Sébastien Lecornu : Des « choix difficiles » et de « grandes transformations » pour nos armées face à des « menaces hybrides »…

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Sébastien Lecornu : Des « choix difficiles » et de « grandes transformations » pour nos armées face à des « menaces hybrides »…

LPM : M. Lecornu annonce des « choix difficiles » et de « grandes transformations » pour les forces françaises

Alors que l’on connaîtra bientôt le contenu de la Loi de programmation militaire [LPM], le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, donne le sentiment de préparer les esprits à une nouvelle transformation majeure des forces françaises.

En tout cas, lors de son ordre du jour du 4 janvier, publié à l’occasion de la nouvelle année, M. Lecornu s’y est attaché en convoquant les mânes du général de Gaulle qui, une fois revenu au pouvoir, a « su regarder les armées telles qu’elles étaient, pour changer le cours des choses et leur donner un nouveau souffle, en les transformant en profondeur ». Et de souligner le courage, la persévérance, la vision et l’ambition qu’il aura fallu pour mener cette tâche à bien… et notamment pour engager la France dans la voie de la dissuasion nucléaire.

« Dès 1960, plus de la moitié des crédits étaient dédiés aux trois composantes d’alors de la dissuasion, plaçant la France dans le cercle des Nations dotées », a dit le ministre, en associant au général de Gaulle le président Pompidou et ses successeurs. « Grâce à eux, la voute de la dissuasion nous protège et défend nos intérêts vitaux par les dommages inacceptables qu’elle peut infliger », a-t-il ajouté.

Sur ce point, a-t-il continué, « certains commentateurs semblent perdre de vue » que « la protection de nos intérêts vitaux se joue aujourd’hui bien plus par la crédibilité de notre dissuasion que sur une ligne de front imaginaire ». Aussi, on comprend sans peine que la LPM ne remettra pas en cause cet « héritage » et que les crédits visant à moderniser la force de frappe française [sous-marin nucléaire lanceurs d’engins de 3e génération, missiles ASN4G, moyens de transmission, etc] seront préservés, si n’est renforcés.

Des « menaces hybrides »

Pour autant, selon M. Lecornu, les forces françaises ne feront pas l’économie d’une nouvelle transformation. « Les nouveaux dangers nous obligent aussi à engager de nécessaires transitions », a-t-il en effet affirmé. Et de citer les « menaces hybrides », qui « mettent simultanément à l’épreuve nos intérêts politiques, sociaux, économiques, technologiques et énergétiques » tout en créant « un terrain favorable pour ceux qui tentent de diviser la Nation ».

La prise en compte de ces menaces « hybrides » sera la source des tranformations annoncées dans la mesure ou elle se traduira par des « lignes d’efforts dans les champs du cyber, du spatial, des fonds marins, du renseignement, des drones ou de la guerre informationnelle ». Si ceux-ci font déjà l’objet d’une attention particulière, il faudra aller encore plus loin. « De la maîtrise de ces domaines dépendent désormais notre souveraineté et notre indépendance », a fait valoir le ministre. Et cela, en continuant de faire face à des « menaces anciennes », comme la prolifération d’armes de destruction massive [il a cité la Corée du Nord et l’Iran] ou encore le terrorisme.

Comme annoncé par le président Macron, la stratégie française en Afrique va évoluer, l’accent devant être mis sur la coopération avec les pays partenaires.

Les « grands enjeux de défense de demain »

En outre, s’agissant des alliances, a précisé M. Lecornu, la France sera un « partenaire exemplaire, fiable et capable de mener des opérations de protection des frontières », comme elle le fait « au sein de l’Alliance atlantique ». Et d’insister sur la poursuite de l’effort à « agir en Européens » ainsi que sur la préparation des « grands enjeux de défense de demain, en pleine coopération avec nos partenaires et voisins ».

Quant à la région Indo-Pacifique, où la France est présente de par ses territoires d’outre-Mer, le ministre a parlé de la nécessité d’y « adapter les moyens ». Ce qui suggère un renforcement des forces de souveraineté qui y sont stationnées.

