Commémoration du 5 décembre : Journée nationale d’hommage
5 DÉCEMBRE : JOURNÉE NATIONALE D’HOMMAGE
Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.
Il est important de montrer l’unicité du monde combattant : au travers de nos prismes, de nos spécificités associatives, la reconnaissance pour nos aînés est unanime !
La FNCV en partenariat avec l’ONaCVG mène un travail d’apprentissage et de compréhension de nos parties d’Histoire qui forment la jeunesse à notre patrimoine.
L’encadrement des cadets est primordial. La transmission de ces valeurs chères à nos aînés doit devenir celles de notre jeunesse : les vôtres. Nos jeunes s’impliquent, nous sommes à leurs côtés pour ce qui est de passer cette mémoire. Ils souhaitent porter fièrement nos trois couleurs comme tous ces jeunes qui ont fait l’Histoire.
Nous les formons. En cette 11e cérémonie nationale du cycle mémoriel annuel cette jeunesse en devenir était présente ! Que ce soit en province, moins médiatisé, ou à Paris, ils ont décidé de s’impliquer après leur SNU pour rendre les honneurs à tous ceux qui l’ont fait auparavant. Au mémorial de la guerre d’Algérie du Maroc et de Tunisie, et à l’Arc de Triomphe l’intensité était présente dans leur tenue et dans leurs yeux.
Armement : Il faudrait au moins 6 mois de munitions pour les armées françaises !
Pour le Sénat, les forces françaises devraient avoir suffisamment de munitions pour six mois de guerre
En mars 2022, alors que la guerre en Ukraine venait de débuter, le sénateur Christian Cambon, alors président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, força sans doute le trait [même s’il s’en était défendu] en affirmant que les forces françaises n’avaient devant elles que « quinze jours de munitions », voire « trois ou quatre » pour certains armements, pour faire face à un engagement de haute intensité.
En réalité, tout dépend du type de munition dont en parle… S’il s’agissait uniquement des obus de 155 mm, alors M. Cambon ne devait pas être loin de la vérité, sachant que, entre 2012 et 2017, l’industrie français n’en produisait que 500 par an [selon le ministère des Armées] alors que l’artillerie ukrainienne a pu en tirer jusqu’à 7 000 par jour.
Quoi qu’il en soit, dans un rapport qu’il avait co-écrit avec Patricia Mirallès quand il était encore député, Jean-Louis Thiériot, l’actuel ministre délégué auprès du ministre des Armées, avait souligné qu’un « conflit de haute intensité imposerait de renforcer nos capacités logistiques et d’honorer le socle d’emploi militaire de tous les services de soutien, ceux du renseignement, du service de santé des armées, mais aussi du soutien en énergie, en munitions, qui sont aujourd’hui trop limités ».
Cela étant, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, dont la trajectoire financière risque d’être compromise si le projet de loi de finances pour 2025 n’est pas adopté, a pris la mesure de cet enjeu, pas moins de 16 milliards d’euros étant prévus pour « consolider les stocks de munitions » et assurer la « transition vers les futures capacités », telles que, par exemple, le missile longue portée antinavire de type FMAN et de croisière de type FMC.
Depuis deux ans, des progrès sensibles ont été réalisés par les industriels concernés. Ainsi, en 2025 les livraisons d’obus de 155 mm devraient « être supérieures de près de 50 % à ce qu’elles étaient en 2024, ce nombre étant lui-même très supérieur au niveau des livraisons qui existait en 2022 », ont en effet constaté les sénateurs Hugues Saury et Hélène Conway-Mouret, dans leur avis budgétaire sur le programme 146 « Équipement des forces ». Même chose pour les Armement Air-Sol Modulaires [AASM], dont le rythme de production s’est « accéléré à la fois pour permettre des livraisons plus importantes à l’Ukraine » et regarnir les stocks des forces françaises.
Cependant, ont-ils tempéré, « les quantités commandées et livrées restent sans commune mesure avec les besoins générés par les combats de haute intensité et les besoins de l’Ukraine ».
Actuellement, selon l’État-major des armées, le niveau des stocks de munition est « variable selon les catégories ». Mais « il s’améliore et devrait revenir à des niveaux satisfaisants d’ici 2030 », ont rapporté les deux parlementaires.
