Pourparlers Ukraine Russie : Kiev exige un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes !

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Pourparlers Ukraine Russie : Kiev exige un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes !

Guerre en Ukraine : de nouveaux pourparlers ont commencé, Kiev réclame un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes

Débutés ce lundi, les nouveaux pourparlers interviennent alors que les troupes russes poursuivent leur avancée sur place. Ce lundi, deux personnes ont été tuées à Kiev dans des bombardements russes.
L’Ukraine a affirmé lundi qu’elle exigerait une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d’une nouvelles session de négociations prévue avec Moscou.

« Nos positions n’ont pas changé ». Près de trois semaines après le début de son invasion, l’Ukraine a affirmé lundi qu’elle comptait exigeait une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d’une nouvelle session de négociations avec Moscou. L’entrevue qui a débuté ce lundi en fin de matinée se tient par visioconférence. « La communication (avec Moscou) reste établie même si c’est compliqué », indique Mykhaïlo Podoliak, un négociateur et conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Cessez-le-feu immédiat, le retrait de toutes les troupes russes

« La raison de nos désaccords vient du fait que nous avons des systèmes politiques très différents », a-t-il souligné, qualifiant celui de la Russie d’ « oppression ultime de sa propre société ». « Nos positions n’ont pas changé : la paix, un cessez-le-feu immédiat, le retrait de toutes les troupes russes, et seulement après cela nous pourrons parler de nos relations de voisinage et de nos différends politiques », a déclaré Mykhaïlo Podoliak.

Il s’agit de la quatrième séance de pourparlers entre Mykhaïlo Podoliak et son homologue russe, Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin. Ce nouveau round intervient après une première rencontre infructueuse entre les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne jeudi dernier en Turquie.

Pendant ce temps, les troupes russes poursuivent leur avancée sur place aux abords de la capitale. Ce lundi, deux personnes ont été tuées à Kiev dans des bombardements russes qui ont visé l’usine aéronautique Antonov et touché un immeuble d’habitation, a annoncé la mairie de la capitale ukrainienne. La capitale est désormais « une ville en état de siège », selon les mots d’un conseiller du président ukrainien.

Un bilan humain toujours incertain

La guerre déclenchée le 24 février par l’invasion russe de l’Ukraine a fait des milliers de morts, militaires comme civils. Kiev faisait état samedi d’ « environ 1 300 » soldats ukrainiens tués, et Moscou de 498 morts dans ses rangs (unique bilan côté russe, annoncé le 2 mars). De son côté, le Pentagone parle de 2 000 à 4 000 morts russes en 14 jours.

Côté civils, aucun bilan n’est disponible. Au moins 596 personnes ont péri, selon un décompte de l’ONU qu’elle estime sans doute très inférieur à la réalité. Un premier journaliste est mort dimanche, l’Américain Brent Renaud, et plusieurs agences onusiennes ont exigé le même jour l’arrêt des attaques contre les personnels et infrastructures de santé en Ukraine.

Source : LeParisien.fr avec AFP / Photo : Ouest-france.fr – © MAXIM GUCHEK / BELTA HANDOUT
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Nouveau sous-marin chinois : Une rupture stratégique pour les marines du monde…

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Nouveau sous-marin chinois : Une rupture stratégique pour les marines du monde…

Ce nouveau sous-marin conçu par la Chine pourrait chambouler la stratégie des profondeurs

Une vidéo tournée sur le fleuve Yangzi montre un sous-marin d’un nouveau type. Sa petite taille excite la curiosité des analystes qui y voient un changement de stratégie de la Chine.

C’est un sous-marin de petite taille, entre trente et cinquante mètres de longueur, qui attise la curiosité des analystes. Vu en Chine, sur le fleuve Yangzi, le 8 février, il pourrait être destiné à l’exportation. Mais certains indices laissent aussi penser qu’il rejoindra la marine de l’Armée populaire de libération. Ce serait une surprise stratégique.

Selon Alexandre Sheldon-Duplaix, auteur de l’ouvrage Flottes de combat, deux modèles de petits sous-marins, les MS-600 et MS-200, sont proposés à l’exportation par des chantiers chinois. Aucun ne semble avoir été construit jusque-là mais « ils auraient été proposés au Pakistan pour remplacer ses sous-marins Cosmos »?.

