Guerre en Ukraine : Zaporojie, la plus puissante centrale nucléaire d’Europe bombardée par les Russes !

INFO & ACTUALITÉ. 

Guerre en Ukraine : Zaporojie, la plus puissante centrale nucléaire d’Europe bombardée par les Russes !

La centrale nucléaire de Zaporojie bombardée par l’armée russe !

La plus grande centrale nucléaire d’Europe a été attaquée très tôt ce vendredi matin par l’armée russe provoquant un incendie maintenant maîtrisé

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les chars russes ont attaqué la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie provoquant un incendie.
Avec ses six réacteurs et sa puissance totale de 6000 MW, cette centrale est la plus puissante d’Europe.
Si les réacteurs de la centrale disposent d’un fonctionnement parmi les plus sûrs au monde et d’un contrôle renforcé depuis 2014, l’incident fait craindre une nouvelle catastrophe nucléaire.

Ukrainiens et Européens se sont réveillés dans l’effroi ce vendredi matin. En lisant les infos, ils ont appris que dans la nuit, des chars russes onttiré sur la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojieprovoquant un incendie. Alors que le souvenir d’avril 1986 et l’explosion de Tchernobyl sont encore vifs, cet incident a immédiatement fait craindre une nouvelle catastrophe nucléaire sur le continent. On fait le point sur cette centrale au cœur de toutes les inquiétudes ce vendredi.

Quelles sont les capacités de la centrale de Zaporojie ?

Située dans le sud de l’Ukraine, sur le fleuve Dniepr, la centrale de Zaporojie est la plus puissante d’Europe. Elle se compose de six réacteurs dont les premiers sont entrés en service en 1985 et le dernier dix ans plus tard. De conception soviétique, ces réacteurs ont une durée de vie estimée entre quarante et soixante ans.

Sa capacité totale est de près de 6.000 mégawatts, ce qui lui permet d’alimenter en électricité environ quatre millions de foyers. D’ailleurs, en temps normal, le site produit un cinquième de l’électricité du pays et près de la moitié de son énergie nucléaire. En comparaison, la plus puissance centrale nucléaire de France et la deuxième d’Europe, celle de Gravelines a une puissance de 5 460 MW, pour le même nombre de réacteurs.

La centrale de Zaporojie est-elle comparable à celle de Tchernobyl ?

Situées à 525 kilomètres l’une de l’autre, les deux centrales ont des similarités, mais aussi des différences. Tout comme ceux de Tchernobyl les réacteurs de Zaporojie ont chacun une puissance de 1000 mégawatts. En revanche, leurs caractéristiques diffèrent. La conception des réacteurs à eau pressurisée de Zaporojie vient de ceux équipant les sous-marins nucléaires. Ils sont considérés comme étant parmi les plus sûrs.

D’autres parts, les réacteurs fonctionnent grâce à un système de vapeur chauffée par le cœur, qui une fois contaminée par le nucléaire n’est pas utilisée pour faire tourner les turbines, mais pour chauffer un autre circuit. La technique permet de conserver un niveau de radioactivité relativement bas pour les employés de la centrale.

La situation à Zaporojie est-elle sous contrôle ?

Après le conflit armé en Ukraine de 2014, Kiev s’est organisée pour sécuriser ses installations nucléaires. Le gouvernement a développé des protocoles de sûreté avec des inspections régulières, une évaluation des vulnérabilités et la mise en œuvre de systèmes de contrôle automatisé des données. Pour autant, « les centrales nucléaires de manière générale n’ont absolument pas été conçues pour résister à des situations de zones de guerre », déplore Yves Marignac, expert nucléaire à l’institut négawatt sur RTL, craignant qu’un endommagement des réacteurs conduise à des relâchements de radioactivité.

Un scénario encore hypothétique puisque « les balises nous disent qu’il n’y a pas d’augmentation de la radioactivité autour, ce qui est rassurant », a assuré Barbara Pompili sur France Info. Vendredi matin en effet, le rayonnement de fond autour du site était de 0,1 microsievert par heure, selon l’exploitant de la centrale. C’est moins que celui d’un vol d’avion ou d’une radiographie. Et très très loin des taux à 300 sieverts par heure observés pendant la catastrophe de Tchernobyl. Ce vendredi, le régulateur ukrainien assurait que sur les six réacteurs, seul un était opérationnel, quatre autres étant en phase de refroidissement et le dernier débranché.

A quoi peut-on s’attendre par la suite ?

Vendredi matin, les pompiers ukrainiens sont parvenus à maîtriser l’incendie qui s’était « heureusement » seulement déclaré dans un bâtiment administratif. Mais les militaires russes les auraient d’abord empêchés d’intervenir. « On est dans des scénarios inimaginables qui peuvent atteindre le pire », commente à la radio Yves Marignac. Après l’attaque, l’agence d’inspection des sites nucléaires ukrainienne a indiqué que le territoire de Zaporojie était « occupé par les forces armées de la Fédération de Russie », mais que le personnel de la centrale poursuivait le « contrôle les blocs énergétiques » et assurait leur exploitation.

