle est, en substance, la teneur du message que l’Union européenne a envoyé à Ankara au sujet de ses forages jugés illégaux dans les eaux de la République de Chypre.

« Nous voulons une relation positive et constructive avec la Turquie, ce qui serait aussi dans l’intérêt d’Ankara. Mais cela ne sera possible que lorsque les provocations et les pressions cesseront. Nous attendons donc de la Turquie qu’elle s’abstienne de toute action unilatérale. Si elle reprend de telles opérations, l’Union européenne fera usage de tous les instruments [comprendre : des sanctions, ndlr] », dont elle dispose », a en effet prévenu Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, lors d’un sommet réunissant à Bruxelles les chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres, le 1er octobre.

Auparavant, le président français, Emmanuel Macron, s’était montré ferme. « La solidarité à l’égard de la Grèce et de Chypre […] est non négociable », avait-il dit, dès son arrivée à Bruxelles. « Quand un État membre de l’UE est attaqué, menacé, lorsque ses eaux territoriales ne sont pas respectées, il est du devoir des Européens de se montrer solidaires », avait-il ajouté. Un propos nuancé par la chancelière allemande, Angela Merkel, pour qui « l’Union européenne a beaucoup d’intérêt à développer une relation réellement constructive avec la Turquie, malgré toutes les difficultés. » La position allemande a donc prévalu.

En revanche, les 27 membres de l’UE ont su se mettre d’accord pour sanctionner la Biélorussie. Ou du moins une quarantaine de responsables, accusés d’avoir jouer un rôle dans la répression des manifestations contestant la réelection d’Alexandre Loukachenko [qui ne figure cependant pas sur la liste des personnalités sanctionnées]. Mais c’est une autre affaire.

Pourtant, les sujets de contentieux avec la Turquie ne manquent pas : instrumentalisation de la question migratoire, menace sur les intérêts de la Grèce et de la République de Chypre, offensive contre les milices kurdes syriennes, pourtant partenaires de premier plan dans la lutte contre l’État islamique [EI ou Daesh], intervention en Libye et, désormais, envoi de combattants auprès des forces azerbaïdjanaises, engagées depuis le 27 septembre au Haut-Karabakh, un territoire soutenu par l’Arménie.

Et c’est d’ailleurs ce dernier point que le président Macron a évoqué avec insistance à Bruxelles. Dans un premier temps, il a confirmé que des informations selon lesquelles la Turquie aurait recruté des combattants parmi les groupes rebelles syriens qu’elle soutient pour les envoyer ensuite en Azerbaïdjan.

« Nous disposons d’informations aujourd’hui, de manière certaine, qui indiquent que […] des combattants de groupes jihadistes, en transitant par Gaziantep, [ont rejoint] ce théâtre d’opérations du Haut-Karabakh », avait-il dit, y voyant un « fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne. »

Plus tard, le président français est revenu à la charge, en adoptant un ton plus mordant. Ainsi, a-t-il d’abord précisé, « 300 combattants jihadistes » auraient quitté la Syrie pour rejoindre l’Azerbaïdjan via la Turquie.

« Une ligne rouge est franchie. Je dis que c’est inacceptable, et j’invite l’ensemble des partenaires de l’Otan à regarder simplement en face ce qu’est un comportement de membre de l’Otan : je ne pense pas que ça en relève », a lancé Emmanuel Macron, devant la presse. « D’autres contingents se préparent, à peu près de la même taille […] Une ligne rouge est franchie […] c’est inacceptable », a-t-il insisté.

« J’appellerai le président Erdogan dans les tout prochains jours parce qu’en tant que coprésident du groupe de Minsk je considère que c’est la responsabilité de la France de demander des explications », a également indiqué M. Macron.

Pour rappel, au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], le groupe de Minsk, formé par la France, la Russie et les États-Unis, est le médiateur entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sur la question du Haut-Karabakh.

En attendant, et malgré les appels au cessez-le-feu lancés par la communauté internationale [à l’exception de la Turquie, qui soutient et encourage l’Azerbaïdjan], les combats se poursuivent. Et ils donnent lieu à des communiqués contradictoires selon qu’ils sont publiés par l’un ou l’autre camp.