Qu’entend l’EMA par « niveaux satisfaisants » ? Selon Mme Conway-Mouret et M. Saury, « les besoins sont évalués en fonction d’un référentiel correspondant à 2 mois de combats en haute intensité ». Ce qui, estiment-ils, « constitue une hypothèse très basse qui reflète d’abord les contraintes budgétaires ».
Six mois de munitions en cas affrontement de haute intensité
Aussi plaident-ils pour « porter de 2 à 6 mois le référentiel permettant de calculer les besoins générés par un affrontement de haute intensité pour tous les matériels et consommables nécessitant une utilisation massive [obus de 120 et 155 mm, AASM, Aster, Meteor…] afin de laisser un temps suffisant en cas d’engagement aux industriels pour passer en économie de guerre ». Et d’ajouter que les « capacités de production des matériels soumis à des évolutions technologiques rapides [MTO, drones, outils de guerre électronique…] doivent être correctement dimensionnées afin de permettre un ‘ramp up’ [accélération] rapide en cas de conflit ».
Lors de l’examen de ce rapport en commission, Mme Conway-Mouret est revenue sur cette recommandation. « Ce délai de 2 mois ne peut que nous interroger après bientôt 3 années de guerre en Ukraine. Il est en effet trop bref pour permettre aux industriels de passer en économie de guerre et prendre le relais », a-t-elle affirmé.
« C’est la raison pour laquelle notre première recommandation est de porter de 2 à 6 mois la durée du référentiel retenu aujourd’hui par les Armées pour déterminer le niveau des stocks de munitions et de matériels de base nécessaires pour conduire un affrontement de haute intensité », a poursuivi la sénatrice. Et de conclure : « Ce changement de référentiel nécessiterait bien évidemment des moyens supplémentaires que nous souhaitons évaluer précisément dans les mois qui viennent ».
Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : Europe1.fr – Illustration ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
Notre-Dame : Réouverture de la cathédrale de Paris, le président élu Donald Trump sera présent…
France : le président élu Donald Trump sera à Paris pour la réouverture de Notre-Dame
Donald Trump sera à Paris ce samedi 7 décembre. Le président élu américain a annoncé qu’il assistera à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’édifice religieux avait brûlé le 15 avril 2019, pendant son premier mandat.
C’est sur son réseau social personnel Truth Social que Donald Trump annonce son voyage dans la capitale française. Il avait participé, à sa façon, à l’émotion internationale autour de l’incendie. En voyant les images à la télévision lors de son premier mandat, il avait suggéré d’envoyer des avions bombardiers d’eau. L’option n’avait pas été retenue par les professionnels qui ont éteint le brasier.
Le président élu profite de son annonce pour adresser ses félicitations à son ex et futur homologue français. « Le président Emmanuel Macron a fait un travail merveilleux en veillant à ce que Notre-Dame soit restaurée pour retrouver toute sa gloire, et même plus », a ajouté Donald Trump.
Relations tumultueuses
Emmanuel Macron a été l’un des premiers à le féliciter pour sa victoire le 5 novembre. « Prêt à travailler ensemble comme nous avons su le faire durant quatre années. Avec vos convictions et avec les miennes », avait twitté le président français, un message qui donnait la tonalité de leurs relations. Celles-ci ont effectivement connu des hauts et des bas.
En 2017, Donald Trump avait beaucoup apprécié son invitation au défilé militaire du 14-Juillet, au point de suggérer, sans suite, que quelque chose d’équivalent soit organisé aux États-Unis. Les choses s’étaient dégradées par la suite. Mais Paris sera tout de même le premier voyage à l’étranger de Donald Trump depuis qu’il a remporté l’élection présidentielle américaine. Jusque-là, ce sont surtout les dirigeants étrangers qui font le déplacement à Mar-a-Lago.
À la Maison Blanche, la venue de la première dame Jill Biden est annoncée. Pas celle de son mari, le président en exercice Joe Biden.