Quoi qu’il en soit, a prévenu M. Lecornu, les « lignes de continuité et les transitions » que contiendra la future LPM « influeront sur l’organisation de nos armées, sur les missions confiées à nos unités, à notre flotte aérienne et à nos forces navales ». Ce qui supposera des « choix difficiles » même s’ils « s’inscrivent dans un cadre budgétaire bien plus confortable que jadis ».

A priori, l’ampleur des changements qui sont en train d’être élaborés promet d’être importante. Sans doute autant que la mise sur pied de la dissuasion nucléaire dans les années 1960, comme l’a laissé entendre le ministre.

« Plus de soixante années après les grandes transformations décidées par le général de Gaulle, les choix que nous nous apprêtons à faire seront lourds de conséquences. Ils engageront la Nation pour des décennies et devront résister sans aucun doute aux épreuves de ce monde instable », a en effet insisté M. Lecornu, qui s’attend à quelques « résistances » et à des « conservatismes ».

Aussi, a-t-il dit aux militaires, « chacun de vous, quel que soit le grade ou l’unité, devra participer à l’exécution et à la réussite de ces choix. C’est ce que j’attends de vous comme ministre des Armées ».

Source : Zone Militaire – Laurent Lagneau / © Crédit photo : Sébastien Lecornu ministre des Armées – Ludovic Marin AFP
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2023/01/06/lpm-m-lecornu-annonce-des-choix-difficiles-et-de-grandes-transformations-pour-les-forces-francaises/
https://www.vie-publique.fr/discours/287752-sebastien-lecornu-04012023-politique-de-defense

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Les combattants volontaires d’hier et d’aujourd’hui préparent ceux de demain...

Poutine : Le président russe ordonne un cessez-le-feu les 6 et 7 janvier en Ukraine !

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Poutine : Le président russe ordonne un cessez-le-feu les 6 et 7 janvier en Ukraine !

Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine ordonne un cessez-le-feu les 6 et 7 janvier

Avant cette annonce, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait exhorté son homologue russe à mettre en place un « cessez-le-feu unilatéral » en Ukraine.
Le président russe Vladimir Poutine a ordonné le 5 janvier 2022 à ses forces d’appliquer un cessez-le-feu en Ukraine les 6 et 7 janvier à l’occasion du Noël orthodoxe.

Des appels à un cessez-le-feu en Ukraine se sont fait entendre en Russie comme à l’étranger ce jeudi 5 janvier, moins d’une semaine après une frappe ukrainienne particulièrement meurtrière qui a provoqué la mort d’au moins 89 soldats russes dans l’est. Ils ont été partiellement entendus.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce jeudi à ses forces d’appliquer un cessez-le-feu en Ukraine les vendredi 6 et samedi 7 janvier à l’occasion du Noël orthodoxe, a indiqué le Kremlin. « Compte tenu de l’appel de Sa Sainteté le patriarche Kirill, j’instruis le ministre russe de la Défense d’introduire un régime de cessez-le-feu sur toute la ligne de contact entre les parties en Ukraine à partir de 12 heures le 6 janvier de cette année jusqu’à 24 heures le 7 janvier », a-t-il indiqué dans le communiqué du Kremlin.

Un peu avant cette annonce, le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Kirill avait proposé un cessez-le-feu en Ukraine durant la fête de Noël orthodoxe, le 7 janvier. « Je m’adresse à toutes les parties impliquées dans le conflit fratricide pour les appeler à instaurer un cessez-le-feu et sceller une trêve de Noël de 12 heures le 6 janvier à minuit le 7 janvier », avait-il écrit dans un message posté sur le site Internet de l’Eglise.

Cette trêve devait, selon lui, permettre aux orthodoxes de pouvoir « assister aux offices de la veille et du jour de Noël » en Ukraine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait lui aussi appelé Vladimir Poutine à un « cessez-le-feu unilatéral » ce jeudi matin. Lors d’une conversation téléphonique avec Recep Tayyip Erdogan, le chef de la Fédération de Russie avait « répété que la Russie était ouverte à un dialogue sérieux – à condition que les autorités de Kiev se conforment aux exigences bien connues et exprimées à plusieurs reprises », selon un communiqué du Kremlin. Le président Volodymyr Zelensky a pour l’heure toujours refusé de négocier avec Vladimir Poutine, insistant sur l’objectif du retour de tous les territoires occupés dans le giron de Kiev par la voie militaire.