En tout cas, dans un entretien donné au quotidien Le Figaro, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a accusé la Turquie de participer directement au conflit. « Ils [les Azerbaïdjanais, ndlr] utilisent des drones et des F-16 turcs pour bombarder des zones civiles au Haut-Karabakh. […] Il y a des preuves que des commandants militaires turcs sont directement impliqués dans la direction de l’offensive. Ankara a fourni à Bakou des véhicules militaires, des armes, ainsi que des conseillers militaires. Nous savons que la Turquie a formé et transporté des milliers de mercenaires et terroristes depuis les zones occupées par les Turcs dans le nord de la Syrie », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, et preuve de la complexité de cette affaire, bien que la population azerbaïdjanaise est majoritairement chiite, Téhéran soutient Erevan tandis qu’Israël, qui n’a pourtant pas de bonne relations avec Ankara, vend des armes… à l’Azerbaïdjan. Ce qui donne lieu à des tensions diplomatiques entre l’Arménie et l’État hébreu.

« Nous considérons comme inacceptables les livraisons par Israël d’armes ultramodernes à l’Azerbaïdjan, surtout au moment de l’agression azerbaïdjanaise soutenue par la Turquie », a fait valoir la diplomatie arménienne, après le rappel de son ambassadeur alors en poste à Tel-Aviv.

« Israël regrette la décision de l’Arménie de rappeler l’ambassadeur arménien en Israël pour des consultations. Israël attache de l’importance à sa relation avec l’Arménie et considère l’ambassade arménienne en Israël comme un outil important pour promouvoir des relations aux bénéfices de nos deux peuples », a ensuite réagi le ministère israélien des Affaires étrangères.

Selon l’Institut international de recherche de la paix de Stockholm [Sipri], Israël a été le premier fournisseur étranger connu d’équipements militaires à l’Azerbaïdjan entre 2017 et 2019, avec des échanges supérieurs 375 millions de dollars.

Source : Zonemilitaire.fr - Laurent Lagneau 
(c)Image : Courrier International

 

 

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Musée-mémorial : Emmanuel Macron, pour un Musée national du terrorisme…

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Musée-mémorial : Emmanuel Macron, pour un Musée national du terrorisme…

Poussé par l’Elysée, le projet d’un « musée-mémorial des sociétés face au terrorisme » prend forme.
La phase opérationnelle et administrative s’ouvre cette semaine

« Le président de la République n’a pas vocation à commenter mais à agir », a déclaré Emmanuel Macron lundi, sortant du silence quatre jours après l’attaque terroriste de la rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de Paris. « Vous savez, il ne faut pas juger l’engagement d’un Président à hauteur de tweet. » Une lettre de mission signée du chef de l’Etat en juin dernier confie à Henry Rousso, éminent historien du souvenir des grands traumatismes collectifs, la préfiguration d’un musée du terrorisme. Un projet annoncé en septembre 2018 et qui suit son cours discrètement.

La brise hivernale fait grelotter trois ministres assis au premier rang. Edouard Philippe est encore le premier d’entre eux. Nicolas Sarkozy et François Hollande, menton enfoui dans leur écharpe noire, semblent des sosies. Ce 11 mars 2020, au Trocadéro, Emmanuel Macron s’exprime à l’occasion de la première Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme, en présence du roi et de la reine d’Espagne. Songeant à la postérité, il aborde un projet déjà évoqué mais très peu connu : la création d’un Musée du terrorisme en France. Ce grand chantier « sera mené à son terme pour se rappeler, pour se recueillir, pour faire histoire », répète le chef de l’Etat.

Un moyen d’honorer durablement les victimes du terrorisme, en un lieu unique, et de retracer cinquante ans d’attentats. De dire que la société est résiliente, aussi. Ce futur musée, Emmanuel Macron l’imagine « unique au monde », avec pour ambition de « lutter contre les ferments de haine » et d’« opposer la lumière vitale de la mémoire et de la connaissance à la barbarie et à la force mortifère de l’oubli ». « Un lieu complet, inspiré du Mémorial de Caen et du Mémorial de la Shoah, avec un centre de recherche et d’historiographie », détaille un acteur du dossier pour mieux distinguer le projet français d’autres mémoriaux de la planète (Oslo, New York, Victoria ou Oklahoma City), consacrés à un seul événement.