Source : RFI.fr / Photo : Stéphane de Sakutin/Pool via REUTERS ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
INFO & ACTUALITÉ. Général Jean-Louis Georgelin : Mort en montagne de l’ancien chef d’état-major, rebatisseur de Notre-Dame Le général Jean-Louis Georgelin, en charge du chantier de la cathédrale Notre-Dame, est mort à l’âge de 74 ans Nommé par… > Lire la suite…
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La venue de Donald Trump en France pour la cérémonie de réouverture de Notre-Dame, un coup diplomatique pour Emmanuel Macron
Le président américain élu effectuera à Paris, samedi 7 décembre, son premier déplacement à l’étranger depuis son élection le 5 novembre.
La visite a été calée l’avant-veille lors d’un appel entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Le président américain élu a confirmé, lundi 2 décembre, sa venue à Paris pour la réouverture, samedi, de la cathédrale Notre-Dame, parmi une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement étrangers. « Ce sera un jour très spécial pour tous ! », a-t-il écrit sur son réseau, Truth Social : « Le président Emmanuel Macron a fait un travail formidable pour que Notre-Dame retrouve toute sa splendeur, et bien plus encore », a-t-il précisé. Lors de l’incendie, le 15 avril 2019, Donald Trump, alors à la Maison Blanche, avait suggéré dans un tweet très commenté d’envoyer les bombardiers d’eau pour maîtriser le feu.
Ce sera le premier voyage à l’étranger du républicain, un mois après son élection, et six semaines avant son investiture, tandis que la composition de son gouvernement nourrit les inquiétudes sur ses intentions à l’international, en Ukraine bien sûr, mais aussi au Proche-Orient. Après un fragile cessez-le-feu au Liban, les combats continuent dans la bande de Gaza. La nouvelle administration, très proche du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, entend mettre la « pression maximale » sur Téhéran, à l’heure où la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni cherchent au contraire à relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien.
Les enjeux ukrainiens
Lors de leur conversation au téléphone, samedi, M. Macron et M. Trump ont abordé rapidement ces enjeux. Ils ont convenu de poursuivre leurs échanges en marge des cérémonies à Notre-Dame. Il n’est d’ailleurs pas impossible que la venue de Donald Trump suscite celle de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, très soucieux de nouer le dialogue avec l’élu républicain. Ce dernier a critiqué sans relâche l’appui militaire américain à Kiev et prétendu régler le conflit « en vingt-quatre heures », bien que Vladimir Poutine refuse encore toute tractation, au moment où ses forces progressent dans l’est du pays…
Source : LeMonde.fr ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
Réouverture de Notre-Dame de Paris: comment assister aux cérémonies ce week-end ?
L’accès au parvis et à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris sera réservé à une poignée de personnalités lors des cérémonies pour sa réouverture les 7 et 8 décembre mais la préfecture de police, la mairie de Paris et le diocèse ont tenu à ce que 40.000 spectateurs puissent assister à ces journées historiques.
Quelques dizaines de milliers de spectateurs pourront assister aux cérémonies de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris les 7 et 8 décembre. Le dispositif de sécurité prévu pour l’évènement a été présenté par le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez lors d’une conférence de presse ce lundi 2 décembre.
« L’accueil du public se fera dans cinq boxes à partir de 15 heures, le samedi 7 décembre. Ils seront sur les quais hauts de la rive gauche avec un certain nombre d’accès et une jauge totale de 40.000 personnes », a indiqué l’ancien secrétaire d’État qui recommande aux personnes intéressées « de s’y présenter le plus tôt possible ».
Comme lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, un système de bracelets sera utilisé. « Il y en aura autant que possible et dès qu’ils auront tous été distribués, les gens ne rentreront plus », a-t-il poursuivi.
Des écrans géants et une sonorisation
Depuis ces boxes, le public pourra assister aux cérémonies retransmises sur des écrans géants disposés notamment sur l’île de la Cité. La mairie de Paris installera ces écrans et réalisera aussi la sonorisation pour que les spectateurs puissent entendre les discours, l’éveil de l’orgue et les interprétations d’artistes.
Patrick Bloche, premier adjoint à la mairie de Paris a appelé les spectateurs qui arriveraient à temps pour être installés dans les boxes à prendre des précautions. « Nous n’allons pas installer de vendeurs sur place, je pense qu’ils seront hors du secteur. Il faudra sans doute s’hydrater avant d’assister à la cérémonie », a-t-il conseillé, estimant que la situation serait moins critique que cet été.