La « négligence des commandants » à blâmer pour la mort de 89 soldats russes

L’annonce du bilan du bombardement ukrainien dans la nuit du Nouvel An qui a fait au moins 89 morts à Makiivka – le plus lourd en une seule attaque admis par Moscou depuis le début de l’offensive en février – n’a pas manqué de susciter de nouvelles critiques envers le commandement militaire, déjà fustigé depuis lundi pour son « incompétence » par des correspondants et commentateurs. La patronne de la chaîne RT, le fer de lance de la propagande du Kremlin à l’international, Margarita Simonian, a appelé à publier les noms des officiers russes impliqués et à prendre « la mesure de leur responsabilité ».

De nombreux Russes demandent sur les réseaux sociaux, une enquête transparente sur les circonstances de la frappe. « Ce ne sont pas les téléphones portables et leurs propriétaires qui sont à blâmer, mais la négligence banale des commandants, qui, j’en suis sûr, n’ont même pas essayé de réinstaller le personnel » hors du bâtiment, a fustigé le groupe « Notes d’un vétéran » sur Telegram, qui rassemble 200 000 abonnés.

« Aucune lamentation » de la part de Washington

En réaction à ce nouveau revers russe, John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a déclaré mercredi 4 janvier à la presse qu’il n’y a « aucune lamentation de la part de l’administration (américaine). C’est la guerre. Les Ukrainiens ont été envahis et ils ripostent et se défendent ». « Les soldats russes qui se trouvent sur leur territoire sont une cible légitime d’action militaire pour l’Ukraine, point final », a-t-il ajouté. « Nous fournissons et nous continuerons à fournir (aux Ukrainiens) les équipements et l’aide dont ils ont besoin pour se défendre. Et oui, nous avons fourni des Himars et nous pourrions très bien en fournir d’autres à l’avenir », a averti le porte-parole.

Les bombardements reprennent dans le Donetsk et font cinq morts

Plusieurs villes situées dans le Donetsk ont été touchées par des bombardements au cours de ces dernières 24 heures, selon un message posté par le gouverneur de la région sur Telegram. Les combats font toujours rage pour gagner du terrain dans les deux camps, dans cette Oblast revendiqué comme annexé par la Fédération de Russie depuis septembre. Selon le bilan quotidien de la présidence ukrainienne, cinq personnes ont été tuées et huit blessées ces dernières 24 heures.

La France offre les premiers chars occidentaux à l’Ukraine

Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron a pour sa part annoncé par téléphone le 4 janvier à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky que la France livrerait à l’Ukraine des « chars de combat légers » AMX-10 R de fabrication française, selon l’Elysée.

« C’est la première fois que des chars de conception occidentale sont fournis aux forces armées ukrainiennes », a affirmé la présidence Française. Selon Paris, Emmanuel Macron, qui a réaffirmé à Volodymyr Zelensky le « soutien indéfectible » de la France « jusqu’à la victoire », a ainsi voulu « manifester la pérennité et la continuité » de l’aide militaire française. Sur Twitter, Volodymyr Zelensky a remercié la France pour cette nouvelle aide. Le nombre de chars et les délais de livraisons n’ont pas été précisés.

« Poutine est mourant »

Les rumeurs sur l’état de santé de Vladimir Poutine sont récurrentes. Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision américaine ABC, mercredi 4 janvier, Kyrylo Boudanov, le directeur du renseignement militaire ukrainien, assure que le président russe est « mourant ». « Nous pensons que c’est un cancer », explique ce haut cadre militaire, qui dit avoir eu accès à ses renseignements de « sources humaines » même si cela est invérifiable car rien n’a été communiqué officiellement.

Des prisonniers russes libérés après avoir combattu en Ukraine

Un premier groupe d’hommes russes qui avaient été recrutés en prison par la milice Wagner, a été amnistié et libéré pour avoir accepté de combattre en Ukraine, a annoncé ce jeudi le patron du groupe paramilitaire, dont les hommes sont présents sur le front aux côtés de l’armée russe. « Vous avez travaillé jusqu’au bout de votre contrat. Vous avez travaillé honorablement, avec dignité », déclare-t-il dans une vidéo diffusée par l’agence de presse russe Ria Novosti, aux cotés d’hommes aux visages floutés. Il a appelé la société russe à « traiter avec le plus grand respect » ces hommes qui ont combattu pendant six mois en échange de leur liberté.