L’épidémie de coronavirus a ralenti le chantier. Mais en juin, le chef de l’Etat a lui-même signé une seconde lettre de mission confiée à Henry Rousso, grand historien de la mémoire et père de la notion de négationnisme. Après une première mission préparatoire et un rapport remis en mars au Premier ministre, l’auteur de Face au Passé. Essais sur la mémoire contemporaine (2016, Belin) se penche aujourd’hui sur le contenu scientifique du musée, en tandem avec l’ex-déléguée interministérielle à l’aide aux victimes, Elisabeth Pelsez. Avec une équipe où collaborent historien, anthropologue, sociologue, artiste plasticienne et architecte, il orchestre une collecte d’objets et de documents auprès des associations. De quoi donner au futur site une « grande valeur émotionnelle et patrimoniale ».

« Résistance par l’intelligence ».
« Il s’agit de prendre à bras-le-corps un phénomène qui s’enracine dans la durée, projette Henry Rousso. Le terrorisme islamiste est le plus récent et le plus meurtrier, mais le phénomène est pluriel, ancien. Ce musée ne doit pas être qu’un musée d’histoire : c’est un lieu de compréhension, de mémoire collective d’un processus toujours en cours. Et donc une forme de résistance par l’intelligence, l’universalisme et la culture au terrorisme qui veut nous empêcher de penser par la sidération et par la peur. » Depuis le lancement du projet en 2018, la France a vécu les attentats islamistes de Trèbes, du marché de Noël de Strasbourg, de la préfecture de police de Paris… Peu après que le gouvernement Castex remet l’ouvrage sur le métier, mi-septembre, une nouvelle attaque terroriste survient dans le XIe arrondissement à Paris.

L’Elysée presse Matignon d’avancer. Une réunion entre les équipes des ministres de la Justice, des Armées et de la Culture doit avoir lieu ces prochains jours pour créer un groupement d’intérêt public et le doter de moyens. « Tous les clignotants sont au vert », assure une source exécutive.
Paris ou Nice. Mais la naissance d’un nouveau grand musée devra franchir des obstacles. L’agenda du garde des Sceaux, d’abord. Car si le projet est d’envergure interministérielle, à la croisée des questions régaliennes, éducatives, culturelles, géopolitiques et universitaires, c’est la Justice qui reste le ministère chef de file pour ce qui touche aux victimes du terrorisme. « Dupond-Moretti n’a pas encore mis son nez dedans », glisse un connaisseur du dossier, alors que le garde des Sceaux mène ses batailles pour redresser la justice.

« Où ? » est l’autre grande question, non tranchée.
Certaines associations souhaiteraient voir le futur Musée du terrorisme installé à Nice, lieu de l’attentat du 14 juillet 2016. Mais la capitale a la préférence des concepteurs. « Ce sera un grand musée qui aborde un morceau d’histoire de France, dont l’enjeu est national », souligne Henry Rousso. Reste à voir comment réagira la ville de Paris, encore peu impliquée, lorsqu’un foncier de plus de 3 000 m2 sera mobilisé. « Hidalgo devrait se réveiller quand elle verra que l’Etat bouge sur le dossier », anticipe un connaisseur.

Qui dit grand projet, dit financements. Plusieurs ministères devraient contribuer, à hauteur de 30 à 50 millions d’euros d’investissement. Mais cet argent devra être pérennisé avec des partenariats, l’ultime obstacle étant la brièveté du mandat présidentiel. « L’alternance menace les grands travaux et les musées de société sont très difficiles à créer en France », relève un familier du dossier. Nicolas Sarkozy avait fait bourgeonner un controversé musée de l’histoire de France, bazardé par François Hollande en 2012. Et si le Président socialiste a étrenné le Musée national de l’histoire de l’immigration, au Palais de la Porte-Dorée, c’était plus de dix ans après son lancement par Jacques Chirac. En 2022, les responsables du projet espèrent ouvrir les concours d’architecte. Le musée-mémorial devrait être réalisé sous le prochain quinquennat.

Source : lopinion.fr - Ivanne Trippenbach / Image : AFP

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