« Nous souhaitions permettre aux alentours de la cathédrale une belle ferveur populaire », a souligné Olivier Ribadeau Dumas recteur-archiprêtre de la cathédrale qui a rappelé que les réservations pour les premières visites allaient ouvrir dès ce mardi 3 décembre.
Accès très restreint à l’île de la Cité
L’accueil du public sur ces quais haut va se traduire dès le mercredi 4 décembre pour des restrictions dans le secteur. La circulation sera fermée à partir de midi entre le Pont de la Tournelle et le Pont Neuf.
« Il n’y aura pas d’ouverture à la circulation avant dimanche voire lundi », a indiqué le préfet de police de Paris, qui a annoncé, par la même occasion la fermeture des bouquinistes puisqu’ils se situent au droit des zones d’accueil du public.
Les promeneurs ne pourront plus se balader sur les quais hauts de la rive gauche à partir de 13 heures le samedi 7 décembre. Les commerces du secteur vont également être contraints de fermer.
Une vaste zone de sécurité anti-terroriste viendra compléter le dispositif à partir du samedi 7 décembre dès 7 heures du matin et jusqu’au dimanche 8 décembre à 20 heures. « Prestataires, invités, riverains sur justificatif, les professionnels de santé qui ont une urgence, ceux qui y travaillent pourront accéder à la zone après fouilles et palpations mais en aucun cas le grand public », a ajouté Laurent Nuñez.
Des restrictions sur les transports
Du côté des transports, le trafic du RERC C sera interrompu entre les gares Paris Austerlitz et Musée d’Orsay samedi de 12 heures à 22 heures, mais il reviendra à la normale dimanche. Quant aux bus, ils ne circuleront pas au sein du périmètre de sécurité ni samedi ni dimanche, ni même à partir du mercredi sur la rive gauche. La RATP est en train de mettre en œuvre des déviations de parcours.
Les stations de métro Saint-Michel et Cité seront fermées toute la journée samedi et jusqu’à dimanche 20 heures et les rames circuleront sur les lignes (métro 4 et RER B) mais elles ne s’y arrêteront pas. Quant à la station de métro Pont Neuf, elle sera fermée samedi de 17 à 23 heures et dimanche de 9 à 14h30.
Une cinquantaine de chefs d’État sont attendus pour la réouverture de la cathédrale. Seuls les invités pourront accéder au parvis et à l’édifice, dont la jauge d’accueil est de 3.000 personnes maximum, rappelle le préfet de police.
Source : BFMTV.com par Florent Bascoul ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
Guerre au Liban : Accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur tôt mercredi au Liban, après plus d’un an d’hostilités transfrontalières et deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement libanais armé soutenu par l’Iran.
La trêve, valable depuis 04H00 (02H00 GMT), doit interrompre le conflit qui a contraint des dizaines de milliers de personnes en Israël et des centaines de milliers d’autres au Liban à fuir leur domicile.
Les hostilités ont conduit à des bombardements sur le Liban, faisant des milliers de morts, et au déploiement de soldats israéliens de l’autre côté de la frontière entre les deux pays pour affronter les combattants du Hezbollah.
Le mouvement pro-iranien, affirmant agir en soutien au Hamas, avait ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
Peu après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à l’aube, des habitants du sud du Liban et de la plaine de la Békaa ont commencé à retourner dans leurs villages, formant des convois de véhicules, a rapporté l’agence officielle libanaise Ani.
Le président américain Joe Biden a salué mardi l’accord de cessez-le-feu, « un nouveau départ » pour le Liban et une « bonne nouvelle » pour laquelle les Etats-Unis et la France œuvraient depuis des semaines.
Dans une interview à Al-Jazeera publiée avant la trêve, l’envoyé américain Amos Hochstein avait indiqué que les forces israéliennes positionnées à deux ou trois kilomètres de la frontière avec le Liban se retireraient progressivement au cours des 60 prochains jours. « Au fur et à mesure que l’armée libanaise se redéploiera vers le sud, les forces israéliennes partiront. »
Le Hezbollah doit aussi se retirer de la frontière sud avec Israël.
Avant le feu vert israélien final, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué que la durée du cessez-le-feu dépendrait « de ce qui se passera au Liban ». « Nous maintenons une totale liberté d’action militaire » au Liban, a-t-il ajouté: « Si le Hezbollah viole l’accord et tente de se réarmer, nous attaquerons ».