Source : Lexpress.fr via afp.com/Valery SHARIFULIN /
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.lexpress.fr/monde/guerre-en-ukraine-les-commandants-russes-critiques-apres-lattaque-de-makiivka-W54VHOFX5ZH4RDJM3V4B4XRLDA/
https://www.lepoint.fr/monde/vladimir-poutine-ordonne-un-cessez-le-feu-en-ukraine-les-6-et-7-janvier-05-01-2023-2503847_24.php
https://www.tf1info.fr/international/guerre-en-ukraine-russie-vladimir-poutine-ordonne-un-cessez-le-feu-de-36-heures-les-6-et-7-janvier-2023-apres-demande-kirill-2244054.html

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Ukraine : Des critiques pour « incompétence » en Russie suite au lourd bilan meurtrier de Makiïvka

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Ukraine : Des critiques pour « incompétence » en Russie suite au lourd bilan meurtrier de Makiïvka

Guerre en Ukraine. Les critiques montent en Russie après la frappe meurtrière de Makiïvka

Alors qu’une frappe ukrainienne a tué au moins 89 soldats russes, dans la nuit du Nouvel an, des critiques apparaissent en Russie notamment sur l’usage de téléphones portables par les militaires qui aurait permis aux forces ukrainiennes de les géolocaliser.

Les critiques montent en Russie après la frappe de la nuit du Nouvel an contre des soldats russes à Makiïvka, dans l’est de l’Ukraine, dont le bilan est de 89 morts selon Moscou qui a mis en cause l’usage de téléphones portables par les militaires.

L’état-major ukrainien a confirmé avoir mené cette frappe et le département des communications stratégiques de l’armée ukrainienne a revendiqué un bilan bien plus lourd dans les rangs russes, chiffré à 400 morts et 300 blessés. Cette affirmation n’a cependant pas été confirmée par l’état-major.

Les États-Unis ne se sont pas non plus prononcés sur ces chiffres. Mais John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a déclaré qu’il n’y a « aucune lamentation de la part de l’administration (américaine). C’est la guerre. (Les Ukrainiens) ont été envahis et ils ripostent et se défendent », a-t-il dit mercredi lors d’un entretien avec la presse. « Les soldats russes qui se trouvent sur leur territoire sont une cible légitime d’action militaire pour l’Ukraine, point final », a-t-il ajouté.

Utilisation «massive» de téléphones portables

Côté russe, le bilan initialement annoncé de 63 morts a été revu à la hausse mercredi après la découverte de nouveaux corps dans les ruines du bâtiment à Makiïvka, visé par une frappe ukrainienne le 1er janvier à 00H01 (22H01 GMT), a indiqué le général russe Sergueï Sevrioukov dans un message vidéo diffusé par son ministère.

Selon lui, la « cause principale » de la frappe est « l’utilisation massive par le personnel de téléphones portables » malgré l’interdiction de le faire, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de géolocaliser cette concentration de soldats russes.

Sergueï Sevrioukov a assuré que « les mesures nécessaires sont prises pour éviter de tels évènements tragiques à l’avenir » et que « les responsables seront tenus de rendre des comptes ».

Des soldats non professionnels

Il s’agit du plus lourd bilan en une seule attaque admis par Moscou depuis le début de l’offensive en février, qui intervient après une série d’embarrassants revers militaires sur le terrain. Selon les médias russes, les victimes étaient des mobilisés, donc des soldats non professionnels.

En Russie, l’annonce du bilan plus lourd n’a pas manqué de susciter de nouvelles critiques envers le commandement militaire, déjà fustigé lundi et mardi pour son « incompétence » par des correspondants et commentateurs.

Les Occidentaux doivent-ils soutenir l’Ukraine jusqu’au retrait total des Russes ?

La patronne de la chaîne RT, le fer de lance de la propagande du Kremlin à l’international, Margarita Simonian, a appelé à publier les noms des officiers russes impliqués et à prendre « la mesure de leur responsabilité ».