Quoi qu’il en soit l’apparition d’un tel sous-marin va à contre-courant de la tendance dans la plupart des marines : des bâtiments de plus en plus grands, capables d’emporter plus d’armements sur de longues distances et avec une discrétion maximale.

Une rupture majeure avec les stratégies des principales marines du monde

Mais aujourd’hui, « ce déséquilibre en faveur des plus grands se réduit »?, estime l’analyste HI Sutton dans Naval News. Notamment grâce à l’amélioration des performances des batteries. C’est pourquoi il soupçonne que ce sous-marin puisse être destiné à la marine chinoise. « Les bandes blanches sur son kiosque apparaissent souvent sur les bâtiments chinois avant leur livraison »?, assure-t-il.

« Si la marine chinoise adopte ce type de bâtiment, c’est une rupture majeure avec les stratégies des principales marines du monde »?, note-t-il encore. En nombre suffisant, de tels petits sous-marins semblent en effet particulièrement adaptés à la défense de la mer de Chine, peu profonde et parsemée de nombreuses îles.

Source : Ouest-France.fr – Stéphane GALLOIS / Photo : Capture vidéo Twitter
« Un sous-marin d’un nouveau type descend le fleuve Yangzi en direction de Shanghai. »
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Bleuet de France : Franck Lebeuf, ambassadeur auprès de la Ligue de Football Professionnel…

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Bleuet de France : Franck Lebeuf, ambassadeur auprès de la Ligue de Football Professionnel…

Le football français engagé aux côtés du Bleuet de France

Pour la quatrième année consécutive, l’ensemble de l’écosystème du football s’est mobilisé en novembre 2021 pour soutenir le Bleuet de France.
Géré par l’Office national des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG), le Bleuet de France agit principalement dans l’assistance aux soldats blessés et à leurs familles, ainsi qu’aux veuves, aux orphelins et aux victimes d’attentats.

Du 5 au 8 novembre 2021, à l’occasion de la 13ème journée de Ligue 1 Uber Eats et de la 15e journée de Ligue 2 BKT, l’ensemble des clubs arborait le Bleuet de France sur leur maillot. Le 13 novembre 2021, six ans après les attentats du Stade de France et de Paris et en présence du Président de la République, l’équipe de France rendait un hommage aux victimes lors de la rencontre France-Kazakhstan.
À la suite de cette mobilisation, la FFF, la LFP, les clubs de Ligue 1 Uber Eats et de Ligue 2 BKT se sont unis pour organiser une grande vente aux enchères de 149 maillots au bénéfice du Bleuet de France.

Ce 9 mars 2022, grâce à cette vente aux enchères, un chèque de 55.000€ a été remis au nom de tout l’écosystème du football, à l’Hôtel de Brienne, en présence de :

• Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants
• Véronique Peaucelle-Delelis, directrice de l’ONACVG
• Frank Leboeuf, ambassadeur du Bleuet de France aux côtés de la LFP
• Laura Georges, secrétaire générale de la FFF

Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants

« Aujourd’hui plus que jamais, le Bleuet de France a besoin du soutien de tous. Ces cinquante-cinq mille euros changeront le quotidien de nombreux pupilles de la Nation, et je suis sincèrement fière de voir que, grâce à l’impulsion de Frank Leboeuf, une telle somme ait pu être levée. J’espère que son action en faveur des familles de nos soldats blessés ou disparus ouvrira la route à d’autres actes d’une telle générosité. C’est ensemble que nous parviendrons à donner durablement au Bleuet les moyens d’agir. Je remercie la famille du football français pour ce geste fort. »

Véronique Peaucelle-Delelis, directrice de l’ONACVG

« La mobilisation du football depuis toutes ces années nous offre une visibilité incroyable pour mieux faire connaître les missions du Bleuet de France. Avec ce don financier en plus, nous allons pouvoir continuer d’apporter notre aide à toutes les victimes de guerre et d’attentat qui en ont besoin. »