Peu après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’armée israélienne a averti les habitants du sud du Liban de ne pas s’approcher des positions où elle reste déployée.
« Il vous est interdit de vous diriger vers les villages que les FDI (l’armée israélienne, NDLR) ont ordonné d’évacuer ou vers les forces des FDI dans la région », a déclaré le porte-parole de l’armée Avichay Adraee dans un message sur X.
Selon les autorités libanaises, au moins 3.823 personnes ont été tuées au Liban au total depuis octobre 2023, dont la plupart ces dernières semaines. Les hostilités y ont déplacé quelque 900.000 personnes, selon l’ONU.
Côté israélien, 82 militaires et 47 civils ont été tués en 13 mois, dans les affrontements avec le Hezbollah, selon les autorités.
Mardi, des habitants du nord d’Israël interrogés par l’AFP s’affirmaient opposés à un cessez-le-feu: « ce serait une grave erreur tant que le Hezbollah n’aura pas été complètement éliminé », jugeait Maryam Younnes, une étudiante de 29 ans.
« Se concentrer » sur l’Iran
L’annonce de l’accord est intervenue après qu’Israël a pilonné mardi le centre de Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, comme jamais depuis qu’il a lancé le 23 septembre une campagne de bombardements visant le mouvement dans le pays voisin, puis y a entamé le 30 septembre des opérations au sol dans le sud.
Moins d’une heure avant l’entrée en vigueur de l’accord, au moins deux frappes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, selon des images diffusées par AFPTV, peu après des appels à évacuer une zone au centre de la capitale libanaise et une autre dans sa banlieue sud par l’armée israélienne. Mardi soir, le Hezbollah avait de son côté dit avoir lancé des drones contre des « cibles militaires sensibles » à Tel-Aviv.
Le Hezbollah n’a pas participé directement aux négociations de la trêve, faisant plutôt appel au chef du Parlement Nabih Berri pour négocier en son nom, et n’a pas, jusqu’ici, commenté l’accord.
La guerre au Liban a considérablement affaibli le mouvement pro-iranien. Son chef Hassan Nasrallah a été tué le 27 septembre dans une puissante frappe israélienne sur la banlieue sud de la capitale libanaise, de même que nombre de ses hauts responsables.
Benjamin Netanyahu considère que la trêve va permettre à Israël d' »intensifier » sa pression sur le Hamas palestinien, contre lequel il mène une offensive meurtrière dans la bande de Gaza.
« Lorsque le Hezbollah est hors jeu, le Hamas se retrouve seul (à Gaza). Notre pression va s’intensifier, et cela contribuera à la mission sacrée de libérer nos otages », a-t-il déclaré mardi à la télévision.
Le cessez-le-feu va également permettre à Israël de « se concentrer sur la menace iranienne », a ajouté M. Netanyahu.
Téhéran constitue le principal soutien du Hezbollah et du Hamas et d’autres mouvements qui, au Moyen-Orient, s’opposent à Israël.
L’Iran a lui-même effectué deux attaques de missiles et de drones contre Israël depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, la plupart interceptés.
Les attaques du Hezbollah dans le nord d’Israël ont contraint des dizaines de milliers d’habitants à évacuer leur domicile. Les autorités israéliennes affirment combattre le mouvement libanais pour leur permettre d’y revenir.
Paris et Washington veillent
D’après Joe Biden, l’accord de trêve à été conçu pour donner lieu à un arrêt permanent des hostilités entre les deux parties.
En vertu de l’accord, l’armée libanaise doit prendre le contrôle de la zone frontalière, côté libanais, et « ce qui reste du Hezbollah et des autres organisations terroristes ne sera pas autorisé (…) à menacer à nouveau la sécurité d’Israël », a dit le président américain.
Les Etats-Unis et la France doivent veiller à ce que l’accord de cessez-le-feu soit « mis en œuvre dans son intégralité », ont déclaré mardi soir Joe Biden et son homologue Emmanuel Macron dans un communiqué commun.
Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a pour sa part salué mardi soir une « résolution diplomatique » qui « permettra à des dizaines de milliers de civils libanais et israéliens de rentrer chez eux en toute sécurité, de part et d’autre de la frontière, et de mettre un terme à la violence et à la destruction engendrées par ce conflit ».