Sur place cependant, force est de constater que les inquiétudes ne se sont pas éteintes en même temps que les flammes. « Les médecins nous conseillent déjà de prendre des doses d’iode en prévention », a déclaré sur BFMTV Nadiya Goltvyanytsa, directrice de l’Alliance française à Zaporojie.
De son côté, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a condamné une attaque « irresponsable » et appelé à arrêter les combats.

Source : 20minutes.fr avec AFP / Photo :
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

 

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Guerre en Ukraine : « Carte blanche » pour les mercenaires du groupe Wagner russe !?

INFO & ACTUALITÉ. 

Guerre en Ukraine : « Carte blanche » pour les mercenaires du groupe Wagner russe !?

Pour la journaliste Alexandra Jousset, déployer les mercenaires de Wagner donne « carte blanche à de possibles exactions »

=INTERVIEW=
Selon Alexandra Jousset, coréalisatrice du documentaire « Wagner, l’armée secrète de Poutine », la présence des paramilitaires de cette société privée en Ukraine est attestée.

Dans la nuit du 23 au 24 février dernier, le président russe Vladimir Poutine a lancé une offensive militaire en Ukraine.
Selon le journal britannique The Times, plusieurs centaines de paramilitaires employés par la société privée Wagner auraient été envoyés dans la capitale ukrainienne avec pour mission d’éliminer le président Volodymyr Zelensky.

Pour la journaliste Alexandra Jousset, coréalisatrice d’une enquête inédite consacrée à cette société russe, « déployer ces hommes sur le terrain, c’est donner carte blanche à de possibles exactions ».

Ils agissent en toute impunité aux quatre coins du monde depuis 2014. Déployés en Syrie, puis en Libye, en Centrafrique ou plus récemment au Mali, les mercenaires recrutés par la société privée russe Wagner seraient désormais présents en Ukraine a révélé ce lundi le journal britannique The Times. Rien d’étonnant pour la journaliste Alexandra Jousset, à l’origine d’une enquête édifiante sur cette organisation et coréalisée avec sa consœur Ksenya Bolchakova.

Diffusé sur France 5, ce documentaire riche et fourni revient sur la genèse de Wagner, détaille ses liens complexes avec le Kremlin et rapporte les méthodes de déstabilisation utilisées par ce groupe à l’occasion de divers conflits. Dans une interview accordée à 20 Minutes, Alexandra Jousset analyse le rôle trouble joué par cette organisation et les conséquences de son implication dans la guerre qui oppose depuis le 23 février l’Ukraine à la Russie de Vladimir Poutine.

Qu’est-ce que la société Wagner ?

Il s’agit d’une société militaire privée russe. C’est une compagnie de mercenaires. En Russie, ce type d’organisation militaire privée est illégal, Wagner n’a donc aucune existence juridique. Elle a été créée entre 2013 et 2014 et porte le nom de guerre du fondateur du premier groupe de combattants, Dimitri Outkine. C’est un admirateur d’Adolf Hitler qui s’est fait tatouer dans le cou le symbole de la SS. Les profils des membres de Wagner sont toutefois assez hétéroclites, on y trouve des hommes de nationalité russe mais aussi des Ukrainiens. Pendant notre enquête, nous avons rencontré d’anciens de la légion étrangère française, des repris de justice, d’anciens réservistes. Leur point commun est de vendre leurs services en échange de primes.

Que sait-on des liens entretenus entre cette société et le pouvoir Russe ?

On ne peut pas dire qu’il existe de lien direct entre Wagner et le Kremlin. Ils jouent d’ailleurs sur cette « zone grise ». Mais ce que l’on sait, c’est que cette société utilise les moyens du ministère de la Défense russe pour mener ses missions à travers le monde. Le centre d’entraînement et de recrutement de Wagner est aussi situé juste à côté d’une base du GRU, le service de renseignement russe et on sait que des rapports rédigés par le commandement de Wagner ont été envoyés au chef d’État-major de l’armée russe lors de missions réalisées en Libye, par exemple.

Lors de notre enquête, l’un de nos interlocuteurs, qui a travaillé pour le groupe Wagner, nous a clairement dit : « Nous sommes une filiale du gouvernement russe ». C’est un secret de polichinelle qui repose sur le concept de « déni plausible ». Lorsque Wagner commet des exactions, Vladimir Poutine peut tout à fait dire : « Ce n’est pas nous, nous n’avons aucun lien avec eux et si vous avez un problème avec cette société, adressez-vous à elle ». Mais toutes les preuves que nous avons recueillies démontrent que l’organisation ne pourrait agir sans l’encouragement ou l’assentiment du Kremlin.

