Drones low cost : Une menace asymétrique sérieuse pour les forces armées US…

INFO & ACTUALITÉ. 

Drones low cost : Une menace asymétrique sérieuse pour les forces armées US…

L’armée américaine reconnait sa difficulté à lutter contre les drones « Costco »

Selon un rapport interne du Pentagone dévoilé par le Financial Times, moins de 40% de ces drones seraient détectés et donc interceptés

Au Moyen-Orient, l’armée américaine est de plus en plus confrontée à des attaques lancées par des drones civils. Le Pentagone cherche à contrer ces nouvelles armes achetées dans la grande distribution.

Le 3 janvier, en Irak, une nouvelle attaque a été lancée contre une base à l’aéroport de Bagdad où sont stationnées des troupes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. La frappe n’a pas été menée par des missiles balistiques, des avions de combat ou d’imposants drones de combat, mais par deux drones achetés pour quelques centaines d’euros dans la grande distribution. Chargés d’explosifs, ces engins sont redoutables.

Ils ont été interceptés grâce aux batteries de défense C-RAM, des canons à tir rapide contrôlés par radar. Ils sont conçus pour arrêter roquettes et obus avec des munitions explosives de 20 mm. Leur efficacité est indiscutable, mais pour détruire de petits drones civils chargés d’explosifs, c’est un peu comme sortir un bazooka pour tuer une mouche. En février 2021, les C-RAM ont abattu un drone piégé qui visait l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Pour abattre les drones, l’US Army utilise les batteries de défense C-RAM, des canons à tir rapide contrôlés par radar.

Mais selon un rapport interne du Pentagone dévoilé par le Financial Times, moins de 40% de ces drones seraient détectés et donc interceptés. Le général McKenzie, commandant des troupes américaines au Moyen-Orient, les a surnommé les « drones Costco », en référence à la chaine de magasins discount où l’on trouve de tout pour pas cher.

« Utiliser des armes très chères sur un drone bon marché n’est ni rentable, ni efficace », déclare général McKenzie. « Et si vous n’êtes pas capable d’abattre un engin qui survole une base, vous n’avez pas de supériorité aérienne. Cela n’arrive pas souvent. Mais cela arrive plus que je le souhaiterais, et c’est très inquiétant ».

Carte SIM piégée

Les forces armées s’avouent démunies. D’autant que ce type d’attaques se multiplie depuis 2016. Selon le Financial Times, les troupes américaines, malgré un armement perfectionné, ont des difficultés à se défendre et les à repérer. Ces engins volent à très basse altitude et se déplacent rapidement sans faire beaucoup de bruit. Ils sont au cœur des guerres asymétriques, terme qui définit les conflits qui opposent des armées puissantes et des opposants qui utilisent ce qu’ils peuvent.

Pour le Pentagone, ces « drones Costco » sont « l’une des menaces les plus importantes auxquelles l’armée américaine est confrontée ».

Le général McKenzie déplore l’inadaptation des équipements pour faire face à ces bombes volantes. Pire encore quand ils arrivent en essaim comme en 2016 lorsque Daech a envoyé 70 appareils contre les troupes irakiennes. Et s’ils se posent tranquillement, mieux vaut ne pas y toucher. Certains sont piégés et explosent si l’on tente de retirer la carte SIM.

Ces engins servent aussi à préparer des attaques en faisant du repérage. Fin décembre 2019, un quadricopter équipé de caméras a survolé la piste d’ atterrissage d’hélicoptères de la base aérienne de Kirkouk en Irak. Quelques jours plus tard, cette zone a essuyé une attaque de roquettes qui sont tombées aux endroits les plus stratégiques.

Investir dans l’innovation

Pour faire face à cette menace, le Pentagone a décidé de consacrer 636 millions de dollars à la recherche et au développement de systèmes défensifs. L’inquiétude grandit en constatant la hausse des ventes de drones grand public dans le monde. D’ici 2026, ce marché devrait augmenter de 57% pour atteindre 41 milliards de dollars, selon un rapport de Research and Markets. Et plus les ventes augmentent, plus les prix baissent rendant ces appareils de plus en plus accessibles.