Parallèlement, l’armée israélienne poursuit ses frappes sur la bande de Gaza assiégée, où au moins 22 personnes ont été tuées mardi, selon la Défense civile, et où des milliers de déplacés tentent de se protéger de la pluie et du froid.
La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas, qui a entraîné la mort de 1.207 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.
L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 44.249 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Je tenais à saluer l’accord de cessez-le-feu agréé ce jour entre Israël et le Liban. Emmanuel Macron @EmmanuelMacron X.com
Source : Actu Orange.fr avec AFP / Photo : ANWAR AMRO / AFP – Accord de cessez-le-feu, le 27 novembre 2024. ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
FNCV : Le relais mémoriel Paris-Strasbourg 2024… La Flamme est à Strasbourg !
Cette année encore, nous sommes heureux d’avoir partagé avec vous le
RELAIS MÉMORIEL PARIS STRASBOURG 2024
Samedi 23 novembre 2024, la Flamme est enfin arrivée à Strasbourg.
Dimanche 17 novembre 22024, la FNCV a prélevé la Flamme de la Nation afin de l’emmener vers Strasbourg pour le 23 novembre.
Retrouvez notre périple au cours de cette semaine mémorielle sur notre page Facebook. Retrouvez de nombreuses photos des villes et villages participants que nous avons traversé…
Cette année, la Flamme de la nation est passée, entres autres, à :
Ce jeudi 21 novembre, le relais mémoriel Paris Strasbourg 2024, organisé par la Fédération Nationale des Combattants Volontaires est passé par Mirecourt aujourd’hui, à 15h15. Ce relais mémoriel s’inscrit dans les actions nationales du 80e anniversaire de la Libération de la France (GIP national).
La FNCV, créée à la fin de la 1ere Guerre Mondiale le 24 janvier 1919, s’attache entre autres à promouvoir la mémoire et l’apporter au plus près des jeunes et moins jeunes. Dimanche 17 novembre 2024, la FNCV a prélevé la Flamme de la Nation afin de l’emmener vers Strasbourg pour le 23 novembre.
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Commentaires
FNCV
Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...
Guerre en Ukraine : Missiles sur la Russie… Escalade ou recherche d’une position de force ?
Alors que Zelensky craint une défaite face à la Russie si l’aide américaine s’arrête, le conflit semble s’engager dans une escalade. Après le feu vert de Joe Biden, l’Ukraine a tiré un missile ATACMS sur le territoire russe ; Vladimir Poutine a répondu en brandissant la menace nucléaire et, hier, les États-Unis ont annoncé fournir à l’Ukraine des « mines antipersonnel non-persistantes ».
La guerre en Ukraine semble s’être engagée dans une escalade dont on peine à imaginer l’issue, 1 000 jours après l’invasion russe. Depuis quelques semaines, en effet, Ukrainiens et Russes semblent jeter toutes leurs forces dans la bataille pour pousser au maximum leurs gains territoriaux. Une véritable course contre la montre alors qu’approche l’hiver qui pourrait geler la ligne de front et surtout dans la perspective du retour de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.
Réélu largement président des États-Unis le 5 novembre, Donald Trump espère, en effet, entamer son mandat par un succès diplomatique aussi retentissant qu’improbable à l’heure actuelle : l’arrêt de la guerre en Ukraine. Cette perspective incite Ukrainiens et Russes à être en position de force pour le jour où des négociations de paix s’engageront.
Missiles longue portée
Du côté Ukrainien, on se prépare à faire face à un arrêt de l’aide américaine que les partisans de Trump ont si souvent contestée et entravée au Congrès ces derniers mois. Joe Biden, encore président pour deux mois, tente de couper l’herbe sous le pied de son successeur : plusieurs mois après avoir autorisé l’Ukraine à mener des frappes d’artillerie en Russie pour protéger Kharkiv, il a enfin donné son feu vert, dimanche, pour que les troupes de Volodymyr Zelensky puissent utiliser les missiles américains ATACMS, d’une portée de 300 kilomètres, pour frapper des cibles sur le territoire russe.