« Il est temps de comprendre que l’impunité ne conduit pas à l’harmonie sociale. L’impunité conduit à de nouveaux crimes. Et, par conséquent, à la dissidence publique », a-t-elle écrit sur Telegram.

« Ils vont faire trainer ça »

Le responsable séparatiste prorusse Denis Pouchiline a lui tenu à louer « l’héroïsme » des soldats ayant survécu à la frappe ukrainienne, qui ont « risqué leur vie » en allant « secourir leurs camarades » sous les décombres. D’après lui, le commandant adjoint du régiment a été tué.

Dans un message publié sur Telegram tard mercredi, il a annoncé qu’il avait rendu visite aux blessés avec Viktor Goremykine, vice-ministre russe de la Défense, et Dimitri Azarov, gouverneur de la région de Samara d’où sont originaires certaines des victimes. Presque tous les blessés ont été transférés dans d’autres régions de Russie pour y recevoir des soins médicaux, a précisé M. Pouchiline.

De nombreux Russes demandaient, eux, sur les réseaux sociaux, une enquête transparente sur les circonstances de la frappe. « Ils vont faire traîner ça et dans le pire des cas, ils mettront ça sur le dos de quelqu’un », craint ainsi Valeri Boutorine sur le réseau VK.

«La négligence banale»

« Ce ne sont pas les téléphones portables et leurs propriétaires qui sont à blâmer, mais la négligence banale des commandants, qui, j’en suis sûr, n’ont même pas essayé de réinstaller le personnel » hors du bâtiment, a fustigé le groupe « Notes d’un vétéran » sur Telegram, qui rassemble 200.000 abonnés.

Selon l’armée russe, cette attaque a été menée à l’aide de systèmes lance-missiles Himars, une arme fournie par les États-Unis à l’Ukraine, qui permet de frapper loin derrière les lignes ennemies.

« Nous fournissons et nous continuerons à fournir (aux Ukrainiens) les équipements et l’aide dont ils ont besoin pour se défendre. Et oui, nous avons fourni des Himars et nous pourrions très bien en fournir d’autres à l’avenir », a averti John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain.

Des « chars de combat légers » français

Lors d’un entretien téléphonique, le président français Emmanuel Macron a pour sa part annoncé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky que la France livrerait à l’Ukraine des « chars de combat légers » de fabrication française, selon l’Elysée.
Sur Twitter, Volodymyr Zelensky a remercié la France pour cette nouvelle aide. Le nombre de chars et les délais de livraisons n’ont pas été précisés.

Source : Ouest-France avec AFP / Photo : afp.com/Arden Arkman
« Rassemblement à Samara le 3 janvier 2023 en hommage aux soldats russes tués lors d’une frappe à Makiivka dans l’est de l’Ukraine. »

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Vidéo : Chagrin et colère en Russie après la mort d’au moins 89 soldats en Ukraine !
https://www.boursorama.com/videos/actualites/chagrin-et-colere-en-russie-apres-la-mort-d-au-moins-89-soldats-en-ukraine-6bda19d07513488d1a7e2a746f8f1bf3

Voir aussi : Sources et références…
https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/guerre-en-ukraine-les-critiques-montent-en-russie-apres-la-frappe-meurtriere-de-makiivka-72bebb62-8cc1-11ed-8162-cc23f8f624e9
https://www.lexpress.fr/monde/guerre-en-ukraine-les-commandants-russes-critiques-apres-lattaque-de-makiivka-W54VHOFX5ZH4RDJM3V4B4XRLDA/
https://www.huffingtonpost.fr/international/article/guerre-en-ukraine-la-geolocalisation-autre-faiblesse-de-l-armee-russe_212310.html

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« Guerre froide sous-marine » : Un sous-marin nucléaire d’attaque français aperçu en Ecosse…

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« Guerre froide sous-marine » : Un sous-marin nucléaire d’attaque français aperçu en Ecosse…

Un sous-marin nucléaire d’attaque français de nouveau repéré en Écosse

En novembre, l’état-major de la Marine nationale a confirmé son intention d’effacer les numéros de coque de ses navires de surface afin de compliquer leur identification. « L’idée pour nous c’est de prendre l’initiative en réponse à l’extension des conflits dans le champ de l’information », a-t-il expliqué. Cette mesure s’applique d’ailleurs aux sous-marins nucléaires depuis longtemps…

Cela étant, la lutte informationnelle ne consiste pas seulement à brouiller les pistes et à tout mettre sous le boisseau… Communiquer sur les actions menées est aussi une façon de faire comprendre à un compétiteur potentiel que l’on n’a nullement l’intention de s’en laisser conter.