En décembre, lors d’un évènement en Virginie, des startups et des grandes entreprises privées et publiques ont dévoilé des innovations adaptées à cette guerre asymétrique. Le drone Hunter de Fortem Technologies détecte les drones ennemis et les emprisonne en plein vol dans un filet. La Darpa, l’agence de recherche du Pentagone, a mis au point un spray qui emprisonne le drone avec des fils qui font penser à ceux qu’utilisent Spiderman pour capturer ses ennemis.

Désormais, l’enjeu est mondial. Toutes les armées conventionnelles sont confrontés à ce type d’attaques qui permettent parfois de l’emporter sur des troupes mieux armées. Ces drones ont par exemple permis à l’Azerbaïdjan à sortir victorieux de son conflit avec l’Arménie en 2020.

Pour y faire face, l’israélien D-Fend a développé un programme de prise de contrôle pour le fait atterrir en toute sécurité. Ce dispositif est désormais utilisé par Tsahal, mais aussi pour protéger les aéroports, les sites sensibles, les sommets du G7 et le pape François lors des messes en plein air.

Mieux appréhender la menace

Pour lutter contre ces attaques auxquelles les militaires français sont également confrontés, Cilas, une filiale d’Arianegroup, a mis au point Helma-P. Dévoilée au public lors du Forum Innovation Défense, un évènement organisée par la DGA et l’Agence de l’innovation de défense du ministère des Armées, ce canon laser détruit les petits drones à un kilomètre de distance. Lors d’un test, elle en a neutralisé plusieurs en quelques secondes.

« On note, depuis quelques années, l’avènement de la menace drone pour du renseignement ou de l’attaque par explosifs. Cette menace demeure une problématique complexe à traiter, du fait de la diversité et de la prolifération des drones à bas coûts et de leur autonomie croissante qui les immunise contre le brouillage », expliquait le ministère des Armées lors d’une présentation d’Helma-P.

Pour mieux appréhender ces technologies civiles détournées à des fins militaires, l’armée françaises s’équipe des mêmes drones et forment des spécialistes. Jeudi 6 janvier, le ministère des Armées a annoncé un contrat d’achat de plusieurs centaines de nano et micro-drones civils avec le français Flying Eye. Ils serviront entre autres de plastrons ou cibles afin d’augmenter le réalisme de l’entraînement à la détection et à la neutralisation des systèmes malveillants.

« Quand on est capable de se doter de drones très récents, très performants de la gamme civile, on est capable de mieux appréhender la menace que représentent les drones », a expliqué Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées.

Ce contrat n’est pas le premier. En janvier 2021, les armées ont commandé à Parrot des centaines de micro-drones. Le fabricant français Parrot a également été sélectionné par l’armée américaine pour participer à un programme de 11 millions de dollars destiné à développer la nouvelle génération d’engins de reconnaissance.

Source : BFMTV.com – Pascal Samama / Photo : US Army

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Armement : La DGA récompense un enseignant-chercheur inventeur d’un nouveau type de robots sous-marins

INFO & ACTUALITÉ. 

Armement : La DGA récompense un enseignant-chercheur inventeur d’un nouveau type de robots sous-marins

Il invente un nouveau type de robots sous-marins, sa thèse récompensée par le ministère des Armées

Thomas Le Mézo, enseignant-chercheur à Brest (Finistère), a reçu un prix de la DGA pour avoir mis au point un robot sous-marin autonome et discret.

Le sujet de sa thèse allie ses deux passions : la robotique et le milieu marin. À 30 ans, Thomas Le Mézo, enseignant-chercheur à l’Ensta Bretagne de Brest, est lauréat du prix de la thèse remis chaque année par la Direction générale de l’armement (DGA) à trois jeunes doctorants, qui perçoivent 5 000 €. Fin novembre, la ministre des Armées lui a remis « une médaille et un gros chèque en carton »?, à l’occasion du Forum Innovation Défense de Paris .

La thèse de Thomas Le Mézo porte sur la mise au point d’une nouvelle classe de robots sous-marins autonomes. Leur particularité ? Ils sont capables de parcourir de grandes distances en consommant très peu d’énergie, grâce aux courants marins : « Comme la tortue dans Nemo »?, image-t-il.

Le robot en question mesure 80 cm de haut pour 13 cm de diamètre.

Ce prototype constitue surtout une alternative aux deux types de robots déjà existants : « Aujourd’hui, on a soit un gros robot avec batterie et propulseur, qui est bruyant et onéreux, soit un robot qui dérive avec le courant et ne contrôle pas du tout sa trajectoire. »?