Frank Leboeuf, Champion du monde 1998, ancien joueur du RC Strasbourg Alsace et de l’Olympique de Marseille et ambassadeur du Bleuet de France aux côtés de la LFP

« Quand je suis devenu ambassadeur du Bleuet de France pour la LFP, mon objectif était d’amplifier ce mouvement, de le démultiplier et d’obtenir des milliers d’euros de dons pour venir en aide aux blessés et aux familles des victimes de guerre et de terrorisme. Voici une première étape franchie. Merci à tous les clubs et les joueurs qui se sont mobilisés pour cette opération. »

Source : DICoD – Centre media du ministère des Armées​ – Alexandre Barbé  / Photo : LFP.fr – capture écran
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Analyse vue de Chine : La survie de la Russie de Poutine…

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Analyse vue de Chine : La survie de la Russie de Poutine…

Vu de Chine.Pour Moscou, une “question de vie ou de mort”

Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue chinois, Xi Jinping, échangent des documents durant une cérémonie, le 8 juin 2018, à Pékin. PHOTO/ NICOLAS ASFOURI/POOL/AFP

Hu Xijin, ancien rédacteur en chef du journal nationaliste chinois Huanqiu Shibao, évalue sur son blog les différentes issues possibles de la guerre en Ukraine. Selon lui, quelle que soit la suite des événements, ce conflit aura un impact sur la Chine.

Alors que la situation en Ukraine reste très incertaine, on me demande souvent quelles en seront les conséquences sur le monde et sur la Chine. Certes, la guerre en elle-même va avoir un impact énorme. Mais c’est surtout de son issue que découlera véritablement le nouveau paysage mondial.

Cette guerre est en fait une violente riposte de la Russie à l’Otan. Cette dernière, en s’élargissant vers l’est, a comprimé l’espace de sécurité russe. Les objectifs de Poutine devraient donc être limités. Si la puissance nationale russe permet à ce dernier de “s’opposer” partiellement aux États-Unis et à l’Occident, une confrontation totale serait forcément au-dessus de ses forces.

Si la Russie gagne la guerre

En cas de victoire de la Russie, Poutine neutraliserait l’Ukraine, éliminant ainsi le risque de voir cet ancien État de l’Union soviétique rejoindre éventuellement le clan occidental contre la Russie. Il s’agirait d’une contre-attaque réussie de Moscou aux pressions accrues qu’exerce Washington depuis l’effondrement de l’Union soviétique, avec un affaiblissement de l’hégémonie américaine à la clé. Bien sûr, la guerre aura échaudé l’Europe, qui risquerait à l’avenir de compter encore plus sur les États-Unis pour assurer sa sécurité. En outre, l’Europe pourrait se montrer plus hostile encore envers la Russie.

De ce fait, le succès russe serait limité. En effet, il est inimaginable que cette guerre ouvre une nouvelle ère d’expansion russe en Europe et que Poutine s’empare progressivement des anciens États membres de l’Union soviétique et du pacte de Varsovie. La Russie n’a pas la puissance nécessaire pour tenir tête à l’Otan, affrontement que sa population n’approuverait par ailleurs certainement pas.
À lire aussi Jo 2022. La Chine et la Russie renforcent leurs liens, en pleine crise ukrainienne

Si la Russie perd

En cas de défaite de la Russie, on assisterait à un enlisement des opérations militaires en Ukraine. La population ukrainienne, avec le soutien matériel et moral venu de l’étranger, lancerait un mouvement de résistance populaire généralisée. L’Ukraine, deuxième plus grand pays d’Europe, deviendrait alors un bourbier pour la Russie, dont l’envie de poursuivre la guerre serait finalement sapée. L’issue serait donc tout autre.

Cela entraînerait presque à coup sûr des bouleversements politiques en Russie, voire une “révolution de couleur” [en référence notamment à la “révolution des roses” de 2003 en Géorgie, et à la “révolution orange” de 2004 en Ukraine, considérées en Chine comme des mouvements populaires soutenus – voire instrumentalisés – par les États-Unis contre des régimes autoritaires], ainsi que d’autres réactions en chaîne difficiles à prévoir aujourd’hui dans la politique intérieure russe.

