PARADE : Lutte anti-drones, des moyens de nouvelle génération…

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PARADE : Lutte anti-drones, des moyens de nouvelle génération…

= COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DES ARMÉES =

Lutte anti-drone : le ministère des Armées se dote de moyens de nouvelle génération

  • Le ministère des Armées se dote de systèmes de protection des sites sensibles contre les micro et mini-drones. Ils seront livrés en 2023.
  • Florence Parly, ministre des Armées salue cette acquisition : « La Lutte anti-drone est un segment fondamental de l’évolution des Armées françaises. Nous montons en puissance dans ce domaine crucial. En 2021 nous testions pour la première fois la destruction d’un drone avec un laser de puissance. Nous achetons aujourd’hui du matériel de pointe pour contrer des drones ennemis, afin notamment de renforcer la protection des sites militaires sensibles et des Opérateurs d’importance vitale (OIV), conformément à la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 ».
  • Chaque système est composé de radars, d’optronique d’identification et d’effecteurs organisés autour d’un cœur de commande et contrôle. Ces équipements sont positionnés pour couvrir un site stratégique afin d’être en mesure de neutraliser des drones et mini-drones grâce à des capacités alliant portée et précision.

PARADE

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 26 avril 2022 le marché PARADE (Protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs) avec le consortium formé par les sociétés Thales et CS GROUP, à l’issue d’un appel à concurrence européen publié en mai 2021. Au titre du marché, six premiers systèmes doivent être livrés début 2023 et jusqu’à plusieurs dizaines de systèmes ultérieurement.

Outre le maintien en condition opérationnelle de ces systèmes pendant dix années, le marché PARADE permettra aussi de faire face à l’évolution rapide de la menace drone dans une logique incrémentale d’intégration d’innovations et d’adaptation à des contraintes nouvelles. Le montant maximal estimé de la totalité du marché PARADE s’élève à 350 millions d’euros.

PARADE s’inscrit dans le cadre du programme « Lutte anti-drones » (LAD), conduit par la DGA, et lancé en comité ministériel d’investissement le 23 février 2021, afin de prendre la suite des travaux menés depuis 2015.

Détecter, identifier, neutraliser…

Les systèmes acquis dans le cadre de PARADE complèteront les moyens de lutte anti-drones déjà en service dans les armées françaises. Ils assureront une protection permanente et à 360° des sites militaires sur lesquels ils seront déployés, aussi bien en France que sur des théâtres d’opérations extérieures. Ils contribueront également à la protection sur le territoire national.

Modulaires et évolutifs, ils seront capables de détecter, d’identifier et de neutraliser par brouillage des drones, émetteurs ou non d’ondes électromagnétiques. Ils fonctionneront par tous les temps, de jour comme de nuit. Ils seront déplaçables d’un site à un autre par voie routière, maritime ou aérienne.

Thales apportera au projet son expérience de systémier, son savoir-faire en défense aérienne, en cybersécurité et dans le domaine des architectures digitales. CS GROUP fera bénéficier le projet de son expertise dans le domaine très exigeant de la lutte anti-drones : l’entreprise a ainsi assuré ces dernières années la réalisation de systèmes dont certains sont opérationnels depuis 2016.

Centre media du ministère des Armées

Source : Direction générale de l’armement – DICoD / Photo : HALCON Hunter 2 Swarming Drones – AETOSWire
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Suède : Violentes émeutes… L’intégration des immigrés est un échec !

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Suède : Violentes émeutes… L’intégration des immigrés est un échec !

Émeutes en Suède : l’intégration des immigrés est un échec, selon la première ministre

Depuis quinze jours, de violentes émeutes parties des quartiers fortement islamisés de Suède secouent le pays.
La social-démocrate Magdalena Andersson a annoncé jeudi une série de mesures visant à endiguer la criminalité, qui est selon elle une conséquence de la «faiblesse» de l’État régalien alors que le pays est confronté à une immigration de masse.

Après quinze jours d’émeutes qui ont secoué violemment le pays et fait déjà une centaine de blessés parmi les forces de l’ordre, la première ministre suédoise Magdalena Andersson s’est exprimée jeudi, annonçant notamment un plan et des moyens visant à combattre la criminalité en Suède. La cheffe du gouvernement veut s’en prendre en particulier à la criminalité juvénile, qu’elle souhaite enrayer grâce à une collaboration plus étroite entre la police et les services sociaux, et des outils de contrôle pour s’assurer que les enfants restent à l’école et ne traînent pas dehors sans l’accord de leurs parents.

Surtout, la dirigeante issue des rangs du Parti social-démocrate suédois des travailleurs a reconnu publiquement en conférence de presse, sur un ton direct jugé «inhabituel» par les observateurs de la vie politique suédoise, l’insuffisance et les ratés des politiques d’intégration des nouveaux immigrés dans son pays. Elle a alors renvoyé dos à dos l’islamisme et l’extrême droite, qui selon elle «enveniment» la vie politique suédoise et empêchent cette intégration.