Ainsi, et pour la troisième fois de l’année, un sous-marin nuclaire d’attaque [SNA] français, appartenant à la classe Rubis, a été photographié aux abords de la base navale de Faslane, en Écosse. Et des clichés ainsi que des vidéos ont été diffusés via Twitter.

Or, parmi les SNA de type Rubis, la Perle est sortie du bassin de la zone Missiessy, à Toulon, après de longues réparations, consécutives à l’incendie qui a ravagé sa proue, en juin 2020. Le Rubis a rejoint le Saphir à Cherbourg, afin d’y être démantelé. Et l’Émeraude est en arrêt technique majeur jusqu’au début de l’année 2023. Il ne reste donc plus que le Casabianca et l’Améthyste [qui a passé le premier semestre 2022 dans l’océan Indien, pour la mission Confiance] à pouvoir se rendre en Écosse.

À noter que l’Améthyste a pris part à l’exercice SAGRE, organisé dans le golfe de Gascogne entre le 27 novembre et le 2 décembre.

En avril dernier, un SNA de type Rubis fut repéré à Faslane, alors que l’on savait que deux d’entre-eux – l’Émeraude et le Casabianca – avaient été envoyés dans l’Atlantique Nord pour y surveiller les sous-marins russes. À l’époque, il avait rejoint par le SNA américain USS Indiana dans les eaux écossaises.

Puis, le SNA Suffren fut aussi aperçu, pour la première fois, aux abords de la base navale britannique [encore appelée HMNB Clyde] en septembre.

À noter que les sous-marins américains font très régulièrement escale en Écosse. Et la fréquence de leur visite s’est accentuée depuis le début de la guerre en Ukraine, le quotidien « The Daily Mail » ayant récemment indiqué en avoir constaté 85 au 27 novembre 2022, contre 43 pour l’ensemble de l’année 2021.

La Grande-Bretagne en première ligne d’une guerre froide sous-marine

« La Grande-Bretagne est en première ligne d’une guerre froide sous-marine », a expliqué le journal, en citant le l’amiral Sir Tony Radakin, le chef des forces armées britanniques, selon qui les « sous-marins russes sont une menace pour les câbles [sous-marins] essentiels aux communications ». D’où cette activité observée à Faslane…

Par ailleurs, ces escales faisant l’objet d’une certaine « publicité », sans doute faut-il y voir autant de messages adressés à la Russie, qui envoie régulièrement ses sous-marins patrouiller dans le passage « GIUK » [Groenland, Islande, Royaume-Uni », d’une importance cruciale pour assurer les liaisons entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : SNA defense.gouv.fr
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Voir aussi : Sources et références…
https://www.opex360.com/2022/12/28/un-sous-marin-nucleaire-dattaque-francais-de-nouveau-repere-en-ecosse/
https://www.defense.gouv.fr/marine/marins/marins-nucleaires-dattaque-sna
https://twitter.com/DougieCoullPics/status/1607696652189548546

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2023 : Une année « très compliquée » pour l’armée de l’Air…

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2023 : Une année « très compliquée » pour l’armée de l’Air…

Pour l’aviation de chasse française, 2023 sera une année « très compliquée », selon le chef d’état-major de l’armée de l’Air

Lors de son audition au Sénat à l’occasion des discussions budgétaires de fin d’année [le compte-rendu vient d’être publié… deux mois après], le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Stéphane Mille, a d’abord évoqué la guerre en Ukraine, sans pour autant se risquer à en tirer des conclusions définitives au niveau capacitaire.

« La campagne aérienne en Ukraine n’est pas une campagne aérienne typique ce à quoi nous aurions dû nous attendre. S’il faut certes tirer quelques leçons, nous ne pouvons donc pas nous appuyer uniquement sur la situation en Ukraine pour définir notre modèle pour demain. Ainsi, les adaptations au contexte ne remettent pas en cause les travaux prospectifs en cours », a en effet expliqué le CEMAAE.