Selon une information du journal britannique The Times, plus de 400 mercenaires russes affiliés à cette société auraient été dépêchés dans la capitale ukrainienne pour assassiner le président. Comment analysez-vous cette information ?

Personnellement, nous n’avons pas pu corroborer cette information. En revanche, on sait que plusieurs sociétés militaires privées russes, dont Wagner, sont actuellement déployées en Ukraine. Depuis 2014, la présence de ces paramilitaires est quasi continue dans ce pays. D’ailleurs, les premières missions confiées à Wagner se sont déroulées en Ukraine et consistaient à éliminer des chefs séparatistes qui prenaient trop de pouvoir. Ce type de mission fait donc partie de l’ADN de l’organisation. Ensuite, les membres de Wagner ont surtout assuré des missions de police militaire dans le Donbass. Ils assistaient les forces locales pour faire régner l’ordre.

Quel rôle cette organisation privée peut-elle jouer dans le conflit actuel en Ukraine ?

Selon nos sources, malgré la forte présence de paramilitaires affiliés à ces sociétés privées en Ukraine, cela reste une goutte d’eau par rapport aux effectifs déployés par l’armée régulière russe. Wagner ne va pas changer la face du conflit. En revanche, c’est un moyen efficace de terroriser la population. Déployer ces hommes sur le terrain, c’est donner carte blanche à de possibles exactions. C’est ce qui s’est passé en Centrafrique.

L’autre atout de Wagner, c’est sa capacité à polariser le débat et à déployer des campagnes de désinformation. Les activités de cette société ne se limitent pas seulement au terrain militaire. En 2016, cette organisation a en partie orchestré la campagne de désinformation visant l’élection présidentielle américaine à l’aide de « fermes à trolls » sur les réseaux sociaux. Ce modèle a ensuite été répliqué en Afrique. C’est une arme complexe, évoluée et pensée.

Source : 20minutes.fr – Hélène Sergent / Photo : ISSAfrica.org
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

USS Ralph Johnson : Un passage de « routine dans le détroit de Taïwan…

INFO & ACTUALITÉ. 

USS Ralph Johnson : Un passage de « routine dans le détroit de Taïwan…

Un navire de guerre américain franchit le détroit de Taïwan

Pour la deuxième fois cette année, un navire militaire américain a franchi ce samedi le détroit de Taïwan, qui sépare l’île de la Chine continentale. Si la marine américaine assure effectuer un passage de « routine (..) dans les eaux internationales », la Chine considère ce passage comme une atteinte à sa souveraineté.

Un navire militaire américain a franchi samedi pour la deuxième fois depuis le début de l’année le détroit de Taïwan, qui sépare l’île de la Chine continentale, a annoncé la marine américaine, au moment où les tensions entre Pékin et Washington restent exacerbées. Le destroyer USS Ralph Johnson a effectué un passage de « routine » dans le bras de mer, « dans les eaux internationales et conformément au droit international« , a indiqué dans un communiqué la Septième Flotte des Etats-Unis.

« Situation normale »

Le ministère de la Défense de Taïwan a confirmé qu’un navire américain naviguait dans le détroit, ajoutant que l’armée de l’île « surveillait pleinement ses activités (…) près de nos eaux et de nos airs, et que la situation était normale ». Les bâtiments américains ont coutume d’emprunter ce détroit, au grand dam de Pékin qui considère l’île comme une partie de son territoire.

La République populaire de Chine considère les navigations étrangères dans ces eaux comme une atteinte à sa souveraineté, alors que les États-Unis et d’autres pays estiment que cette zone fait partie des eaux internationales et qu’elle est donc ouverte à tous. La navigation de l’USS Ralph Johnson « prouve l’engagement des Etats-Unis envers une zone indo-pacifique libre et ouverte », a indiqué la Septième Flotte. « L’armée américaine vole, navigue et opère partout où le droit international le lui permet. »

Tentative d’isolement

Depuis l’arrivée au pouvoir à Taïwan en 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, issue d’un parti considéré comme traditionnellement hostile par Pékin, la République populaire de Chine a multiplié les efforts pour isoler davantage l’île, d’un point de vue diplomatique et économique mais aussi militaire.

Pékin menace régulièrement de recourir à la force en cas de proclamation formelle d’indépendance à Taipei ou d’intervention extérieure, notamment américaine.

Source : Europe1.fr avec AFP/ Photo : Facebook page @RALPHJOHNSONDDG114
« L’USS Ralph Johnson 114 franchit le franchit le détroit de Taïwan »
~ FNCV, Actualité et revue de presse ~

* * *

Commentaires

FNCV

Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...