Alors que le nombre de personnes nées à l’étranger et résidant aujourd’hui en Suède a doublé en vingt ans, pour atteindre désormais deux millions (un cinquième de la population de ce pays scandinave), Magdalena Andersson a donc fait son autocritique et celle de son parti, au pouvoir depuis huit ans (et, au total, près d’une trentaine d’années depuis quarante ans). «L’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers», a-t-elle notamment déclaré, d’après l’agence Reuters. Ajoutant : «une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes».

Immigration massive

Alors qu’elle fut le pays d’Europe à supporter le plus large afflux de migrants (relativement à la taille de sa population) depuis la crise migratoire de 2015, la Suède a, depuis, restreint drastiquement sa politique d’accueil. La venue dans le pays en avril du leader d’un parti danois d’extrême droite, Rasmus Paludan, a été le prétexte d’un déchaînement de violences à l’égard des autorités suédoises. L’homme est connu pour des provocations et a notamment brûlé en place publique des exemplaires du Coran : il avait été expulsé de France à titre préventif en 2020, et interdit de séjour en Belgique… ainsi qu’en Suède.

Depuis le 14 avril, l’annonce de sa venue en Suède a provoqué le soulèvement de quartiers très fortement islamisés du pays, et des camions de police ont notamment été incendiés, aux cris de «Allah Akbar !», comme l’ont notamment rapporté les journalistes de l’AFP.

Le journaliste d’origine suédoise Henrik Lindell raconte au Figaro que «pendant quatre jours, dans des quartiers populaires et souvent défavorisés, des hommes, surtout des jeunes, mais aussi des femmes et des enfants se sont livrés à des jets de pierre contre des policiers et même des pompiers, à des incendies de véhicules appartenant aux forces de l’ordre et aux particuliers, à des pillages, à des attaques contre tout ce qui représente l’autorité, voire l’ordre de la société, en Suède».

Source : LeFigaro.fr – Paul Sugy / Photo LaDepeche.fr via AFP
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OTAN : Des sous-marins nucléaires d’attaque américains et français en Ecosse

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OTAN : Des sous-marins nucléaires d’attaque américains et français en Ecosse

Guerre en Ukraine : des sous-marins nucléaires d’attaque américains et français font surface en Ecosse, une démonstration de force de l’OTAN

À quelques jours d’intervalle, l’arrivée consécutive de sous-marins nucléaires d’attaque américains et français dans une base de la Royal Navy en Ecosse n’est certainement pas une coïncidence.

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux le 26 avril, un sous-marin nucléaire d’attaque français (SNA), de type Rubis, a été repéré dans les eaux de la base navale de Faslane, à Clyde, en Écosse, laquelle abrite les sous-marins nucléaires d’attaque et les sous-marins lanceurs d’engins de la Royal Navy.

Si l’US Navy et la Royal Navy communiquent régulièrement sur les escales de ses SNA, la Marine Nationale est en général beaucoup plus discrète sur les mouvements de ses sous-marins.

24 heures plus tard, un autre sous-marin nucléaire d’attaque, américain cette fois, de type Virginia et identifié comme s’agissant de l’USS Indiana, a également été aperçu à Faslane, pour ce rendez-vous du cercle très fermé des pays membres de l’OTAN à posséder dans leur arsenal des sous-marins nucléaires d’attaque et lanceurs d’engins.

Alors, pourquoi un tel rassemblement ?

Dans le contexte des tensions extrêmement vives dans la région du nord de l’Europe à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine depuis le 24 février, cette démonstration de force laisse suggérer que les pays de l’OTAN ne veulent clairement pas se laisser intimider. Aussi, et même si aucune explication n’a été pour le moment avancée au sujet de la présence de ces sous-marins français et américain en Écosse, cette « réunion » est inédite, laissant donc supposer qu’il s’agit d’un message adressé à Moscou.

Un signal fort d’autant plus que la base de Faslane occupe une position stratégique par rapport au passage très convoité vers l’Arctique entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni, une zone fréquentée par les sous-marins russes. Une zone devenue cruciale pour les lignes d’approvisionnement entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Il faut dire qu’un certain nombre de sous-marins lanceurs d’engins à propulsion nucléaire se seraient dirigés vers l’Atlantique Nord après que le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il avait mis les forces stratégiques de son pays en alerte spéciale le 27 février, selon un article du journal The Times en Grande-Bretagne qui a été publié . en mars.