Par-delà le jugement moral que l’on peut porter sur cette seconde hypothèse, celle-ci aboutirait à une consolidation de l’hégémonie américaine sur le plan stratégique mondial. En effet, la guerre aura poussé les États-Unis et le reste de l’Occident à faire bloc, et si elle se terminait par un échec de Poutine, cela prouverait la puissance de ce bloc et constituerait globalement un encouragement pour l’Occident.

Entre les États-Unis et la Russie, une guerre d’usure

Comme le montre l’analyse ci-dessus, si ni la Russie ni les États-Unis ne peuvent “se permettre de perdre” la guerre, c’est, pour Moscou, une “question de vie ou de mort”. Par conséquent, la situation militaire en Ukraine m’inspire les trois observations suivantes : tout d’abord, les Russes affichent une grande confiance dans leur capacité à contrôler la guerre. Par ailleurs, ils estiment avoir le choix dans la manière de la mener, même s’ils hésitent quelque peu entre leur désir d’atteindre leurs objectifs militaires et le souci d’éviter les pertes civiles. Enfin, la Russie n’a pas encore lancé de mobilisation générale pour cette guerre – mobilisation qui engendrerait de nombreuses souffrances. Une solution qu’elle préférera adopter plutôt que de battre en retraite sans avoir atteint ses objectifs.

Que la guerre soit éclair ou non, c’est une affaire entre la Russie et l’Ukraine. En revanche, la confrontation entre la Russie et les États-Unis sera forcément une guerre d’usure, qui se fera notamment à coups de sanctions. Aussi, l’issue de ce conflit ne se joue pas seulement sur le champ de bataille de l’Ukraine ou à la table des négociations, mais aussi sur la capacité de la Russie à résister aux sanctions généralisées des États-Unis et du reste de l’Occident.

Il reste à voir quelles seront les conséquences concrètes de l’exclusion de la Russie de la messagerie sécurisée interbancaire Swift par l’Occident et de l’arrêt de toutes les relations économiques et culturelles. Est-ce que cela pourra vraiment pousser la “grande puissance” au bord du gouffre ?

Des effets certains sur la Chine

Ces différentes issues possibles à la guerre auront naturellement des répercussions profondes sur tous les aspects des relations internationales, au point même de redessiner dans une large mesure le paysage mondial, ce qui affectera aussi les intérêts nationaux de la Chine.

Pour finir, je souhaiterais souligner que la Russie est comme un bac à sable. Tout ce qui se passe dans ce bac à sable mérite d’être suivi de près par les Chinois. L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 semble avoir vacciné politiquement la société chinoise, produisant des effets qui se font toujours sentir aujourd’hui. Maintenant que Poutine est passé à l’attaque, il ne nous reste plus qu’à attendre de voir la suite des événements.

Source : courrierinternational.com avec Hu Xijin Ex redacteur en chef au ‘Huanqiu Shibao’ / Photo : capture Youtube
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Guerre en Ukraine : La Chine « sur une ligne de crête » entre Russie de Poutine et occident…

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Guerre en Ukraine : La Chine « sur une ligne de crête » entre Russie de Poutine et occident…

Guerre en Ukraine : Poutine ou l’Occident, la Chine à l’heure des choix

Le régime de Pékin, qui déplore l’attaque, se retrouve dans une position délicate, tiraillé entre la fidélité à son partenaire russe et sa volonté de ne pas détériorer ses relations avec les Occidentaux.

La décision du Comité d’organisation est tombée jeudi 3 mars, à la veille de l’ouverture des compétitions. Les 83 athlètes russes et biélorusses qui devaient participer ont été déclarés persona non grata aux Jeux paralympiques de Pékin. « Vous êtes les victimes des actes de vos gouvernements », leur a lancé Andrew Parsons, le président du comité international paralympique. Pékin était opposée à cette sanction, mais le risque était grand de voir plusieurs pays boycotter les épreuves.