Aussitôt, l’Ukraine a utilisé cette possibilité : mardi matin, elle a, selon l’armée russe, visé des installations militaires dans la région de Briansk, non loin de la frontière ukrainienne. Cinq projectiles ont été détruits.
Reste que l’usage tardif de ces missiles, qui constituent une option tactique, ne devrait pas forcément changer la donne, car l’armée russe a appris à protéger ses sites et qu’elle est à l’offensive à Koursk avec l’appui de quelque 10 000 soldats nord-coréens… Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a toutefois jugé, en marge du G20 à Rio, que cela adressait « un signal » selon lequel l’Ukraine et les Occidentaux « veulent l’escalade ».
Menace nucléaire russe
Et il a invité les Occidentaux à « lire la totalité » de la nouvelle doctrine nucléaire russe, officialisée mardi par Vladimir Poutine, qui a brandi rien moins que 110 fois la menace nucléaire depuis le début de la guerre. La nouvelle doctrine russe en la matière élargit la possibilité d’un recours à l’arme atomique en cas d’attaque « massive » par un pays non nucléaire mais soutenu par une puissance nucléaire. Une référence claire à l’Ukraine et aux États-Unis.
Moscou, qui multiplie les frappes notamment contre la capitale ukrainienne Kiev et les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, a promis une réponse « appropriée » après l’attaque menée sur son sol. Washington, Londres et l’Union européenne ont alors dénoncé « une rhétorique irresponsable » de la part de la Russie de Vladimir Poutine. Emmanuel Macron a dénoncé une posture « escalatoire » de la Russie qu’il a appelée « à la raison » : « Elle a des responsabilités en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ».
De son côté Volodymyr Zelensky a mis en garde mardi contre le risque d’une défaite face à Moscou en cas de fin de l’aide américaine, jugeant la « survie » de l’Ukraine en jeu. « S’ils coupent (l’aide), je pense que nous perdrons », a déclaré le dirigeant ukrainien lors d’une interview sur Fox News, la chaîne américaine préférée des conservateurs. « Bien sûr, dans tous les cas, nous resterons, nous nous battrons. Nous avons notre production. Mais ce n’est pas assez pour l’emporter. Et je pense que ce n’est pas assez pour survivre », a rajouté le président qui avait immédiatement félicité Donald Trump pour son élection, et cherché à le convaincre de souscrire à son idée de « paix par la force », c’est-à-dire qui ne laisserait pas gagner la Russie.
Mines antipersonnel
Si l’entourage de Donald Trump diverge sur les options à privilégier pour régler le conflit, il a dénoncé une « escalade » voire un risque de « troisième guerre mondiale » après la décision de Joe Biden d’autoriser l’Ukraine à utiliser les missiles ATACMS. Des critiques qui ne semblent pas avoir perturbé Joe Biden qui a décidé de fournir à l’Ukraine des « mines antipersonnel non-persistantes » (équipées d’un dispositif d’autodestruction ou d’autodésactivation) pour renforcer ses défenses face à l’invasion russe, suscitant la consternation chez certaines ONG luttant contre ce type d’armes, dont les victimes sont à la hausse dans le monde.
Today, I addressed the participants of an extraordinary session of the European Parliament marking the 1,000th day of Russia’s full-scale invasion of Ukraine.
Every “today” is the best moment to push Russia harder. It is clear that without certain key factors, Russia will lack… pic.twitter.com/etKlasOmtg — Volodymyr Zelenskyy / ????????? ?????????? (@ZelenskyyUa) November 19, 2024
Avec cette décision américaine, on voit que la course contre la montre dans la guerre en Ukraine se poursuit, s’intensifie même et devrait sans doute perdurer jusqu’au 20 janvier et l’arrivée de Donald Trump.
Après, un nouveau chapitre va s’ouvrir, chaque partie le sait. Face au Parlement ukrainien, Volodymyr Zelensky a ainsi estimé que le dénouement interviendrait en 2025 et reconnu que l’Ukraine pourrait devoir attendre l’après-Poutine pour « rétablir » son intégrité territoriale. C’est la première fois qu’il admettait ainsi que son pays devra « peut-être » accepter, pendant un temps, la perte de zones occupées par la Russie, qui représentent 20 % du territoire ukrainien.
Source : LaDepeche.fr / Photo : AFP ~ FNCV, Actualité et revue de presse ~
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