« Suivie par les militaires occidentaux il y a quatre semaines, la décision d’envoyer les sous-marins russes plus près des côtes européennes a été considérée par les chefs de la marine britannique comme une posture et un avertissement, plutôt qu’une menace réelle », a rapporté le Times . « Ils sont revenus vers la Russie peu de temps après et les niveaux normaux d’activité ont repris. Depuis lors, les agences de renseignement occidentales ont surveillé de plus près l’arsenal nucléaire du Kremlin. »

Quelles que soient les raisons exactes qui ont conduit un sous-marin américain de classe Virginia à rejoindre un bâtiment français de classe Rubis dans une base de sous-marins de la Royal Navy à Clyde, il s’agit certainement d’un nouveau cran dans le dispositif de sécurité. Une situation inédite mais qui témoigne aussi de la réaction des pays de l’OTAN dans leur mission de dissuasion. Avec en première ligne les capacités de guerre sous-marine de l’OTAN pouvant opérer à partir d’installations partagées par l’Alliance à un moment où l’Europe connaît une crise géopolitique la plus importante depuis des décennies.

Source : LeFigaro.fr – Martial Mehr / Photo Pixabay
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Guinée : La junte militaire annonce une transition de « 39 mois » et déçoit la Cédéao

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Guinée : La junte militaire annonce une transition de « 39 mois » et déçoit la Cédéao

Guinée : le chef de la junte militaire opte pour une transition de « 39 mois » et déçoit la Cédéao

Le chef de la junte militaire à Conakry a annoncé samedi avoir opté pour une durée de transition « de 39 mois » avant de rendre le pouvoir aux civils, défiant ainsi les partenaires régionaux de la Guinée, qui demandent un délai bien plus court.

Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée, a annoncé, samedi 30 avril, avoir opté pour une durée de transition « de 39 mois » avant de rendre le pouvoir aux civils.

« De toutes les consultations engagées à tous les niveaux (…), il ressort une proposition médiane d’une durée consensuelle de la transition de 39 mois », a déclaré le colonel Mamady Doumbouya dans une adresse télévisée à la Nation.

L’officier, qui a renversé le président Alpha Condé en septembre et s’est fait proclamer chef de l’État depuis lors, a tenu ces propos après la clôture, vendredi, de deux consultations politiques contestées, une conférence dite de réconciliation et « un cadre de concertation inclusif », toutes deux boudées par un grand nombre de partis politiques.

« Le CNRD [Comité national du rassemblement et du développement, l’organe dirigeant de la junte, NDLR] et le gouvernement à leur tour soumettront au CNT [Conseil national de transition, NDLR], qui tient lieu de Parlement, cette proposition qui est consécutive à de larges et patientes consultations », a déclaré le colonel-président.

Contre l’ultimatum de la Cédéao

Fin mars, s’impatientant devant leur refus manifeste d’annoncer une date pour des élections destinées à rendre le pouvoir aux civils, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait sommé les autorités de Conakry de lui présenter « au plus tard le 25 avril » un calendrier de transition « acceptable », sous peine d’une extension des sanctions économiques décidées contre le pays après le coup d’État.

Mais la junte a laissé passer le délai et demandé à « avoir davantage de temps par rapport à l’échéance du 25 avril », afin de « permettre la poursuite des consultations », selon un communiqué de la Cédéao publié mercredi.

En septembre, après le putsch à Conakry, les chefs d’État de la Cédéao avaient « insisté pour que la transition soit très courte » et que des élections soient organisées dans un délai ne dépassant pas « six mois ».

En clôturant le « cadre de concertation inclusif », le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mory Condé, avait déclaré vendredi que l' »ensemble des acteurs » ayant accepté d’y participé avaient « proposé des durées allant de 18 à 52 mois » pour la transition, sans préciser à partir de quelle date.

Comme au Mali ou au Burkina Faso, deux autres pays de la région où les militaires ont pris le pouvoir, la junte guinéenne semble faire peu de cas des exigences de la Cédéao.

Mardi, au lendemain de l’expiration de l’ultimatum de l’organisation régionale, le porte-parole du gouvernement mis en place par la junte, Ousmane Gaoual Diallo, s’était livré à une violente attaque contre la Cédéao.

« On n’a pas transmis un document [sur le calendrier de la transition à la Cédéao] et nous étions clairs là-dessus depuis le début que le gouvernement guinéen n’agit pas sous des contraintes ou sous le diktat de qui que ce soit », avait-il dit, n’excluant pas que la Guinée se retire de la Cédéao.

La Cédéao « doit faire sa propre autocritique », avait-il ajouté, accusant l’organisation ouest-africaine d’avoir été « distante par rapport aux cris des populations guinéennes » lors de la répression meurtrière de la contestation ayant marqué les dernières années de pouvoir d’Alpha Condé.

Dans un communiqué publié samedi avant l’annonce du colonel Doumbouya sur la durée de la transition, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a déploré « que les faits et agissements du CNRD ressemblent chaque jour davantage à ceux du régime déchu d’Alpha Condé » et plaidé pour un « retour rapide à l’ordre constitutionnel normal ».

Source : France24.com avec AFP / Photo copie écran TV
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