Qu’il paraît loin, le temps où le président chinois Xi Jinping accueillait tout sourire son homologue russe pendant les JO ; et où les deux autocrates proclamaient un partenariat « sans limites » entre leurs deux pays. Un mois tout juste après la signature par Pékin et Moscou d’un manifeste appelant à « une nouvelle ère dans les relations internationales » mettant fin à la domination occidentale sur l’ordre international, bien des choses ont changé et la Chine – qui prône en politique étrangère le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale – prend peu à peu ses distances avec son belliqueux voisin.

Evacuation des ressortissants chinois

« Il faut que l’Ukraine et la Russie trouvent une solution pacifique à travers la négociation », a déclaré lors d’un échange téléphonique, mardi 1er mars, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à son homologue ukrainien, exprimant « le profond regret » de la Chine face au conflit et son « soutien à une solution politique ». Son interlocuteur, Dmytro Kouleba lui a demandé de jouer les médiateurs pour parvenir à un cessez-le-feu, selon la chaîne d’Etat chinoise CCTV. Un costume que la Chine, qui appelle au respect des frontières de l’Ukraine, cherche à endosser.

« Nous pensons que la Chine a un rôle particulièrement important à jouer afin de contribuer à la négociation d’un véritable cessez-le-feu, explique Laurent Bili, Ambassadeur de France à Pékin dans une interview au magazine chinois Caixin cette semaine. La Chine ne peut rester indifférente à une violation de la Charte des Nations unies ». Sans compter qu’elle a noué des liens commerciaux importants avec l’Ukraine, et à tout à perdre d’une crise économique européenne.

La Chine était-elle au courant de l’attaque ?

Quelque 6000 ressortissants chinois sont coincés en Ukraine et une moitié est en train d’être évacuée via des bus et des trains spécialement affrétés sous protection de la police ukrainienne. Une opération d’exfiltration sans précédent depuis celle menée en Libye en 2011, qui semble signaler que le régime communiste a été pris de court.

« Ce qui me paraît inquiétant c’est que la Chine n’était certainement pas informée du déclenchement de cette guerre totale en Ukraine, estime Zhao Tong, chercheur au Centre Carnegie-Tsinghua, à Pékin. La Chine n’a que deux issues : soit elle poursuit sur sa politique d’alignement avec la Russie et son « partenariat stratégique », soit elle profite de cette crise pour entamer un rapprochement avec les Occidentaux et surtout les États-Unis, car ce que souhaite la Chine avant tout c’est la stabilité ». Le choix est entre les mains d’un seul homme, Xi Jinping. « Le pouvoir est encore plus centralisé en Chine qu’en Russie et c’est lui seul qui prendra la décision », ajoute cet expert.

« Xi Jinping est le seul à détenir les clefs d’un règlement du conflit, souffle un diplomate occidental. Il est le seul à savoir ce que Vladimir Poutine lui a vraiment confié le 4 février à Pékin ». La Chine affirme qu’elle n’était pas au courant des intentions de Moscou et du déclenchement de la guerre en Ukraine, contrairement à ce qu’affirme un article du New York Times. « Ce sont de fausses informations » a lancé lapidaire le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Les images des bombardements, des victimes civiles et des réfugiés commencent à produire leur effet sur une opinion publique chinoise souvent éloignée des affaires du monde. « Les Chinois se rendent compte que la guerre c’est horrible, qu’elle fait des morts. Et, alors que les Russes tuent leurs frères Ukrainiens, ils s’interrogent : aurons-nous envie de tirer sur nos frères taïwanais ? », explique un journaliste chinois, qui constate que la censure est plus que jamais aux aguets.

La Chine sur une ligne de crête

Sur les réseaux sociaux la police du net vient calmer les ardeurs à la fois des prorusses et des pacifistes à l’image d’un texte critiquant Poutine, signé par cinq historiens de renom et vite censuré, et de ce poème de Yu Xiuhua intitulé « Je prie pour qu’un poème puisse arrêter un char ».

« La Chine est sur une ligne de crête mais elle devra tôt ou tard choisir son camp » conclut Zhao Tong. La guerre bouscule décidément à toute vitesse les équilibres géopolitiques.

Source : lexpress.fr avec AFP Alexei Druzhinin – Sébastien Le Belzic (Pékin) / Photo : © REUTERS/Sergei Karpukhin
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