À mi-chemin, ce robot-là se laisse dériver, mais il peut aussi décider où il veut aller, en mettant un petit coup de propulsion pour se réorienter. Il peut également se stabiliser à un niveau de profondeur bien précis, grâce à un système de ballast semblable à ceux des sous-marins.

Autre avantage, ce robot se déplace sans bruit. Ce qui en fait un observateur discret de son environnement. Que ce soit pour surveiller le déplacement de mammifères marins ou… de navires ennemis. D’où l’intérêt porté par la DGA aux travaux du jeune chercheur. « Une meute de robots, par triangulation, peut se localiser et observer finement ce qui l’entoure »?, précise le doctorant.

Aucun brevet n’a été déposé pour le moment. Thomas Le Mézo estime que son robot ne sera pas utilisable avant dix ou vingt ans. Mais c’est aussi le rôle d’une thèse, considère-t-il, que de « défricher des connaissances, de dire voilà les innovations qui pourront nous servir demain »?.

Source : Ouestfrance.fr – Julia TOUSSAINT / Photo DR Ouest-France

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Lann-Bihoué : visé par un laser, un avion de la Marine nationale forcé d’interrompre son atterrissage

INFO & ACTUALITÉ. 

Lann-Bihoué : visé par un laser, un avion de la Marine nationale forcé d’interrompre son atterrissage

Un avion de la Marine nationale victime d’un acte de malveillance commis au laser

L’avion de la Marine nationale se trouvait en phase d’atterrissage quand il a été victime d’illuminations au laser.
Encore en vol, l’équipage a pu identifier l’origine du faisceau lumineux qui l’empêchait d’atterrir sur une base aéronavale. Un individu a été interpellé.

L’avion de la Marine nationale a été victime d’illuminations au laser mardi soir, alors qu’il se trouvait en phase d’atterrissage sur la base aéronavale de Lann-Bihoué près de Lorient, a annoncé vendredi le ministère des Armées.

Selon le ministère, cet «avion de patrouille maritime Atlantique 2 a été victime d’illuminations au laser alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur la piste principale de la base aéronavale de Lann-Bihoué», indique un communiqué de la Marine nationale. Encore en vol, l’équipage a pu identifier «très précisément» l’origine du faisceau lumineux et un individu a été interpellé, ajoute la Marine nationale.

Selon la Marine, le pilote se trouvant «dans l’incapacité de poursuivre son atterrissage» a «dû interrompre son approche et se mettre en attente en altitude». «L’équipage a alors mis en oeuvre les capteurs de l’avion, en particulier sa caméra haute définition jour/nuit, pour localiser très précisément l’origine de l’émission du faisceau lumineux», indique la Marine nationale.

L’équipage «a ainsi pu identifier l’individu et enregistrer des éléments de preuve du délit». Ils ont alors transmis ces éléments aux policiers du commissariat de Lorient, «qui ont rapidement interpellé la personne malveillante et confisqué son matériel», ajoute la Marine nationale. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours d’instruction par le personnel de la gendarmerie maritime.

Recrudescence !

«Face à la recrudescence de ce type d’événements à l’encontre des aéronefs de la Marine nationale stationnés sur les bases aéronautiques de Lanvéoc, Lann Bihoué et Landivisiau», le commandant d’arrondissement maritime rappelle que «le commerce et la détention de lasers sont strictement réglementés».

Le fait posséder ou utiliser un laser de classe supérieure à 2 peut être passible de 6 mois d’emprisonnement, assortie d’une amende de 7500 euros. «Au-delà de ces sanctions pénales, pointer un laser vers un avion en phase d’approche d’un terrain, c’est risquer de causer de graves et irrémédiables lésions oculaires aux membres d’équipage» rappelle la Marine nationale, et «qu’en cas d’aveuglement complet des pilotes, le risque d’accident aérien est majeur».

Source : LeFigaro.fr / Photo : Avion de patrouille maritime Atlantique 2 © MARINE NATIONALE

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Bonne année 2022…

INFO & ACTUALITÉ. 

Bonne année 2022…

Une bonne et heureuse année…

 

Toute la FNCV et son Président sont heureux de vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2022.

 

En 2022, comme depuis des années, nous espérons que vous resterez fidèle à notre page Facebook et notre site Internet dont nous poursuivons le développement.

 

A très bientôt…

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...