Pour autant, quelques enseignements sont à tirer. À commencer par l’importance du domaine spatial, « directement ciblé par des manoeuvres à visée militaire ».

Un autre, qui est « plutôt une confirmation », a dit le général Mille, est que « la supériorité numérique et technologique, à elle seule, ne suffit pas à prendre l’ascendant dans le domaine aérien ». Aussi, a-t-il continué, la « doctrine d’emploi, le niveau de préparation opérationnelle et l’intégration multi-milieux multi-champs sont des facteurs déterminants d’efficacité et ces sujets font l’objet de réflexions » dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM].

Au passage, il a réaffirmé que la réappropriation d’une capacité de supression des défense aériennes [SEAD – Suppression of Enemy Air Defences], abandonée à la fin des années 1990, est « nécessaire ». En outre, et ce n’est pas une surprise, le CEMAAE a également noté que la « fonction ‘connaissance et anticipation’ est toujours aussi essentielle pour mieux connaître, comprendre et prévoir ».

Enfin, et toujours à la lumière de la guerre en Ukraine, le général Mille s’est aussi interrogé sur les « limites l’hyper-mutualisation des moyens mis en oeuvre dans le cadre de nos contrats opérationnels, et qui a fait suite à la mise en service d’appareils polyvalents »…

Quoi qu’il en soit, et cela sera toujours vrai quelle que soit la nature d’un conflit, la préparation opérationnelle est un élément clé. Or, en 2023, « l’activité chasse devrait toucher un point bas à la suite du retrait de service des Mirage 2000C et des 24 Rafale prélevés […] pour l’export », a prévenu le CEMAAE. « C’est un effet conjoncturel », a-t-il ajouté.

Ainsi, l’an prochain, « l’activité des pilotes de chasse devrait être ramenée à 150 heures par pilote » [la norme Otan est de 180 heures, ndlr], a-t-il encore précisé, confirmant ainsi les prévisions avancées dans les documents budgétaires. « Cela est soutenable dès lors que cela ne dure qu’une année. Cependant, l’activité devrait repartir à la hausse grâce en partie au re-complètement de la flotte Rafale avec la reprise des livraisons pour l’AAE », a continué le général Mille. Pour rappel, 13 Rafale F3R seront livrés en 2023… Et 42 exemplaires de plus seront commandés.

En tout cas, a-t-il insisté, « 2023 [sera] donc un point bas, très compliqué pour l’armée de l’Air et de l’Espace », d’autant plus que les engagements opérationnels demeurent élevés. D’où le recours, pour y remédier en partie, à la simulation.

« Faute d’un nombre de Rafale suffisants, des pilotes sur 2000 C n’ont pas pu basculer sur Rafale. Cela est gérable dans un temps court, compte tenu des progrès réalisés en matière de simulation », a en effet souligné le CEMAAE. « À Mont-de-Marsan, nous réalisons des expériences de simulation massive en réseaux ou encore d’insertion d’aspects simulés dans des missions réelles. Cela nous permettra de passer les échéances difficiles de 2023 et de 2024 », a-t-il conclu sur ce sujet.

Par ailleurs, et au-delà des perspectives qu’elle a pu ouvrir [interopérabilité, influence, etc], la vente de ces 24 Rafale d’occasion [à la Grèce et la Croatie, ndlr] va aussi permettre de compléter le nombre de radars à antenne active [AESA] en dotation au sein de l’AEE. « 20 % des appareils sont aujourd’hui dotés de radars AESA. Nous aurons des livraisons en 2023, avec pour objectif de passer à 50 % à la fin de l’année 2023. C’est un des bénéfices de nos exportations de Rafale. Nous avons en effet investi une partie des recettes de ces exportations sur les radars AESA », a expliqué le général Mille.

Source : Zone Militaire par Laurent Lagneau / Photo : LePoint.fr
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Voir aussi : Sources et références…
http://www.opex360.com/2022/12/31/pour-laviation-de-chasse-francaise-2023-sera-une-annee-tres-compliquee-selon-le-chef-detat-major-de-larmee-de-lair/

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